Dans un communiqué de presse, signé à partir de Goma, la section de l’Ong « Ligue des électeurs/Nord Kivu » estime le bilan provisoire des massacres perpétrés à Kiwanja dans le territoire de Rutshuru, province du Nord-Kivu à 217 morts.

Les victimes ont été tuées par balles, d’autres décapitées ou encore brûlées vives pendant que les femmes et jeunes filles ont été systématiquement violées. Des milliers de personnes qui ont réussi à s’échapper se retrouvent jetées sur le chemin de l’exode.
L’Ong de défense des droits de l’homme indique dans le même communiqué que d’autres massacres ont été commis le même jour dans la localité de Rugari, à une trentaine de kilomètres de Goma. Et il fallait s’y attendre, des maladies opportunistes ont refait surface à cause des conditions de précarité totale dans lesquelles vivent les déplacés. Il s’agit entre autres des épidémies de choléra et de la rougeole.
Des réactions en cascade
Suite à ces tueries inhumaines, des voix se sont élevées non seulement pour condamner, mais également pour saisir les instances dirigeantes et la communauté internationale sur le drame que vivent les populations de l’Est du pays. Parmi des réactions, on peut citer celle de la Société civile du Nord-Kivu portant la signature de son président Jason Luneno Maene.
Dans cette déclaration, la coordination de la société civile exprime sa désolation du fait que toutes ces violations graves des droits de l’homme ainsi que des crimes sur les populations civiles se font sous la barbe de la communauté internationale représentée par la Monuc. Elle exige que les auteurs soient traduits devant les juridictions compétentes. Une autre réaction est celle des Femmes du Nord-Kivu qui, dans un message adressé aux ambassades accréditées au Rwanda, font un certain nombre de recommandations au pouvoir de Kigali.
Face à cette situation alarmante des massacres, elles demandent qu’il soit constitué une facilitation pour renouer les bonnes relations entre le Rwanda et la Rdc, identifier et interdire aux hommes d’affaires et politiques des pays industrialisés de cesser de passer par la création des conflits pour faire du commerce, etc. La délégation des femmes congolaises, forte de 22 signatures demande aussi aux diplomates accrédités à Kigali de peser de leur poids pour résoudre définitivement de manière efficace et efficiente la crise qui sévit d’une part entre les Congolais, et d’autre part entre la Rdc et le Rwanda etc.
Dans le même ordre d’idées, la délégation des femmes congolaises a aussi adressé un mémorandum aux femmes parlementaires de la République rwandaise en leur demandant d’user de leurs prérogatives pour faire régner la paix dans la sous-région des Grands lacs.
(SL/Ern./GW/Yes)Dom./Le Phare
Last edited: 11/11/2008 15:17:30