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« Human Rights Watch chercherait à déculpabiliser ce qui déstabilise l’Est de la République démocratique du Congo », déclare le ministre Lambert Mende Omalanga, porte-parole du Gouvernement. Face à ce qui passe de plus en plus pour de l’acharnement de certaines officines occidentales sur Kinshasa, le Gouvernement congolais organise sa riposte sur tous les fronts. Mercredi, quatre ministres se sont retrouvés au ministère de la Communication pour réagir aux allégations de Human rights wach. Cette ONG accable Kinshasa au moment où tous les Congolais vivent en live le génocide au Nord-Kivu. Responsable de la tragédie humanitaire sans précédent à l’Est, Laurent Nkundabatware et ses sponsors sont plutôt portés aux nues par les tenants de la Communauté internationale. Le front médiatique du Gouvernement est en marche.

Les ministres de la Communication et Médias, de la Justice, des Affaires étrangères et celui des Droits humains ont animé mercredi un point de presse au ministère de la Communication. C’était pour exprimer la position du gouvernement en rapport avec le contenu du rapport publié par Human Rights Watch qui est une Ong des droits de l’homme.

Les membres du gouvernement ont rejeté en bloc le contenu de ce travail qu’ils qualifient d’illisibilité qualitative. Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Lambert Mende, a fait savoir qu’ «en matière de droits humains, 2008 a été mieux que 2007 et 2007 mieux que 2006 qui est une véritable année charnière avec les élections générales, les premières du genre dans notre pays depuis 1960». Le rapport de cette Ong internationale, a expliqué Mende Omalanga, chercherait simplement à déculpabiliser ceux qui déstabilisent l’Est de la RDC pour mieux piller les ressources minières du pays. «Human Rights Watch ne fournit aucune preuve crédible à l’appui de ses allégations. La rondeur de la comptabilité macabre (500 morts, 1000 emprisonnés - torturés) nourrit une légitime suspicion sur les intentions des auteurs qui se contredisent en affirmant que les forces gouvernementales ont réprimé des groupes armés associés à Bemba et des membres de BDK», a indiqué le ministre Mende qui s’est étonné de voir que «le rapport de HRW a omis de mentionner que des membres du parti de JP Bemba avaient incendié le siège de la Cour suprême de justice à Kinshasa après la publication des résultats de l’élection présidentielle. Pour le ministre de la Communication, HRW devrait s’atteler à retrouver les témoins des actes de tortures sur les militants politiques originaires de la province de l’Equateur qu’il impute aux soldats de la Garde républicaine».

A la place, a-t-il martelé, l’Ong internationale a voulu aligner des pseudo-témoignages anonymes dignes des romans d’épouvante. «Au demeurant, nul ne peut forcer nos cours et tribunaux et leurs services auxiliaires de cesser leurs actes de procédure concernant des justiciables au seul motif qu’ils seraient ressortissants de la province d’origine d’un leader de l’opposition. Etre membre de l’opposition ou de la majorité ne donne aucune immunité à un justiciable», a clamé le ministre Lambert Mende avant de souligner que «le peuple congolais ne mérite pas un gouvernement qui réprime les opposants». Le porte-parole du gouvernement estime que le rapport de HRW apparaît comme une quête de financement pour de nouveaux programmes de défense des droits humains en 2009 dans une partie de la RDC.

Réagissant à ce rapport, le ministre des Affaires étrangères, Alexis Thambwe Mwamba a fait savoir que la RDC fait l’objet d’une mauvaise campagne. Pour lui, un complot se prépare contre le Congo.

«Depuis que le gouvernement est en place, j’ai été dans au moins 20 pays pour expliquer la situation de la guerre à l’Est. L’intransigeance de la Communauté internationale au dossier RDC atteste la thèse d’un complot contre notre pays», a affirmé le ministre des Affaires étrangères qui a soutenu que face à cette situation, les officiers de renseignement sont à l’étranger pour chercher des preuves palpables grâce aux moyens modernes de la communication.

Pour sa part, le ministre de la Justice a annoncé que d’ici le mois de décembre, la Communauté internationale se prépare à présenter un autre rapport sur la corruption en RDC. Ce qui explique la thèse d’un complot contre la RDC. Pour ce qui est des prisonniers qui seraient en majorité de l’Equateur ou de l’opposition, le ministre de la justice a été clair: «A Makala, il y a 4000 détenus dont 85% sont des majeurs. Il n’y a pas des prisonniers de tel ou tel autre parti politique, mais des détenus qui ont commis des infractions. Les prisons sont comme des hôpitaux où on ne peut pas trouver que les patients d’une seule province», a déclaré le ministre de la Justice.

(Milor/PKF)

Dorian Kisimba/Forum des As

Last edited: 29/11/2008 13:18:17

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