Ceux-ci représentent, a-t-on appris de l’Administrateur Directeur Général Adjoint, Christine Tusse Daum­bo, environ 30 % de l’ensemble du personnel. Selon notre source, les administratifs ne s’étaient pas impliqués dans ce mouvement de grève, mais le fait que les grévistes sont tous impliqués directement dans la production et partant dans la réalisation des recettes qui font vivre la maison Miba, leur indisponibilité volontaire portait un réel préjudice à l’entreprise et aux travailleurs eux-mêmes. Selon Christine Tusse, qui a communiqué l’information au Phare, les deux parties ont fixé la date de la reprise du travail au samedi 25 oc­tobre 2005.

S’appuyant sur -un rapport de service reçu du chef-lieu du Kasaï Oriental pendant qu’elle séjourne encore à Kinshasa, elle a révélé qu’à l’échéance précitée, 1/3 des grévistes se sont présentés à leur poste. C’était déjà, à son avis, un signe important du dégel. A en croire le com­promis intervenu entre la haute direction de la Miba et la délégation syndicale, un forfait a été payé à chaque travailleur pour le compte du salaire du mois de sep­tembre 2008, en plus d’un sac de farine libéré au titre de “ colis ”. Il a été con­venu qu’aucune sanction ne soit prise contre les grévistes pour la période allant du lundi 20 au vendredi 24 octobre 2008. C’est seule­ment à partir de ce lundi 27 octobre 2008 que des me­sures disciplinaires pourraient être appliquées aux absents, conformément au règlement intérieur de l’en­treprise.    

Le Phare est tombé, pour besoin d’information, sur “ l’acte  d’engagement ” signé, devant témoins, par les syndicalistes de la Miba. En voici la teneur: “ A l’issue de la réunion tenue ce jour entre le Gouverneur, les notables de Mbuji-Mayi, le PAD de la Miba et les syn­dicalistes, nous demandons aux travailleurs qui sont en grève de reprendre le tra­vail. Dans cette réunion, nous avons obtenu un pe­tit rien qui puisse soulager tant soit peu la misère des travailleurs, afin que la Miba ne tombe pas. Nous avons obtenu aussi des autorités Miba qu’aucune sanction ne soit infligée aux grévistes. Merci ”.

L’ADGA de la Miba ne s’est pas voilée la face au sujet de la mauvaise passe dans laquelle se trouve la Miba suite à la mauvaise conjoncture économique de l’heure (crise financière in­ternationale et chute géné­ralisée des cours des matières premières dont le dia­mant, obsolence de l’outil de production, mauvaise vente du dernier shipment,).

A propos du dernier colis des diamants vendu à Anvers, elle a fait savoir que la recette attendue n’a pas été réalisée, en raison de la baisse brutale des cours des matières premières dont le diamant. En dépit de cet aléa, la meilleure recette pour la survie de la Miba reste la reprise de la production. S’agissant des stratégies de management, elle a rappelé la conclusion d’un nouveau partenariat avec des inves­tisseurs sud-africains qui devrait garantir le renouvel­lement de l’outil de produc­tion et donc l’amélioration de la situation à la fois au plan de la production et des finances. Christine Tusse réaffirme sa confiance dans l’homme et croit fermement en l’avenir qui dépend de l’apport de tous et de cha­cun. Nous y reviendrons.

(SL/Th/GW/Yes)

Le Phare