Une musique ou mieux un rythme défraye actuellement la chronique en Afrique subsaharienne et, précisément en Afrique de l’Ouest où la Côte d’Ivoire est en passe de devenir propriétaire de « coupé décalé » dont elle s’adjuge la paternité à travers ses artistes musiciens. Or, à voir les choses de plus près et après découpage de plusieurs extraits, l’on se rend vite compte que ce rythme n’est rien d’autre que le « bela ibelanga » de l’homme seul Henrica Mboma et son groupe alors qu’il s’appelait encore « International Munzanzama ». En effet, ce sont des animateurs congolais qui partent « casser les cailloux » (travailler) dans le vieux continent qui sont à la base de ce détournement.

Car avec des espèces sonnantes et trébuchantes en prime, ils n’hésitent nullement à entrer au studio pour le compte des artistes musiciens ivoiriens.

Et là, ils placent leur voix sous le rythme chaud soutenu, en majeur partie aussi par des guitaristes congolais qui font la navette entre différents studios en Europe pour survivre.

 Pire, les opus qui sortent ne portent nullement les noms de ceux qui abattent un travail de sape si ce n’est celui de l’auteur compositeur ivoirien.

Pour preuve, en Côte d’Ivoire on ne parle pas lingala mais, souvent, des cris d’animation contenus dans ces œuvres sont en cette langue inaudible au pays de Gaou.

Par conséquent, la musique congolaise qui avait la notoriété sur l’échiquier africain et international commence à prendre petit à petit de sa sève vivifiante à cause de certains assoiffés qui ne créent pas et ne se contentent que de plagier les œuvres d’autrui que les cris tout comme les chansons son des œuvres de l’esprit qui nécessitent une protection.

Dans ce contexte, nous avons été surpris d’écouter une œuvre d’une artiste musicienne comorienne, chantée en partie en lingala par un Congolais y compris l’animation et la guitare solo est du Congolais Cain Madoka, un ancien de l’orchestre Afrisa International de Tabu Ley. Qu’on se le dise.

(Milor/BT/PKF)

Kingunza Kikim Afri/L’Avenir