Contenter toute la classe politique, en priorité les membres de la majorité qui se croient en droit de revendiquer des privilèges d’être servis les premiers dans les institutions, un exercice à la limite de l’impossible auquel est acculé le duo J. Kabila – A. Muzito dans leur entreprise commune de former le gouvernement

Antoine Gizenga Fundji vint à démissionner, voici plus d’un mois déjà, on pensait que les choses iraient vite - voire très vite, surtout après la désignation de son successeur Adolphe Muzito. C’était sans compter avec les composantes de l’alliance majoritaire au pouvoir.
Tel regroupement conteste sa représentation. Tel autre estime sa portion trop congrue. Chacun tient à ses positions. Avec surtout la peur de quitter un cabinet et la perspective de se retrouver “ au chômage ”.
Le législateur d’hier avait voulu voir les choses en rose: “ un Député élu qui obtient un portefeuille ” gouvernemental ou poste de gestion dans une entreprise publique, ne reçoit qu’un ticket aller. S’il est défenestré, il ne saurait retrouver son strapontin. Trop beau pour être vrai. Aujourd’hui et maintenant, il faut envisager la révision. L’objectif est d’éviter l’hécatombe, et, in fine, des problèmes plus sérieux dans un pays où seule la politique hélas, paie son homme.
Comment envisager à former enfin cette coalition gouvernementale ?
Un objectif peut être atteint en y allant droit devant, sans ménagement. C’est l’éléphant qui pénètre dans un magasin de porcelaine.
Le pachyderme y arrive, mais laisse derrière bien des dégâts. On peut également atteindre le même objectif en usant de la tempérance, de la modération, de la... négociation.
On négocie, on négocie, on négocie...Et c’est la démocratie. Au bout du compte, on atteint l’objectif. On aura perdu du temps, on aura au moins préservé des “ vies ”, évité de faire couler inutilement du sang.
A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire...
Souvent, la population en a marre de la... grande patience dont fait montre le Chef de l’Etat, du temps qu’il met pour régler des problèmes.
Et - cela va de soi -, elle ne cache pas sa nervosité. Pourquoi ne pas y aller droit au but, en finir d’un trait!

L’histoire écrira que Joseph Kabila Kabange parvient toujours à ses objectifs. On l’a vu au lendemain de la disparition de son père. Il a réglé des problèmes que l’on croyait la première vue insolubles. On a vu comment il a géré le 1+4.
L’histoire témoignera comment il a géré et comment il gère ses relations avec ses partenaires d’après 1+4. Calmement, imperturbablement, Joseph Kabila Kabange avance.
Ses proches témoignent. “ Tout lui a réussi. Tout mi réussit... ” Quand il a arrêté une décision, il parvient toujours à la mettre en route. Imperturbablement. A certains, le temps lasse et fâche. Faut-il néanmoins changer une méthode qui gagne ? Cela prendra le temps que cela prendra, Muzito-1 verra le jour. Joseph Kabila Kabange.
Amp : avoir le regard devant
Quelle soit la décision que les dirigeants de l’Amp viendront à prendre demain dans la mise en place du nouveau Cabinet Muzito-I, ils devront avoir à cœur le souci de gagner. Gagner aujourd’hui et demain. Ils doivent retirer d’abord la carte électorale, revoir dans quels “ pays ” l’Amp a gagné et quoi - ces “ pays ” doivent prioritairement constituer ses fiefs électoraux. Cela ne l’empêchera point d’aller vers d’autres “ niches indépendantes ” - les niches flottantes.
Mais il y en a peu - trop peu -malheureusement aujourd’hui. L’arrestation de JPBG à La Haye ne fera sans doute jamais gagner une voix à l’Amp, dans certaines strates, tout comme le “ sorb ” qui semble être celui de Ne Mwanda Nsemi. Le retour sur scène de la momie UDPS doit aussi interpeller les stratèges de l’Amp. Si le pire est derrière l’Amp, le pire peut être devant 1’Amp.
(DN/Ern./GW/Yes)T. Matotu/Le Soft International