C’est une lueur d’espoir dans le processus de désengagement au Nord-Kivu. Jeudi, les éléments de la Brigade du Nord-Kivu sont parvenus à remplacer les éléments du CNDP sur la base militaire de Rumangabo qui avait été l’objet des accrochages armés sanglants avec les FARDC durant la nuit de mercredi à jeudi.

Ces accrochages se sont poursuivis jusqu’aux petites heures de la matinée d’hier jusqu’au moment où la force onusienne s’est interposée avant de contraindre les éléments du général déchu de quitter cette base conformément aux accords conclus dans le cadre du Programme AMANI. Le désengagement de ces éléments du CNDP a mis à nu les ambitions démesurées du Rwanda et de L. Nkunda qui se croit investi d’une mission divine de libérer le peuple congolais alors que son combat qu’il avait déclenché depuis le mois de juin 2004 à Bukavu- que ses éléments avaient pillé de fond en comble - visait à sécuriser les populations tutsi des menaces d’extermination perpétrées par les FDLR encore opérationnels dans cette partie du territoire national.
C’est cet appel lancé en début de cette semaine qui a énervé tous les hommes de bonne volonté, notamment l’Union Européenne, les Etats-Unis d’Amérique, l’Union Africaine et plus particulièrement les membres de la communauté Tutsi qui ne se sont pas gênés le moins du monde de se désolidariser des égarements du général dissident.
Le Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU a aussi reçu des engagements fermes de la part du chef de l’Etat d’appuyer le Programme AMANI et plus particulièrement le volet de la mise en oeuvre des zones de séparation entre les forces en présence dans cette partie du pays. Le Président de la République a aussi rassuré la Monuc de prendre toutes les dispositions pour empêcher toute entrave au travail de cet organisme de maintien de la paix. Il a marqué son accord pour la réactivation du mécanisme de vérification conjoint entre la RDC et le Rwanda. Ci-dessus la note d’information de la Monuc concernant la situation à l’Est du pays.
La situation sécuritaire du 9 octobre 2008
La Brigade du Nord-Kivu de la MONUC a déployé plusieurs patrouilles additionnelles entre Rugari et Rumangabo pendant la nuit du 8 au 9 octobre. Des tirs sporadiques ont été entendus aux petites heures du matin. A la demande de la MONUC, les éléments armés du Congres national pour la défense du peuple se sont retirés du camp militaire de Rumangabo. La MONUC a redonné aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) la possession du camp militaire.
Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en République démocratique du Congo, Monsieur Alan Doss a été reçu par le Président Kabila. Le Chef de l’Etat a réitéré son soutien à la MONUC et son engagement envers le Programme Amani en insistant sur la mise en œuvre des zones de séparation. Le Président Kabila a de plus assuré la MONUC qu’il prendra des dispositions dans le but de mettre fin aux entraves au travail de la Mission. A la demande de Monsieur Doss, le Président Kabila a marqué son accord pour la réactivation du mécanisme de vérification conjoint entre la RDC et le Rwanda afin de procéder rapidement à l’examen des allégations contre les manquements aux obligations contenues dans le Communiqué de Nairobi. Il a également réitéré la nécessite d’aller de l’avant avec le plan de désengagement y inclus un redéploiement des FARDC de la zone de Tongo.
En Ituri, la MONUC est venue en appui à l’armée nationale (FARDC) dans l’opération militaire qui a réussi à déplorer les éléments résiduels du Front de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI) de la localité de Geti située à 20 kilomètres au nord-est d’Aveba dans le territoire d’Irumu. Les opérations militaires conjointes se sont poursuivies aujourd’hui. La Force de la MONUC a mis ses hélicoptères de combat à contribution. Lors de ces operations, l’armée nationale avec l’aide de la MONUC, a pu dégager et sécuriser l’axe routier de Bogora jusqu’à Aveba.
(SL/Th/GW/Yes)Castro/Le Phare
Last edited: 10/10/2008 16:17:20