Le président de l’Assemblée nationale Vital Kamerhe vient de participer dans le cadre de l’agissante diplomatie parlementaire qu’il déploie à l’ouverture à Bamako de la 2ème session ordinaire de l’organe délibérant du Mali pour se replonger dès son retour dans les dossiers brûlants au pays tel la désignation du successeur au poste de Premier ministre.

La diplomatie parlementaire prônée par M.Vital Kamerhe, président de l’Assemblée de la RDC, est loin d’être un vain slogan. Et pour cause ? Bien au contraire, elle continue à marquer des points, lesquels sont toujours positifs.
En effet à l’invitation de son homologue malien, le Professeur D.Traoré, l’honorable V.Kamerhe effectué tôt le matin du lundi dernier un voyage de Bamako, capitale du Mali, où il a pris une part active à la 2ème Session ordinaire de l’Assemblée nationale du Mali pour l’année 2008 qui a démarré le 6 octobre dernier. Selon les informations puisées à la bonne source, cette 2ème Session ordinaire est destinée à l’examen du Budget de l’Etat pour l’exercice 2009. Et ce n’est pas tout, dans la mesure où le renouvellement des organes dirigeants, à l’exception du Chef de l’Etat, figure également à l’ordre du jour.
A l’occasion de ladite visite, le président de la Chambre basse de la RDC a fait une importante communication aux parlementaires maliens ainsi qu’à diverses autres personnalités invitées pour la circonstance. C’était dans la salle Modibo Keita.
Pair l’honorable Vital Kamerhe, qui était accompagné du rapporteur général de l’Assemblée nationale congolaise, l’honorable Grégoire Katende wa Ndaya Muledi, l’occasion était toute belle afin d’informer ses collègues maliens du fonctionnement de l’institution qu’il dirige. Il a partagé son expérience parlementaire avec ses interlocuteurs au cours de cette communication.
Selon le programme de son voyage, le N°1 de la Chambre basse devrait regagner Kinshasa mardi au terme de cette visite. Question de retrouver les hautes charges de l’Etat qui l’attendent au pays, notamment participer aux efforts visant la remise sur les rails des plénières de l’Assemblée nationale interrompues à la suite de la démission du Premier ministre Antoine Gizenga, le 25 septembre dernier.
L’Assemblée nationale et le Sénat toujours bloqués !
La démission du gouvernement semble marquer un arrêt dans la marche globale des institutions du pays. Si au niveau de la Justice on appelle à la réforme, ce qui est une excuse pour le fonctionnement à deux vitesses de cette institution, celle dont le rôle est de légiférer ne tourne pratiquement plus. Hormis la séance d’ouverture, le Sénat compte deux plénières et l’Assemblée nationale une seule.

Cette situation s’explique diversement au Palais du peuple. D’une part, par la démission du gouvernement. Des matières requièrent pourtant l’avis de ce dernier ou la présence d’un ministre pour des explications: d’autre part, par le fait que les commissions ne sont pas encore prêtes pour livrer leur matière en plénière. A 3 semaines de l’ouverture de la session parlementaire les travaux dans les commissions et sous commissions évoluent différemment. Dans certains de ces organes techniques, les Députés et Sénateurs tournent les pouces alors que dans d’autres, c’est l’analyse et l’harmonisation des textes Albert M’Peti, député national, déclare que dans sa sous-commission, celle de la coopération internationale, à ce jour, aucune matière n’a été traitée. Pourtant, ajoute-t-il, ce ne sont les sujets qui manquent. La plupart des parlementaires sont tournés vers la nomination du Premier ministre.
Entre temps à la commission politique, administrative et judiciaire des deux chambres du Parlement, les membres s’activent pour produire des textes fins prêts. A trois semaines de l’ouverture de la session parlementaire, les parlementaires continuent de tourner les pouces. Ces Députés et Sénateurs oublient que leurs traitements sont à l’origine des remous constatés dernièrement dans presque tous les secteurs de l’administration publique.
Les professeurs d’université, les médecins et autres se demandent pourquoi ils doivent toucher un salaire qui est de très loin inférieur à celui d’un parlementaire. D’où, la radicalisation dans leurs revendications les plus légitimes. Le salaire des parlementaires a été la seule matière où Opposition et Pouvoir se sont parfaitement accordés. Aucun opposant n’avait exigé le débat portant sur la rémunération des élus.
Concernant la démission du gouvernement, la séparation du pouvoir impose aux législateurs de travailler normalement. D’autant plus que presque la moitié des matières retenues au calendrier des deux chambres peuvent être traitées sans l’implication du gouvernement. A ce sujet, les Bureaux des deux chambres comptent appliquer des méthodologies appropriées pour accélérer les travaux.
(DN/Ern./GW/Yes)Le Palmarès
Last edited: 08/10/2008 16:34:00