Le bouclage routier qui s’effectue depuis lundi sur les artères de Kinshasa dans le cadre du contrôle de la vignette et de l’assurance-véhicule est en train de compliquer le transport public du fait que de nombreux véhicules non en règle sont mis en fourrière ou n’ont pas été mis en circulation par leurs propriétaires privés

Le transport en commun est redevenu pénible depuis l’expiration, dimanche 5 octobre 2008, du délai accordé aux propriétaires de véhicules pour l’achat de vignette et du certificat d’assurance. Dès ce lundi, le bouclage de véhicules a commencé obligeant les Kinois à trotter. C’est le début du calvaire.
Depuis lundi 6 octobre 08, un bouclage des véhicules a débuté sur toute l’étendue de la ville. Un responsable de la Société nationale d’assurances (Sonas) avait indiqué que des dispositions coercitives seraient prises pour que cette opération soit une réussite. Et, selon le directeur général adjoint de la Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK). Constant Kakwata, le délai ayant expiré depuis le dimanche 5 octobre 08, tout véhicule qui va rouler sans assurance et vignettes 2005 et 2006, sera saisi, mis en fourrières et soumis à une amende.
Plusieurs chauffeurs ont garé leurs véhicules pour éviter de subir la force de la loi. Devant cette carence, les Kinois se sont retrouvés aux arrêts de bus attendant en vain un éventuel bus ou taxi-bus. Découragés, nombreux se sont rendus à pieds à leurs destinations. Les rares chauffeurs qui ont travaillé, ont sauté sur l’occasion pour sectionner les trajets. Certains ont augmenté la course du trajet de 250 à 350 Fc. C’est le cas, par exemple, de la ligne Ezo – Marché central.
La question qui demeure, cependant, est celle de savoir pour quoi bon nombre de véhicules ne disposent-ils pas de certificat d’assurance et des vignettes, documents à la base de ce bouclage. Interrogés, les propriétaires de véhicules et leurs chauffeurs reconnaissent que c’est un devoir civique pour tout citoyen, digne de ce nom, de se mettre en régie vis-à-vis de la loi du pays. Mais ils se disent découragés par le comportement de ceux-là censés faire appliquer la loi. Ils évoquent, notamment les tracasseries policières sur la voie publique. “ Pouvez-vous imaginer notre peine lorsqu’après être en possession de tous les documents exigés, les agents de la police de circulation routière, nous exigent de
à eux, ne savent à quel saint se vouer dans une ville où l’Etat dispose très peu de bus, loin de satisfaire la demande. Si cette situation persiste, elle va certainement entraîner des désagréments sur l’ensemble de la ville. Un climat de mésentente se dessine à l’horizon entre employeurs et employés dans plusieurs entreprises pour les arrivées tardives au travail. Il importe aux autorités de trouver des voies et moyens pour amener les propriétaires de véhicules à s’acquitter de leurs devoirs civiques, sans toutefois causer des préjudices à l’ensemble de la population de la capitale.
(DN/Th/Yes)David Tshiala/Le Potentiel
Last edited: 08/10/2008 16:38:51