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Bonjour | 19/03/2010 17:53 | English Make DC Home page | RSS feed

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Ce qui n’était qu’une vue de l’esprit est entrain de prendre corps à l’Est de la République démocratique du Congo. Depuis qu’il a déclenché son offensive le 28 août dernier, le CNDP de Nkunda soutenu ouvertement par Kigali a amorcé le processus de partition du pays. Laurent Nkunda ne se contente pas de conquérir des territoires. Il y installe des administrations tout en brûlant les symboles de l’Etat congolais et même de l’ONU. C’est ce qui vient de se passer à Rutshuru dans le Nord Kivu. D’après des sources concordantes, Laurent Nkunda a établi, dans cette cité située au Nord de Goma, ce qui s’apparente bien, à un gouvernement en gestation. Certains observateurs avertis n’hésitent pas à parler de l’embryon de la fameuse République de volcans.

Pendant que Laurent Nkunda et son mentor Rwandais défient la communauté internationale, à Kinshasa, le ballet diplomatique bat son plein. Emissaire de l’Union Européenne, missdominici de l’ONU se succèdent au palais de la nation pour officiellement tenter de mettre fin à la guerre au Nord Kivu. Hier, c’était le tour du secrétaire général adjoint de l'ONU d’être reçu par le chef de l’Etat.

Ce chassé-croisé diplomatique est, cependant loin de convaincre les Congolais sur la volonté de la communauté internationale de résorber la crise à l’Est du Congo. D’autant qu’aucune condamnation même verbale n’a été formulée à l’encontre du CNDP de Laurent Nkunda pour avoir violé l’acte d’engagement issu de la conférence de Goma et pour avoir déclenché les hostilités le 28 août dernier. Pire, même la progression du CNDP jusqu’aux portes de Goma ne fait l’objet d’aucune condamnation formelle. Alors que plusieurs reprises, la Monuc a fait pression sur Kinshasa pour que les FARDC se retirent de certaines positions conquises en réaction aux attaques du CNDP.

Silence complice de la communauté Internationale

Cette politique de deux poids et deux mesures caractérise la communauté internationale depuis la signature de l’Acte d’engagement de Goma. Un document qui, pourtant sur insistance du CNDP, avait été signé sous le parrainage moral de l’ONU, de l’Union européenne, des Etats-Unis d’Amérique, de l’union africaine et de la CEEAC. Malgré cet engagement de la communauté internationale, le CNDP ne s’est pas empêché de claquer la porte, depuis le 25 février 2008 des réunions organisées dans le cadre du programme AMANI. Cette violation de l'acte d’engagement de la part du mouvement de Laurent Nkunda n’a jamais fait l’objet de la moindre condamnation.

Même lorsque le CNDP ne respecte pas le drapeau de l’ONU ou, comme le renseigne un document, tire sur deux chars de la Monuc. C’est toujours le même silence radio y compris au conseil de sécurité des Nations Unies.

La même inaction se constate depuis que le CNDP a engrangé des localités au mépris de l’Acte d’engagement. Aucune pression pour que les rebelles et leurs soutiens Rwandais se retirent. On se contente plutôt d'un cessez­-le-feu qui entérine un apport de forces favorable au CNDP.

Face à ce qui apparaît comme un complot contre la RDC, de plus en plus des voix s’élèvent pour exiger de la communauté internationale (conseil de sécurité de l’ONU, Union européenne, Monuc...) une clarification de son rôle dans la guerre de l'Est.


Louis Michel demande à l'ONU de convoquer le sommet international de paix

L’ONU doit maintenant convoquer le sommet international de paix auquel ont accepté de participer les présidents congolais Joseph Kabila et rwandais Paul Kagame, a estimé samedi le commissaire européen à l’Aide Humanitaire Louis Michel à son retour d’Afrique centrale.

"J’ai suggéré que le secrétaire général de l’ONU (Ban Ki-moon) convoque un sommet régional rassemblant tous les leaders de la région et toutes les organisations régionales.

Les deux (MM. Kabila et Kagame) m’ont répondu "oui" sans la moindre hésitation", a affirmé M. Michel à la presse à son arrivée à l’aéroport de Bruxelles en provenance de Kinshasa.

Le commissaire européen a proposé aux deux présidents, dont les relations sont mauvaises, que ce sommet se tienne à Nairobi sous les auspices des Nations Unies pour régler de manière durable les tensions dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).

Ce sommet, selon M. Michel rassemblerait les leaders de la RDC, du Rwanda, d’Ouganda et du Burundi ainsi que des représentants de l’Union européenne et des Etats-Unis, tout comme les organismes régionaux -l’Union africaine, la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), le Marché commun des Etats d’Afrique australe, et de l'Est (COMESA) et la Communauté est ­africaine (EAC).

Toujours selon le commissaire européen, le président Kabila s’est montré "extrêmement ouvert" à des négociations, y compris avec le mouvement du chef rebelle tutsi congolais Laurent Nkunda, le Conseil national pour la Défense du Peuple (CNDP), dont les troupes campent depuis mercredi aux portes de la ville de Goma, le chef-lieu de la province du Nord-Kivu (est de la RDC).

(SL/PKF/GW/Yes)

FDA/Le Palmarès

Last edited: 04/11/2008 16:13:52

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