Quatre candidatures sont en lisse pour ce poste dont celle de Mme Angélique Akele de la République démocratique du Congo. Les trois autres sont celles de l’Afrique du Sud, de la Gambie et du Botswana.
La coalition nationale pour la Cour pénale internationale, section République démocratique du Congo a organisé un point de presse, au cours duquel son coordonnateur Christian Hemedi a fait la restitution des travaux de la 7ème session de l’Assemblée des Etats parties à la CPI, laquelle s’était déroulée du 14 au 22 novembre 2008.
A en croire Christian Hemedi, le ministre, de la Justice de la Rdc qui a également pris part à ces assises, est intervenu le samedi 15 novembre 2008, dans une allocution comportant plusieurs thèmes. Notamment, la coopération entre la Rdc et la CPI qui est d’ailleurs qualifié de modèle du genre, la prolongation des charges contre Joseph Koni et les rebelles de LRA pour les crimes commis en Rdc, la nécessité d’ouvrir les enquêtes de la CPI dans le Nord Kivu et le Sud Kivu pour arrêter la folie meurtrière de Laurent Nkunda et ses éléments du Cndp et enfin la présentation officielle de la candidature de Mme Angélique Sita Akele au poste de juge de la CPI.
S’agissant de ce dernier point, il faut dire qu’il y a eu audition des candidats juges à la Cour pénale internationale.
Cette audition s’est déroulée en deux journées, soit le 18 et le 21 novembre 2008. La candidate juge de la République démocratique du Congo, Mme Angélique Sita Akele Muila a passé ce test avec succès. Sa présentation a été non seulement très remarquée mais aussi appréciée des participants.
Ainsi donc, la procédure utilisée pour la nomination et l’élection des juges demande que les Etats parties votent pour un nombre minimum de candidats de chaque groupe régional, de chaque catégorie d’expertise juridique, et de chaque genre.
Compte tenu du reste des juges actuellement en fonction, les conditions minimum de vote pour l’élection 2009 ont été ajustées comme suit : un pour la liste A et un pour la liste B; pour les groupes régionaux, 1 pour les Etats d’Asie et 1 pour les Etats d’Amérique latine et des caraïbes (Grulac) et aucun pour le genre.
Ainsi, pour l’Afrique, deux juges devront être élus sans considération des critères de genre dont 1 de la liste A et 1 de la liste B.
Parmi les candidats en lisse figurent : le Sud-Africain Dugard, Christopher John Robert, le Botswanais Monageng Sanji Mmasenono, le Gambien N’gum Aminatta Lois Rumeni et la Congolaise Sita Akele Angélique. L’un des quatre postulant devra être désigné juge à l’issue des élections de janvier 2009.
Quid de la candidate de la Rdc ?
Plusieurs arguments peuvent être avancés pour justifier la désignation de la candidate de la Rdc car, elle répond d’abord au profil du poste et surtout que la Rdc se trouve être un modèle de coopération. La candidate congolaise qui Professeur à l’Université de Kinshasa va sûrement apporter une connaissance suffisante du droit positif congolais pour autant qu’elle a une expérience de terrain en ce qui concerne les violations du droit international humanitaire, particulièrement les violences faites aux femmes et aux enfants.
Sans nul doute, l’élection de la candidate de la Rdc au poste de juge aura des effets d’entraînement sur le traitement des dossiers congolais et la position administrative des congolais oeuvrant dans cette situation.
Les Ongs de la société civile congolaise sont donc appelées à soutenir la candidature de cette experte congolaise qui veut honorer son pays.
(CL/PKF)
Célestin Lutete/MMC
Last edited: 01/12/2008 16:02:09