De son passage dans Wenge Musica, Blaise Bula a tiré une philosophie sur laquelle est basée sa carrière : « Yemba nde, beta nde, bina nde » qu’on pourrait traduire par « Bien chanter, bien jouer les instruments et bien danser ».

En visite, dernièrement, à Johannesburg en Afrique du Sud, le chanteur Blaise Bula a mis son séjour à profit pour faire la promotion de ses deux derniers albums SalsAfrica et Balia Ngando. Un séjour qui a enchanté le chanteur comme il l’a confié à Afriqu’Échos Magazine (AEM) : « Mon dernier séjour en Afrique du Sud remonte à plus de quinze ans et, à ma grande surprise, j’ai toujours la cote auprès des mélomanes ici ». Une popularité due, sans doute, à son passage plutôt réussi dans Wenge Musica aux côtés de JB Mpiana, Alain Makaba, Didier Masela et autres Werrason.
De son passage dans Wenge Musica, Blaise Bula a tiré une philosophie sur laquelle est basée sa carrière : « Yemba nde, beta nde, bina nde » qu’on pourrait traduire par « Bien chanter, bien jouer les instruments et bien danser ».
Une ligne directrice qui l’a conduit à multiplier ses sources d’inspiration comme la salsa : « La salsa est partie de l’Afrique, avec le commerce des esclaves et la déportation de l’homme noir notamment vers l’Amérique. Cette musique a fortement inspiré nos aînés qui l’ont modifiée et c’est comme cela qu’est née la rumba…
Moi je n’ai fait que puiser dans ce que nos aînés ont réalisé pour apporter ma part dans ce métissage ». Il y eut alors cette opportunité que le chanteur sût saisir : « Monsieur Harry et Roberto Iglesias m’ont offert une superbe occasion : Après une audition de 25 musiciens, je correspondais au profil recherché pour le projet SalsAfrica.
Moi j’ai chanté en français, en lingala, et en espagnol, Roberto en espagnol, sa langue natale et aussi en lingala, et c’est ce qui avait fait la force de cet album dans lequel sont intervenus des artistes professionnels cubains et colombiens ».
Titre phare d’un album commun, SalsAfrica est également le nom d’un groupe composé de 2 chanteurs leaders : Roberto Iglesias et Blaise Bula. Une bonne carte de visite pour ce dernier.
Retour sur le marché du disque
Les deux albums « Balia Ngando » (ndombolo) et « SalsAfrica » (salsa-rumba) sont sortis sept ans après « Pondération 8 », réalisé à Kinshasa avec son groupe fondé dans cette ville et qui l’avait accompagné dans une tournée internationale.
Une longue absence sur le marché du disque qu’il explique par des difficultés à trouver un producteur mais également à faire passer son message à travers ses œuvres et notamment à convaincre le public de la diaspora. C’est donc la famille et un partenaire extérieur qui investiront pour mettre fin à ce long intermède et, du coup, à rappeler que le groupe Pondératin 8 est toujours là, bien vivant.
Pour mémoire, Blaise Bula a quitté Kinshasa pour Paris en 1999. Après son départ de Wenge Musica BCBG, il était resté 3 années dans la capitale congolaise où il a sorti son premier album Pondération 8 qui avait fait tabac et qui donnera, dans la foulée, son nom à son groupe. Ingénieur électronicien industriel de formation, il a fait ses débuts dans la chanson alors qu’il était encore aux études : « Je conciliais les deux, j’allais à l’université et je faisais la musique en même temps. C’est d’ailleurs ce que je fais actuellement à Paris où je travaille et pratique aussi la musique ».
(BT/Yes)Patricia Nzuzi/AEM/MMC
Last edited: 31/10/2008 16:12:39