Après une accalmie observée pendant quelque temps, de nouveaux combats ont repris, lundi 6 octobre dans la localité de Tongo, située à près de 80 kilomètres de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu.

Après une accalmie observée pendant quelque temps, de nouveaux combats ont repris, hier lundi 6 octobre dans la localité de Tongo, située à près de 80 kilomètres de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu.
De nouveaux combats entre les troupes loyalistes et les éléments fidèles à Laurent Nkunda se sont affrontés, hier lundi 6 octobre à Tongo, une localité située à près de 80 km au Nord-Ouest de Goma.
En ce qui concerne la reprise des combats dans cette partie du territoire de Rutshuru, les deux parties se rejettent la responsabilité.
Contacté à ce sujet, un responsable de la 8ème région militaire a fait savoir que les éléments du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) ont, une fois de plus, attaqué, le lundi 6 octobre dans la matinée, leurs positions dans la localité de Mulimbi, sur les hauteurs de Tongo. Avant de noter et faire remarquer que les troupes gouvernementales ne font que se défendre devant une énième provocation du CNDP.
De son coté, le porte-parole du CNDP, Bertrand Bisimwa, accuse les soldats de l’armée régulière d’avoir attaqué d’abord dans l’après-midi de dimanche, la localité de Kibarizo, dans le secteur de Tongo et de Mweso, en territoire de Masisi. Le CNDP reconnaît que leurs policiers basés à Kibarizo ont été débordés et ont laissé l’espace aux FARDC, qui ont repris le contrôle de la localité.
La situation humanitaire se dégrade
Par ailleurs, le porte-parole du CNDP révèle que les FARDC en provenance de Kabizo et Butare ont lancé une offensive sur leur position à Mulimbi dans la journée d’hier lundi. Il s’agit de violents combats à l’arme lourde et d’une intensité particulière, a-t-il reconnu.
Au plan humanitaire, la source rapporte que des milliers de personnes déplacées à Masisi-centre restent encore sans assistance humanitaire. Et pour cause. Les humanitaires avaient été évacuées, à cause de l’insécurité observée dans cette zone. Ils sont revenus le week-end dernier, en vue d’évaluer la situation sécuritaire avant leur redéploiement.
Selon les investigations faites par la Coordination des affaires humanitaires de l’Onu (Ocha), “les besoins ont augmenté pour les familles qui étaient déjà en déplacement et qui ont fui à nouveau les récents affrontements ”. Il en est de même pour les déplacés qui ont regagné leurs habitations dans plusieurs villages environnants Masisi-centre. Pendant ce temps, plusieurs localités restent encore vidées de leurs populations en attendant le rétablissement d’une paix durable dans cette partie du Nord-Kivu. C’est le cas, par exemple, des localités de Matanda, Bihambwe, Kisuma et Mema, dans le territoire de Masisi. Une interpellation pour le gouvernement, appelé à tout mettre en œuvre pour instaurer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national.
Quant aux groupes armés qui continuent à violer le cessez-le-feu décrété dans le cadre du processus de paix de Goma, ils ont tout intérêt de déposer les armes et de s’inscrire dans le schéma du désengagement des troupes.
(SL/Ern./GW/Yes)A.T./Le Potentiel
Last edited: 07/10/2008 18:13:11