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Les tergiversations de la communauté internationale jusqu’ici réservée d’apporter assistance aux populations sinistrées de guerre à l’Est de la RDC font maintenant place à un sursaut résolu d’intervention qui sonne l’hallali pour le cynique fauteur de trouble tutsi Nkundabatware La Communauté internationale semble sortir de sa torpeur au sujet de la situation dramatique qui prévaut dans l’est de la Rd congo.  N’kunda qui prétend protéger la population civile du Nord-Kivu passe pour un maître dans les exactions, les viols des femmes ,et filles, les tueries de la population non-tutsi...

De plus en plus en plus, des voix s’élèvent pour stigmatiser un génocide, planifié. Faudra-il laisser Nkunda, les milices et l’armée rwandaise poursuivre l’exécution de leur plan marchiavélique ?

Avec cette prise de conscience, des tractations vont bon train pour l’envoi d’une force européenne au Nord-Kivu. En visite dans cette région en guerre, la Secrétaire d’Etat française aux droits de l’homme, Rama Yade, a exhorté dimanche la communauté internationale à se mobiliser d’urgence face à la situation catastrophique, qui  y  persite.

« J’ai eu confirmation de la forte dégradation de la situation humanitaire et sécuritaire au cours des derniers mois, a déclaré à la presse le ministre arrivée dimanche à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, théâtre de cette guerre gratuite. Sans cacher ses émotions, elle a déclaré « beaucoup d’habitants ici (NDLR . Au Nord­Kivu) ont un sentiment généralisé d’abandon. La manière dont les gens se tournent vers la communauté internationale est révélatrice d’un certain état de désespoir ».

 Et d’ajouter : « La situation est devenue catastrophique. Je ne sais pas ce qu’il faut de plus pour que la Communauté internationale réponde à l’urgence. « Mme Yade a aussi dénoncé une situation catastrophique concernant les violences sexuelles, à l’égard des femmes au Nord-Kivu.

« Les autorités congolaises ont, besoin d’un soutien encore plus fort de la Communauté internationale. De toute part, l’armée (congolaise) ne tient plus le choc ».

Elle a souligné que l’Union européenne (UE) est très attendue au Nord-Kivu et très demandée, parce que la Monuc (Mission des Nations Unies en RDC) estime qu’en termes de matériel et d’unité combattantes, elle a davantage besoin de renforts, et elle a estimé que, seule l’UE est capable d’apporter cela.

La Belgique bouge

La Belgique ne pouvait pas rester indifférente à l’appel. Déjà, dimanche, elle a annoncé avoir été sollicitée par le Secrétaire général de l’ONU pour participer à une  mission européenne intérimaire, dont le mandat exact n’a pas été précisé.

De son côté, Kinshasa s’est dit favorable à une réponse dès vendredi de telle force, ajoutant qu’elle devrait  avoir un mandat comparable à celui donné à la force Atémis.

Pour rappel Atémis, dirigée par l’Union européenne, avait sécurisé en 2003 la ville de Bunia, chef-lieu du district de l’Ituri dans la Province Orientale.

Cette force, qui avait le droit d’ouvrir le feu en cas de besoin, était intervenue pour mettre fin aux combats sanglants entre milices, qui se déroulaient sous le regard impuissant de quelque 700 Casques bleus.

Même si le 20 novembre dernier, le Conseil de sécurité de l’ONU a décidé l’envoi de 3.000 Casques bleus supplémentaires  en RDC, pour renforcer les quelques 17.000 soldats de la Monuc, en raison des troubles causés par la rébellion de M. Nkunda,  mais la date de leur déploiement n’a pas encore été précisée.

Entre-temps, les massacres continuent au détriment des populations    civiles condamnées à abandonner leurs milieux de vie.

Selon nos sources basées à Bruxelles, la Belgique hésitait encore dimanche à participer militairement à cette éventuelle force-relais au Nord-Kivu.     Cette opération est considérée comme délicates en raison de la complexité de la situation sur place et des relations troublées avec l’ancienne colonie.

Mais, rappelons que le Premier ministre Yves Leterme a promis une réponse dès vendredi et reçu le soutien des partis flamands. En visite au Liban que son gouvernement était  invité à  répondre pour le 5 décembre à une demande des Nations    Unies  de participer  à    une éventuelle force de jonctions où une force de relais au Nord-Kivu, théâtre d’affrontements depuis trois mois entre l’armée congolaise et la rébellion du général tutsi Laurent Nkunda qui ont jeté sur les routes des centaines des milliers de personnes.

« On donnera la réponse dans les délais nécessaires a précisé le chef du gouvernement à Tebnine (sud du Liban) où il était allé se rendre compte du travail effectué par les Casques bleus belges de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul).

A Bruxelles, le ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht a rappelé que le Secrétaire général de l’ONU: Ban Ki-moon, était favorable à l’envoi d’une force européenne dans l’Est de la RDC en attendant le renfort promis de près de 3.000 Casques bleus pour la Mission des Nations Unies en RDC (MONUC) qui n’arriveront que dans plusieurs mois.

« Nous sommes prêts à partir. Un bataillon d’alerte est toujours prêt à se rendre rapidement au Congo. Par exemple, pour l’évacuation des compatriotes. A l’armée, c’est clair, quelle que soit la décision du gouvernement, on compte bien remplir son devoir . Même du côté francophone, on estime que la Belgique doit se montrer disponible à envoyer des militaires dans l’Est du Congo.

Sentant la fin prochaine, la rébellion de Laurent Nkunda désapprouve l’envoi éventuel de cette force européenne dans la région. « C’est une surprise désagréable », a déclaré à la presse M. Bisimwa, porte-parole du CNDP, réagissant à l’annonce des autorités belges, selon lesquelles le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon est favorable à l’envoi d’une force européenne en RDC, en attendant le renfort promis de 3.000 Casques bleus.

« On pensait que les Nations unies étaient engagées dans une solution pacifique de la crise », a ajouté le porte-parole, en référence implicite à la visite cette semaine de l’envoyé spécial des Nations Unies pour la RDC Olusegun Obasanjo, qui a rencontré séparément le Président de la République Joseph Kabila et M. Nkunda.

La position de M. Ban « montre que la voie de la négociation dans laquelle les Nations unies veulent nous amener est une manoeuvre qui vise à gagner du temps », a encore estimé M. Bisimwa.

Nkunda exige le dialogue direct avec Kinshasa tout en refusant le cadre établi par la Conférence de Goma dit Programme Amani.

(Milor)

Le Palmarès

Last edited: 02/12/2008 15:58:48

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