Le portefeuille de la Banque mondiale en Rdc comprend 12 projets représentant des engagements estimés à 2,22 milliards de dollars, dont près de 1,21 milliard de dollars sont décaissés à ce jour. Ces projets s’inscrivent dans le cadre de la Stratégie d’assistance pays (CAS) de la Banque et appuient les cinq piliers du Document de stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté (Dscrp) du gouvernement, à savoir, promouvoir la bonne gouvernance et consolider la paix, consolider la stabilité macroéconomique et accélérer la croissance pro - pauvre, améliorer l’accès et la qualité des services sociaux de base et réduire la vulnérabilité ; combattre la pandémie du Vih/sida ; et soutenir la dynamique communautaire.

Ces projets couvrent trois grands secteurs, à savoir : le développement du secteur privé, dont l’amélioration du climat des affaires, l’appui à la compétitivité des entreprises et la réforme du secteur parapublic ; développement humain, dont la santé, l’éducation et la lutte contre le Vih/sida ; et développement durable, dont la réhabilitation d’urgence de routes et, infrastructures, le développement urbain, ainsi que la démobilisation et la réinsertion d’ex-combattants.

Les décaissements du portefeuille sont globalement conformes aux projections. En effet, depuis le réengagement de la Banque en 2001, les décaissements des financements d’appuis budgétaires et à la balance de paiements, ainsi que des projets d’investissement sont sensiblement supérieurs à la moyenne régionale africaine. Ils sont comparables à ceux des projets d’urgence financés par la Banque ailleurs dans le monde. On note néanmoins des retards importants de décaissement du Projet régional de développement du marché de l’électricité en Afrique australe, ainsi que du Projet d’appui au fonds d’actions sociales.

D’autres résultats retiennent également l’attention, notamment la stabilité macroéconomique observée durant la majeure partie de la période concernée ; un volume croissant et important d’investissements privés ; un moratoire sur les concessions d’exploitation forestière et un examen juridique des concessions attribuées dans le passé ; la réouverture d’importantes routes ; le succès remporté dans les activités de lutte contre le Vih/sida. Bien que la pérennité de ces résultats soit probablement irréversible, leur impact éventuel dépendra de la réussite du processus de paix et de la détermination du nouveau gouvernement à les poursuivre.

Théodore Ngangu/MMC