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Bonjour | 21/11/2008 6:18 | English Make DC Home page | RSS feed

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L’actualité de pointe le week-end passé sur la nomination de Adolphe Muzito en qualité de Premier ministre succédant ainsi à Antoine Gizenga ne cesse d’alimenter la chronique dans tous les salons politiques et milieux intéressés. Par cette nomination qui in­tervient bien des jours après la démission de M. Gizenga, les avis sont inexorablement partagés. Mille et une questions pass­ent dans la tête des uns et des autres c’est-à-dire les tenanciers de différents courants politiques (Démocrates, centristes, libéraux, radicalistes, etc.). Mais seulement aux yeux d’une certaine opinion, la question, qui paraissait cornélienne et devait faire l’objet des tractations politi­ques les plus à vive polémique, soit pongée de la manière la plus sim­ple possible dépasse les pêcheurs en eau trouble et autres opportunistes. A l’opposé des idéaux de conservatisme et d’une bataille rang­ée qu’entendait mener les acteurs de la coalition des acteurs politiques de la majorité présidenti­elle, le chef de l’Etat Joseph Kabila a usé de sagesse particuli­ère confondant ainsi bon nombre de personnes.

Le cadre consensuel de l’AMP déboussolé

Si le départ de Gizenga était facile, son remplacement devenait cornélien tant les tares mieux les attitudes qu’ont toujours les politici­ens congolais sur la course au pouvoir n’ont pas fait défaut. Le champ de la rumeur autour de la question était si fertile qu’au point que tel parti de la majorité s’apprêtait décidément et avançait à souhait son candidat.

Au parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie PPRD, à l’Union de Mobutistes UDEMO et à bien d’autres structures politiques de la majorité les empressements et zèle amer autour de la question se construisaient tellement que le cadre consensuel de l’AMP ne pouvait permettre une si juste et pratique approche devant résorber le vide politique à la primature en raison des intérêts égoïstes des uns et des autres.

Ce cadre consensuel des partis à la majorité présidentielle qui n’entendait pas traiter la ques­tion froidement en regardant au rétroviseur du passé pour re­considérer, privi­légier et promou­voir plutôt les ac­quis de l’alliance contractée qui faisait et accor­dait au Palu le droit au chapitre pour apprivoise­ment à sa solde de l’occupation de la primature ad acternam vi­tae, du moins pour tout ce quinquennat, s’est complu d’opter carré­ment pour d’autres appro­ches, et telles de fauves bataillant pour le gibier, les tenanciers cadre consensuel pré­sidentiel n’émet­tant pas à même longueur d’ondé.

Face à une éventuelle défla­gration, la raison du   goût sapientiel a animé carrément le chef de l’Etat qui n’a pas hésité de s’en tenir à l’esprit de l’alliance pour débourser le cadre consensuel de l’AMP par le maintien et la nomination d’un rejeton du parti Lumumbiste unifié.

La raison du choix

Pendant que les avis étaient di­visés, l’opinion était hystérique, suspendue aux lèvres des politi­ciens qui débat­taient jour et nuit de la question dans les médias. Un élan aura été promu par les occupants de l’hémicycle du palais du peuple (séna­teurs et députés), les analystes politiques de tous bords et même par les parlementaires de la rue. Qui pou­vait succéder à Gizenga au sein du Palu?

C’est la question qui a ga­gné les esprits. Si la désignation d’un Premier ministre dans les pays africains di­visent toujours, même au sein de l’entité politique détentrice du pouvoir, au Palu, après certes un si­mulacre de tractations pro-domo, les choses sont allées comme sur des roulettes.

Sans s’entre-déchirer et vi­brer au rythme des intérêts parta­gés, les rejetons de l’héritage po­litique de Lumumba, ont unanime­ment considéré la raison du choix. Cette façon d’opérer pour le Palu justifie une panoplie de postulats (discipline, amour mutuel, démo­cratie pratique).

Alliance respectée

En tout état de cause, la salve d’opinions distillées dans les  salons politiques dégageant des pronostics aux allures transversales sur la désignation des grosses légumes de l’autrefois, s’est révélée un véritable coup d’épée dans   l’eau et un ancrage chimérique.

Donc, les envolées oratoires, les calculs les plus sulfureux possibles des tireurs de ficelles n’ont servi qu’à une vaine rêverie. Le chef de l’Etat ne s’est pas permis le droit à l’erreur. S’élevant sur les sentiments et refusant de prêter le flanc aux penchants politiques rimant à la versatilité, Joseph Kabila a honoré l’alliance montrant par là sa grandeur d’es­prit et son opiniâtreté à consacrer et canaliser les acquis démocratiques.

L’alliance respectée, la démocratie a gagné, le quinquennat  ne connaît donc pas d’opacité de gestion au plan des rapports de force entre partis politiques constituant la majorité.

L’heure de la vérité approche

Qui entrera au gouvernement Muzito ou qui n’entrera pas pour ceux  qui sont dehors, qu’en serait-il du sort des actuels ministres quand l’on sait que les réservistes sont de plus en plus impatients pour faire éventuellement leur entrée dans le gouvernement en gestation.

L’heure de la vérité en tout cas approche et réserve des surprises bonnes ou mauvaises selon le cas, le tout dépendra décidément des enjeux qui seront cristallisés autour de la formation du gouvernement Muzito attendu par tous.

(SL/Th/GW/Yes)

Edo Vilu/Uhuru

Last edited: 15/10/2008 16:45:00

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