Dans une musicalité hors pair issue d’une mixture de culture la rumba congolaise et le mbalax sénégalais, au-delà de la profondeur du thème exploité.

Pendant que « l’album du prêtre » était encore en chantier, nombreuses langues se déliaient pour crier le détrônement de Koffi Olomide qui, d’après elles, arpentait déjà la voie du naufrage. Les suffrages portés actuellement en faveur de cette réalisation artistique confirment la thèse selon laquelle Koffi Olomide est bien le « guide » : une légende vivante et un phare qui servira de repères pour les générations contemporaines et futures. Pour, une révolution musicale, c’en est une. Ce « Koffi 2008 » est un album synthèse composé de 17 titres qui décryptent d’un bout à l’autre la biographie et le style musical de Koffi Olomide : le « Tshatsho ». Présenté en deux volumes, ce cocktail artistique comporte des chansons dans lesquelles sont divulguées le génie à revendre de son concepteur. Parmi celles-ci, « Festival ».
Equilibrée en valeur artistique, à l’instar de toutes les autres aubades, la chanson « Festival » accorde aux amoureux de la bonne musique un instant de pure émotion.
Elle présente une supplication amoureuse, mieux, un réquisitoire sévère contre l’ingratitude et l’amour prétexte.
Cela, dans une musicalité hors pair issue d’une mixture de culture la rumba congolaise et le mbalax sénégalais, au-delà de la profondeur du thème exploité.
Avec le soutien vocal de Youssou N’Dour et de la chanteuse Cindy alias « Le cœur », Koffi Olomide chante l’amour mais pas de n’importe quelle manière.
Une fois de plus, il prouve aux yeux du monde tant national qu’international, qu’il à la plus sérieuse compétence dans le domaine de la composition et du chant.
Un parfait poète et philosophe qui sait accorder à la sensibilité du public, le bonheur de vivre, la joie et a souffrance de la quotidienneté humaine.
Ainsi dans « Festival », Koffi Olomide et Youssou N’Dour implorent le pardon de deux créatures de rêve : Aliana et Djouma Djeng.
Mais, ce texte est dédié à la femme. Celle-ci qui envisage de disparaître brutalement, sans laisser une quelconque référence sur le lieu qu’elles projettent d’aller.
Se plaignant de cette rupture à venir et ce, pour des raisons inconnues, Koffi Olomide divulgue son chagrin, tout en émettant une éventualité qui pourrait déclencher une série de déboires.
Car, ce départ lui sera fatal, au point de faire de lui un veuf. Déjà, indique-il, le décor semble planté, non pour une soirée festive mais plutôt pour une cérémonie funèbre. Si elle ne revient pas, ce sera sa mort certaine.
L’auteur met en exergue la série d’ennuis qu’il taxe de festival d’insomnies qui se succèdent. Que ce soit de jour ou de nuit, il n’a point de quiétude et moins encore, de sommeil.
Malgré qu’il essaie de noyer dans l’oubli cette mélancolie, par des pilules en vue d’un éventuel endormissement, sa pensée est figée sur l’être chère. En dépit de ses peines, il est harcelé par son entourage qui l’accuse de tous les maux, indiquant même qu’il souffre suite à son attachement fort passionnel.
Il se fait cocufier parce qu’il s’est laissé aller, sans réfléchir et jusque au point d’intégrer son nom dans n’importe quelle conversation et en tout lieu.
Dès lors, il vit dans la totale anxiété. Il se demande que faire pour retrouver l’estime de l’âme. Comment s’y prendre pour la reconquérir ? Quel genre de sacrifice doit-il accomplir ?
Bien qu’il s’emploie a oublier, c’est une succession de supplices qui s’inscrivent dans son emploi du temps au quotidien.
La chanson « Festival » est une oeuvre dont les mélomanes ne se lassent d’écouter. Parce qu’elle contient une dimension artistique étalée par deux grands géants de la musique africaine, reconnus mondialement.
Pour Koffi Olomide et pour nombreux de Congolais, c’est un honneur, dit-il, de croiser sa voix à celle de Youssou.
A cet effet, il a eu de mots justes à l’endroit de celui-ci, je cite : « profonde gratitude au « Lion d’Afrique »Youssou N’Dour pour sa générosité, son grand cœur, son talent et sa participation précieuse et bénévole à la chanson « Festival Fin de citation ».
Des propos qui se confirme au regard de l’effet qu’exerce cette mélopée sur le public. C’est en raison de cet énième exploit que Koffi Olomide est actuellement qualifié de chanteur le plus émérite et emblématique.
Celui qui règne dans les hautes sphères de la musique congolaise, en particulier, et africaine, en général. Parce que sa carrière musicale est ponctuée par une série de médailles et de trophées parmi lesquels son quadruple triomphe au dernier « Kora Awards ».
Pour plus d’un mélomane, ce best-seller procurera à Kofti Olomide un mérite d’importance, un disque d’or, peut-être. Qui sait ?
Texte de la chanson
Lambela ngai mwa ngayi-ngayi na thomson ye ko tumba, Pili pili ezanga te, pili pili ezanga te
Mbandi ya manioko vraiment nga na liaka trop trop trop Po na yoka bienNa yoka bien
Mamadou Dou Mamarie Sam Samara Mam Mamade
Koffi Olomide : Djouma Djeng vraiment okeyi otiki moninga na bwale
Youssou N’Dour : Aliana mama tia Didi Stone mwana na ye eh eh eh
Chœur : Lenga lenga lenga na lengi nde yo
Kokende n’o eleki somo Djouma Djeng
Zonga zonga soki ozongi te
Mikomisa na liste ya ba veuves
Solo 1 : Mbala suka tala nanu ndenge mandalala ezo katama
Sima na yo ezozala feti te
Mbala suka bwaka miso ndenge mandalala ezo katama
Sima ekozala liwa na nga
Solo 2 : Matoyi na nga elali libanda nga na mbeto gymnastique Nabomi mwinda na zipi tina moto 10 vallium esali rien
Uta chérie chérie akenda festival ya b’insomnies nazobanga
Lobi na nga ezala bien pire qu’aujourd’hui
Djouma Djeng comment ne sais-tu que l’amour tue Djere Djef Youssou
Solo 3 : Bato nyoso bakomi’ omilela
Il paraît que nga pe nalekisi óta balingaka mwasi boye te Po ata na lisolo ye football nakoma ko kotisa kombo na yo
Boya ebele na zozua baptème ya déception nyoso ya kala - Nzoka ezalaki ye moniato
Solo 4 : Sango abengani ngai tubela na ngai epesi ye
Posa ya kolinga Djouma Djeng natuli n’ebele ya bolingo
pona yo
Est-ce que olingi na kombola banda aéroport pona yo ? Soki olingi plus nakosala plus
Solo 5 : Nakotisi kolela na emploi du temps na ngai De minuit à 5 heures du matin Nalongoli pili ya bolingo mais matanga ezo sila te.
(Milor/PKF)
Bob Ambongo/Uhuru
Last edited: 24/10/2008 17:14:51