Souvent on oublie que pour conserver la mémoire et les œuvres des artistes, nombreux sont des Etats qui construisent des musées, rééditent des œuvres du passé afin d’entretenir leur patrimoine culturel et, surtout, instruire les jeunes générations.


Les artistes ne meurent jamais, cessent de marteler le philosophe. Ils sont immortalisés à travers leurs œuvres. Cependant, dans notre pays c’est un constat amer qui se dégage et on a comme l’impression que la mort d’un artiste entraîne ipso facto la disparition de son œuvre.
Sa gloire, son groupe musical, ses oeuvres sont tout simplement emportés dans la tombe. Cette manière de voir les choses, constitue une perte énorme pour le patrimoine culturel de notre pays.
Chez nous à titre d’exemples : Luambo Makiadi Franco, Docteur Nico Kasanda, Kabasele Tshamala grand Kallé, Abeti Masikini, Mpongo Love, Johny Bokelo Isenge, Ebengo Dewayon, Les Frères Soki, Mikanza Mobiem, Mutombo Buitshi, Tshitenge N’Sana, Léon Benjamin Yeya Adele Maboke, Molangi ya Pembe, Sam samuel Makoma et tant d’autres que nous n’avons pas cité, représentent une véritable richesse que la RdCongo semble négliger depuis leur disparition … C’est le cas notamment des orchestres TR OK Jazz, African Jazz, Les Redoutables, Tcheke Tcheke Love, Conga succès, Cobambou, Bella-Bella, Empire Bakuba, Victoria … qui sont voués à la disparition puisque rangés dans les oubliettes, les vivants ne pouvant plus prendre la relève …
Le même constat s’observe aussi sur la promotion des œuvres des artistes disparus qui souffre d’un désintéressement criant des producteurs. Ces derniers, se comportent plus en hommes d’affaires qu’en promoteurs, n’investissent plus leur fonds que dans les artistes en vogue et ceux qui sont décédés sont comme dit rangés dans les oubliettes.

Souvent on oublie que pour conserver la mémoire et les œuvres des artistes, nombreux sont des Etats qui construisent des musées, rééditent des œuvres du passé afin d’entretenir leur patrimoine culturel et, surtout, instruire les jeunes générations.
C’est l’exemples de la “ symphonie de Mozart ”, de “ Beethoven ”, œuvres d’auteurs que nous n’avons pas connus physiquement mais, qu’on continue à enseigner dans des grandes Universités du monde.
Ces œuvres constituent une source de richesses intarissables pour les disparus et suivront, de tout le temps, aux héritiers suivants, notamment leurs enfants qui doivent jouir du fruit du travail de leurs géniteurs.
Contrairement à la plupart des artistes congolais qui meurent pauvres et dont l’héritage artistique ne profite ni au pays, ni à leur famille, sous d’autres cieux ce n’est nullement le cas. L’œuvre artistique étant impérissable et son faiseur immortel, il n’appartient nullement aux vivant de spolier l’héritage des artistes décédés.
(BT/ Yes)Kikin Afri/L’Avenir