L’archevêque de Kinshasa, Mgr Laurent Monsengwo Pasinya vient, de taper du point sur la table pas question de prise en charge des enseignants par les parents, communément appelée frais de motivation des enseignements, et de frais interdits.

Cette mise en garde de l’archevêque de Kinshasa a été lancée après qu’il a sans doute, été informé du comportement incivique des chefs d’établisse­ments scolaires.

L’abbé Biko Kombela, alors coordinateur urbain des écoles conventionnées catholiques de Kinshasa, était accusé de favoriser la prise en charge des enseignants par les parents. Ce qui selon une certaine opi­nion, favorisant les enfants des familles nanties, minoritaires pourtant, au détriment de ceux des agents et fonctionnaires de l’Etat dont les salaires sont déri­soires et accusent un retard de paiement dans certains coins du territoire national. De la sorte, on a voué le prêtre aux gémonies car favorisant. Selon eux, l’enseigne­ment à deux vitesses.

L’étonnant est que la ren­trée scolaire dans la  capitale à toujours coïncider, depuis trois ans, avec les mouvements de grève décrétés par le Syndicat national des enseignants des écoles Con­ventionnées catholiques du Congo (Synecat) et le Syndicat des enseignants (Syeco), pour re­vendiquer l’amélioration des con­ditions salaires des enseignants du secteur public. Menaces de renvoi par leurs chefs d’établis­sements scolaires, les ensei­gnants de ces écoles, dans leur majorité, se soit désolidarisés de leurs collègues d’autres écoles.

Ces menaces cachaient malheureusement d’autres inten­tions, celle notamment de conti­nuer avec la prise en charge des enseignants. Et ces derniers ne manquaient pas de mordre à l’hameçon, peut-être par naïveté. Car les frais de motivation sont remis aux enseignants en activité et pas à ceux qui sont alités ou décédés.

Dans sa mise en place opérée dernièrement au niveau de son archidiocèse, Mgr Monsengwo Pasinya a procédé à un changement à la tête de cette coordination. Ainsi, l’abbé Biko a été évincé de ce poste au profit d’un prêtre blanc. Tous étaient unanimes que rien ne serait comme avant. Malheureuse­ment, c’est le statu que  l’on observe dans des écoles conven­tionnées catholiques, malgré le départ de l’abbé Biko.

Pourquoi cet acharnement des chefs d’établissements scolaires à vouloir continuer avec la prise en charge des enseignants par les parents.  L’archevêque doit tenter d’y trouver une réponse.

(GM/Milor/Yes)

Le Potentiel