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Bonjour | 05/07/2009 4:01 | English Make DC Home page | RSS feed

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Les réponses de l’ADG de la Snel aux préoccupations des sénateurs n’ont pas convaincues. Le contraire aurait surpris. Les élus des élus ont décidé de gratter davantage sur la gestion de l’opérateur public de l’électricité. D’entrée de jeu, le comité de gestion de la Snel a reconnu les difficultés auxquelles est confrontée l’opérateur public de l’électricité. C’était au cours de la plénière du samedi 29 novembre dernier. Des efforts sont, certes fournis, mais l’étendue des charges ne permet pas de ressentir les effets bénéfiques des actions menées par la Snel. Soutenir être capable de bien éclairer, par exemple, la ville de Kinshasa, dans les circonstances de la gestion actuelle, relève du bluff. Pour les sénateurs, il ne suffit pas de dresser des murs de lamentation. Les gestionnaires devraient faire preuve de beaucoup d’imagination.

Ils ont également l’obligation de tenir les finances de l’entreprise conformément aux règles en la matière. C’est sur ce point que la plénière du Sénat a décidé de gratter davantage sur la gestion actuelle de la Snel.

Un scandale a éclaté dernièrement sur les affectations d’un prêt de 6.500.000 Usd. Pour se tirer d’affaire, le comité de gestion avait politisé le dossier judiciaire accréditant la thèse d’une manipulation. Et pourtant, jusqu’à ce jour, le bénéficiaire du prêt sur base d’un claim n’est pas entièrement payé, alors que le crédit avait été libéré intégralement. Pour que la justice cherche à y voir clair, tout comme la chambre haute du Parlement, faudrait-il absolument une main invisible ? La politisation de la gestion de la Snel, accentuée par l’agitation interpelle tout un chacun.

Les sénateurs, dont le sérieux, la sagesse, l’expertise et la pondération sont reconnus par tous les Congolais, feront toute la lumière sur la gestion de cette entreprise publique considérée comme une poule aux œufs d’or, si elle était confiée à une gestion visionnaire. En terme de vision, il est possible que la Snel se dote d’un cash-flow suffisant. Le projet CVS initié par l’un de ses cadres est une voie susceptible de maximiser les recettes auprès des clients basse tension. Dans le processus de réforme, le Copirep a superbement ignoré le volet commercial pour consacrer ses efforts ailleurs.

Tout est fait pour mettre la Snel à genoux, afin de justifier sa privatisation au prix d’une bouchée de pain. Toute l’agitation constatée ne répond qu’à cet objectif inavouable consistant à maintenir la Snel dans la zone de turbulence afin de justifier la mise en application du plan conçu, depuis, par la Banque mondiale. Le Sénat est appelé à déjouer ce jeu, tout en mettant à nu les insuffisances de la gestion actuelle. Elles ne sont pas à chercher face à la desserte catastrophique en électricité sur toute l’étendue de la République.

Le tableau qui vient d’être peint appuie la question orale du sénateur Florentin Mokonda Bonza. Une double question dont le second volet concerne la Regideso.
 
Cas de la Regideso

Les difficultés que les abonnés de la Regideso éprouvent au quotidien pour se ravitailler en eau potable à travers la RDC n’ont pas laissé indifférent le sénateur Florentin Mokonda Bonza. Préoccupé, l’élu de la province Orientale a adressé une question orale à l’Administrateur-délégué général de la Regideso. Objectif : avoir un éclairage sur la rareté et la qualité d’eau consommée par les abonnés de la capitale et ceux de l’arrière-pays.
 
Réagissant aux réponses de l’ADG, l’auteur de la question orale a indiqué que le rapport élaboré par ce dernier est « très bien structuré ». Quand bien même, il aurait affiché une certaine modestie dans sa conclusion, l’Adg n’a pas, cependant, échappé aux remarques et critiques du professeur Florentin Mokonda Bonza.

Parmi les remarques formulées à la Regideso, le Sénateur a démontré qu’actuellement, soixante stations de distribution d’eau sur les quatre-vingt-quatorze existantes sont actuellement opérationnelles en RDC. Cela, sans compter l’irrégularité de la fourniture d’eau et surtout la qualité de l’eau consommée par les clients de cette entreprise publique.

A en croire le sénateur Florentin Mokonda, les données fournies par l’Adg de la Regideso lui « paraît peu fiables » par rapport à la situation qui prévaut sur le terrain. Avant de faire remarquer que l’affirmation selon laquelle la Regimbeur envisage de trouver une solution salutaire en faveur de ses abonnés « n’est pas évidente » pour l’auteur de la question orale.

De son côté, le président de la Chambre haute du Parlement, Léon Kengo wa Dondo, a souligné que les réponses fournies par l’Adg de la Regideso aux préoccupations des sénateurs « se rapprochent aux problèmes qu’ils ont posés ».

Pour un lendemain meilleur, la Regideso se trouve dans l’obligation de fournir régulièrement de l’eau potable à tous ses abonnés disséminés à travers le pays. Car la santé des consommateurs de ses produits en dépend. En outre, la Regideso doit tenir compte des recommandations formulées par les sénateurs, afin d’améliorer davantage la qualité de ses services.

(SL/Milor/GW/Yes)

B-M. Bakumanya et A. Tshiambi/Le Potentiel

Last edited: 03/12/2008 17:13:12

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