La Fédération des entreprises du Congo (FEC) a informé le Premier ministre des problèmes conjoncturels urgents de fiscalité, double imposition et Smig qui risquent de prendre de l’ampleur suite à la guerre de l’Est et à la crise financière internationale

Le Premier ministre Adolphe Muzito a reçu, jeudi 13 novembre, une délégation de la Fec conduite par son président Albert Yuma. Quelques membres du gouvernement qui dirigent les ministères à caractère socio-économique ont pris part à cette rencontre, notamment le vice-Premier ministre en charge des Besoins sociaux, Mobutu Nzanga, le ministre de l’Economie nationale et du commerce, André Philippe Futa.
Au sortir de cette rencontre, le président de la Fec, Albert Yuma, a résumé à l’intention de l’opinion l’essentiel des échanges de la réunion. Il déclarera « Premièrement », que les membres du patronat étaient « venus féliciter le Premier ministre qui, a-t-il fait constater, est un homme de rigueur, et nous avons souhaité qu’il mette l’harmonie et la cohésion au sein du gouvernement, car la Fec a beaucoup souffert de manque de cohésion au sein de l’équipe gouvernementale ».
Deuxièmement, a indiqué le dirigeant de la Fec, son association a tenu à exprimer la solidarité du monde des affaires face à la guerre qui sévit à l’Est et dont sont victimes notamment les opérateurs économiques de cette partie du pays.
A cette occasion, la Fec a affirmé tout son soutien au gouvernement de la République ».
En dernier lieu, la Fec a profité de la rencontre avec le Premier ministre pour l’informer des problèmes urgents qui risquent de prendre de l’ampleur suite à la guerre à l’Est sur le plan intérieur, et à la crise financière sur le plan international. Il s’agit, entre autres, des questions liées à la fiscalité, à la double imposition créée par les gouvernements provinciaux et le Smig.

A ce sujet, un mémorandum a été remis au Premier ministre.
Pour sa part, le chef du gouvernement, le Premier ministre Adolphe Muzito, qui était complété par des ministres du secteur économico-financier, a indiqué des pistes de solution sans encore prendre quelque décision sur les propositions lui soumises.
Il a souligné néanmoins que la concertation demeure le cadre du dialogue.
En se référant à la Table ronde économique, le gouvernement va s’atteler à la mise en œuvre des huit décisions évoquées par la Fec compte tenu des textes de nos lois en vigueur et des limites liées aux contextes actuels sur le plan national et international.
(DN/TN/Yes)Théodore Ngangu/MMC
Last edited: 18/11/2008 16:14:25