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Il faut qu’on se le dise, Cultur’A Pays Vie a été attaqué, donc il fallait qu’on se défende. Aujourd’hui, je pense que mes détracteurs sont confondus car ils n’atteignent pas le succès qu’ils espéraient. De retour à Kinshasa, après un bref séjour européen pour des besoins mécaniques de son orchestra, « Cultur’A Pays Vie », Félix Wazekwa s’est apposant sur les aspects tant positifs et négatifs de la musique congolaise. Aussi, avant de parler de son pro­chain mini disque « La chèvre de M. Seguin » en chantier et de ses relations humaines avec Koffi Olomide, il a dressé un sévère réquisitoire contre des musiciens congolais qui paradent dans la bêtise. Cela, pour une unique finalité: s’attirer la popularité.

Nom­breux musiciens, pense-t-il, ont dérapé de la vocation de la mu­sique qui est d’éduquer, de divulguer des orientations en faveur du développement de la société, d’adoucir les moeurs.

Les chan­sons présentées dans plusieurs albums récemment largués sur le marché, détruisent la Jeunesse congolaise, à travers des tex­tes vicieux. Fait qui constitue le motif de la régression de la musique congolaise à l’échelle internationale.

Examinant la qualité de ré­centes œuvres larguées sur le marché discographique congolais, Wazekwa relève que  les nou­veaux textes exploités par certains artistes musiciens ne cadrent pas avec les mœurs africaines.

Ils dérivent tous de la morale africaine parce qu’ils n’éduquent plus au contraire ils diffusent des calami­tés nuisibles, des injures, etc.

Depuis 2006, il n’y a pas eu des textes qui transmettent des vertus pour un bien-être de l’homme. Ecouter les récents albums en compagnie de ses enfants est devenu un pur cauchemar. La cen­sure doit se ressaisir !

Ainsi, à l’endroit de la Com­mission nationale de censure, Wazekwa: « j’en appelle à la conscience de la commission na­tionale de censure qui devrait re­voir sa décision autorisant la vente et la diffusion des chansons cho­quantes, qui corrompent la mora­lité et qui déroutent les généra­tions musicales futures de vrais repères de sa musique ». (Fally Ipupa dans « Orgazzy » et Koffi Olomide dans nombreuses chan­sons, seraient les plus en vue dans ce volet).

Répondant à la question de savoir ce que représente les quolibets dans la musique congolaise, particulièrement, pour Félix Wazekwa, l’artiste fait savoir : «  le quolibet constitue une des parti­cularités de la culture africaine. Dans le temps, de peur de se faire trancher la langue, les musiciens transmettraient des conseils au chef du clan, à travers des quolibets méthodiquement agencés dans les airs de chansons ».

C’est une façon, je pense, de répliquer proprement à nos adversaires... Il faut qu’on se le dise, Cultur’A Pays Vie a été attaqué, donc il fallait qu’on se défende. Aujourd’hui, je pense que mes détracteurs sont confondus car ils n’atteignent pas le succès qu’ils espéraient.

Quel est le signe palpable de cet échec ? Wazekwa (répliquant sans citer nommément): « Tout d’abord, c’est un problème d’hom­mes ! Infecté par le vice de la con­voitise, croyant que ceux que les dé­bauchés feraient des exploits, j’ose croire qu’il est confus  à l’heure actuelle.

Raison pour la­quelle il a certainement décidé de renvoyer son générique parmi les derniers titres de son opus, sa­chant d’ores et déjà que celui-ci ne ferait pas le poids face à « Que demande le peuple ? », dominé par les cris « Mutu ya liboma aliaka na fulu » et « Nancy bye ! ».

(Ern./PKF)

Uhuru

Last edited: 17/10/2008 17:28:06

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