Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque catholique de Kinshasa, a appelé, samedi, lors d’un point de presse, les belligérants dans l’Est de la République démocratique du Congo au respect des droits international, national, des communautés et des individus pour mettre fin à la guerre.

Pour l’archevêque, seul le droit peut résoudre la guerre dans cette partie du pays. Il ne suffit pas, selon Mgr Monsengwo, d’aller en négociation, mais plutôt de poser les problèmes de fond pouvant amener à respecter la signature dans les négociations, le protocole d’accord, afin de mettre fin à la guerre dans l’Est de la RDC.
Il s’est insurgé également contre les drames humanitaires, les massacres perpétrés et les morts d’hommes causés par cette guerre de l’Est. La RDC, a-t-il dit, souffre de la crise du droit et socio-économique. « Les ressources naturelles de la RDC ne laissent pas les gens tranquilles parce qu’il y a à boire et à manger pour l’humanité tout entière. Mais cela doit se faire au respect des normes du droit de commerce », a dit Mgr Monsengwo.
Le prélat a émis le vœu de voir la paix se rétablir dans l’Est de la RDC et les différents protocoles et négociations aboutir à l’application, au respect de la signature et des droits nationaux, internationaux et des individus.
Mgr Monsengwo éclaire l’idée de la création d’un fonds commun de solidarité des ECCATH
Mgr Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque de Kinshasa, a éclairé, samedi, l’idée d’un fonds commun de solidarité des Ecoles conventionnées catholiques (ECCATH) qu’il a créé au cours de l’année scolaire 2008-2009. Ce fonds peut aider au fonctionnement efficace de toutes ces écoles, notamment celles fréquentées par les plus démunis, a dit l’archevêque lors d’un point de presse animé à l’archevêché de Kinshasa après son retour du Synode des évêques catholiques du monde à Rome, a-t-il indiqué.
Le fonds a été créé pour éviter l’enseignement au rabais en vue de permettre la promotion du droit à l’éducation de tout enfant (le riche comme le pauvre), le fonctionnement correct des ECCATH et le traitement digne des enseignants.
Mgr Monsengwo a fait savoir qu’une commission ad hoc a été mise en place pour travailler avec la coordination diocésaine de ces écoles pour veiller à la bonne gestion de ce fonds. Après une étude, la commission avait proposé une collecte de 85 dollars à payer pour l’enseignement maternel, 65 dollars à verser pour l’école primaire et 95 dollars et 90 dollars pour l’enseignement secondaire et spécial en lieu et place de la fourchette de 150 dollars à 250 dollars qu’on demandait les années antérieures. Un compte bancaire, rappelle-t-on, a été ouvert où chaque école verse le fonds recueilli.
Le prélat a signifié que « par le fonds commun de solidarité, nous essayons d’aider l’Etat à assurer ses responsabilités, éviter l’enseignement à deux vitesses et éviter la prise en charge des enseignants par les parents ». Il a lancé un appel à l’Etat, aux corps sociaux, aux organisations nationales et internationales et à d’autres personnes de bonne volonté à apporter leurs contributions pour relever le niveau de l’éducation à Kinshasa, en particulier, et en RDC en général.
L’archevêque s’est insurgé également contre le système de la prise en charge des enseignants par les parents depuis plus d’une décennie. Il a, dans cette optique, martelé la position des évêques et de l’Etat sur la suppression de la prime qui n’est pas conforme à la loi. Il a enfin appelé chaque coordination des ECCATH à se lever et à resplendir de la lumière du Christ.
(SL/Ern./GW/Yes)Acp