La crise financière internationale qui bat déjà son plein en Occident et dont les conséquences  pointent à l’horizon en République démocratique du Congo ne laisse pas indifférents certaines organisations congolaises éprises du sens préventif. C’est le cas de le dire du Mouvement social pour le renouveau (Msr) qui ne ménage aucun effort pour ne pas dire ne rate jamais une occasion pour contribuer à la recherche des éventuelles solutions susceptibles de permettre au pays d’aller de l’avant.

C’est ainsi que lors de la présentation officielle du programme du gouvernement central par le Premier ministre Adolphe Muzito, le parti politique précité, par le biais d’un de ses députés, en l’occurrence l’honorable Jean-Baptiste Mbalu Kikuta, était monté au créneau pour inviter le chef du gouvernement dit de « mission », de rassurer la représentation nationale sur les fameux 1,3 milliards détournés.

L’on se rappellera que l’ancien ministre près le Premier ministre de la RD Congo, Godefroid Mayobo, avait annoncé la découverte d'un détournement de deniers publics nationaux pour un montant d'environ 1,3 milliard de dollars américains.

Ces malversations avaient été mises au jour à la suite d'un audit effectué par la Commission interministérielle d'éthique et de bonne gouvernance dans trois régies financières, à savoir la Direction générale des Impôts (DGI), la Direction générale des Recettes administratives et domaniales (DGRAD) et l'Offices des douanes et accises (OFIDA).

Un audit similaire avait été mené dans six autres entreprises comme l'Office national des transports (ONATRA), l'Office congolais de contrôle (OCC), la Régie de distribution d'eau (REGIDESO), la Société nationale de l'électricité (SNEL), la Société nationale d'assurances (SONAS) et la Régie des voies aériennes (RVA).

Selon Godefroid Mayobo, le gouvernement entendait ester en justice contre les personnes physiques et morales auteurs de ces détournements.

La ministre du Portefeuille et son collègue des Finances, toujours en poste aujourd’hui puisque reconduits, avaient fait ouvrir des actions disciplinaires ou formulé des demandes de remboursement des sommes indûment perçues. Ces mesures concernaient 53 personnes.

Il sied également de se rappeler que de son côté, l’ancien ministre de la Justice a même eu à transmettre au Parquet général, pour instruction et inculpation éventuelle, les dossiers de 17 personnes physiques et de dix personnes morales.

A ce jour, ce dossier est resté lettre morte, d’où l’indignation de l’honorable Jean-Baptiste Mbalu Kikuta. A en croire ce dernier, ces malversations ne peuvent jamais restées impunies.

C’est ainsi qu’il invite le responsable numéro 1 du gouvernement, Adolphe Muzito, à faire de son mieux pour que ce dossier soit relancé.

Par la même occasion, Le Msr demande au gouvernement de rassurer la population sur la manière dont il va s’y prendre pour mener la lutte contre la corruption, le détournement des deniers publics et la mauvaise gestion.

Sur un autre registre, ce député tient à faire remarquer à Muzito que dans le programme du gouvernement, en matière d’éducation, les actions à impact visible retenues risquent de n’avoir aucun résultat significatif sans l’allocation d’un budget conséquent à la prise en charge des enseignants en supprimant l’odieux système de motivation par les parents lequel dure depuis bientôt plus d’une décennie.

Dans le domaine de santé, le Msr Mbalu souhaite que l’équipe Muzito puisse livrer clairement ses stratégies de solution pour faciliter l’accès de la population aux soins et services de santé, tout en aspirant à plus d’équité dans la distribution des intrants et équipements médicaux.

(CL/Yes)

Célestin Lutete/MMC