“ Yaka Tovanda ”. C’est le phénomène en vogue à Kinshasa, pour ne pas dire en République Démocratique du Congo. En effet, face aux difficultés de la vie, demander la main d’une fille devient un casse-tête kinois pour la plupart des jeunes garçons. Ajouter à cela de longues listes de biens de la dote dressées généralement par des familles congolaises, elles-mêmes prises en tenaille dans  leur majorité par la misère.

D’où le raccourci “ Yaka Tovanda ”, c’est-à-dire, la fille s’amène d’elle-même et cohabite avec le Monsieur. Ce qui place les parents devant un fait accompli. Cependant, cette union de fait n’a pas suffisamment de garantie pour le couple.

Dans nos familles africaines, c’est souvent source a problèmes. Et ça finit quelques fois par se rompre, au grand dam de la fille. D’autres par contre, résistent jusqu’à la fondation d’une famille. Quitte à régulariser le moment venu. En commençant par les familles, puis la mairie et, enfin, l’église pour les chrétiens.

C’est ainsi que pour illustrer l’importance du mariage coutumier, les jeunes fiancés de la paroisse Notre Dame de Fatima organisent une conférence sur “ le sens du mariage coutumier aujourd’hui ”. Elle aura lieu dans l’enceinte même de l’Eglise le 10 octobre 2008 de 18 h à 20 h.

Le débat, à en croire les organisateurs, va tourner autour de la hiérarchisation des différentes étapes du mariage, notamment coutumier, civile et religieux. La République Démocratique du Congo s’étant christianisée, les jeunes ne rêvent plus que par le mariage religieux qui, selon eux, est une garantie qui place le couple dans l’impossibilité de divorcer.

“ Que l’homme ne sépare ce que Dieu a uni ”, disent les saintes écritures. Ce qui n’est pas évident. Parce qu’on a vu des couples mariés religieusement divorcer. Le fondement dans tout ça, c’est le mariage coutumier qui requiert le consentement des deux familles. La mairie, c’est pour s’assurer des droits, notamment de succession. Quant à l’église, c’est assurément pour obtenir la bénédiction divine. Le débat sera très animé ce vendredi 10 octobre 2008 à Fatima.

(GM/Milor/GM/Yes)

Marlene Vaute/La Prospérité