La Cour pénale internationale (CPI) demande à la RDC de lui fournir des informations détaillées sur le chef de la LRA, Joseph Kony. Cela, avant de lancer un mandat d’arrêt international contre lui.

La Cour pénale internationale (CPI) demande à la RDC de lui fournir des informations détaillées sur le chef de la LRA, Joseph Kony. Cela, avant de lancer un mandat d’arrêt contre lui. Dans un communiqué de presse daté du 22 octobre, la Cour pénale internationale (CPI) a demandé à la RDC de lui fournir de plus amples informations sur les mesures prises pour l’exécution des mandats “ d’arrêt ” de Joseph Kony, chef de l’Armée de résistance du seigneur (LRA).
Selon la source, les mêmes explications concernent également ses trois adjoints suspectés d’avoir commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité en Ouganda. Ils sont aussi “ accusés ” de viols, de mutilations des populations civiles, d’enrôlement de mineurs de moins de 15 ans dans leurs rangs. Cela, sans compter les massacres perpétrés sur des milliers de civils.
L’on se souviendra que le 27 septembre 2005, des demandes d’arrestation contre Joseph Kony, Vincent Otti, Okot Odhiambo et Dominic Ongwen, avaient été transmises à Kinshasa, à la suite d’informations fournies par Kampala selon lesquelles, leurs éléments étaient basés depuis plus de trois ans dans le Parc national de la Garamba (Province Orientale).
Pour cette instance judiciaire, les informations demandées doivent lui parvenir “ de préférence avant le 17 novembre prochain”, c’est-à-dire lors de la réunion de l’Assemblée nationale de ses Etats parties qui auront pour cadre La Haye. En 2004, les autorités ougandaises avaient transmis à la CPI, un rapport relatif à la situation d’insécurité qui prévalait au pays. Comme réaction, la Cour pénale internationale avait émis des mandats d’arrêt internationaux contre Joseph Kony et trois de ses commandants de la LRA.
Pour la petite histoire, les rebelles ougandais de la LRA sont opérationnels depuis plus de 20 ans dans la partie septentrionale de l’Ouganda. Laquelle partie est ravagée par l’une des guerres civiles les plus longues et les plus brutales d’Afrique, qui a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué le déplacement de près de deux millions de personnes.
A la différence d’autres instances judiciaires opérant à travers le monde, la CPI demeure jusque-là, le premier tribunal international permanent chargé de juger les auteurs de génocide, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.
(SL/Th/GW/Yes)Albert Tshiambi/Le Potentiel
Last edited: 24/10/2008 11:11:51