Fait rare et non prévu dans les dispositions et usages des maisons pénitentiaires, une détenue a donné naissance à la prison centrale de Boma au Bas-Congo à un enfant dont il est difficile de déterminer la paternité du fait de la promiscuité dans cet environnement des proscrits

Mme Luzolo Thalani, âgée d’environ vingt-cinq ans, détenue à la prison centrale de Boma, dans la province du Bas-Congo, depuis environ une année, a donné naissance le week-end dernier à un garçon dont le père n’est pas connu, a-t-on appris lundi de source pénitentiaire.
Le directeur de la prison qui cherche à identifier le père du bébé, a relevé que l’accouchement d’une détenue n’était pas un motif de réduction de peine, ajoutant qu’une disposition légale prévoit néanmoins de signaler à la hiérarchie toute présence en prison d’une femme accompagnée d’un enfant d’un âge donné.
Mme Luzolo, rappelle-t-on, a été condamnée par le tribunal de grande instance de Boma à cinq ans de servitude pénale principale (SPP) pour enlèvement d’un enfant d’autrui et homicide involontaire. La détenue n’a eu dans son effort d’enfantement que le soutien du Dr. Mbaki de la clinique diocésaine, qui l’a assistée à titre gracieux.
Un nourrisson ramassé dans la brousse à Kinza-Vuete près de Matadi
Un bébé de quelques jours seulement, non autrement identifié, a été ramassé vivant dans la brousse aux environs de Kinzau-Vuete, chef-lieu du secteur de la Bundi dans le territoire de Seke-Banza, district du Bas-Fleuve, province du Bas-Congo, par un agent féminin de la PNC (Police nationale congolaise) qui revenait des champs à la tombée du jour, a-t-on appris mercredi de source policière.
L’attention de la policière a été attirée, précise la source, par les cris de l’infortuné qui grelottait de froid, emballé dans un sachet déposé sous le tronc d’un arbre dans la brousse, au bord d’un sentier emprunté régulièrement par les cultivateurs locaux.
Informé de la situation, le ministre provinciale de la Justice, droits humains, information et presse, Dieudonné Pambu Ntima, en séjour de travail dans cette entité politico-administrative, s’est rendu sur les lieux pour s’enquérir de la situation avant de confier le bébé à la garde de l’agent de police à qui le ministre a remis une importante somme d’argent pour la prise en charge du nourrisson. La police d’investigation criminelle a été mise en branle pour démasquer la mère dénaturée.
(DN/Th/Yes)Acp