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Bonjour | 03/12/2008 1:01 | English Make DC Home page | RSS feed

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“ Nous se­rons très pro-réactifs. C’est notre banque à nous. Elle est installée chez nous au Congo. Les crédits qu’elle donne, c’est aux Congolais et aux entreprises instal­lées au Congo. C’est donc notre affaire avant tout et non l’affaire des repreneurs des actions de Fortis, il faut que les Congolais soient vigilants. Nous de­vons nous protéger ”, a déclaré le gouverneur de la Banque centrale. Le ciel est chargé d’orages. Ce qui était au départ considéré comme une affaire interne améri­caine, est devenue une crise planétaire majeu­re. Londres, Francfort, Tokyo, Paris, Shangaï, New York, Zurich, sont tous touchés. Aucune place boursière qui compte dans le monde n’est épargnée. Plom­bées, les entreprises tombent à tour de bras, obligeant les gouverne­ments et les banques centrales à garder l’oeil constamment ouvert. Cette crise dite de subprime et que tout le monde découvre aujourd’hui, a éclaté en août 2007. Elle touche, au-delà des crédits hy­pothécaires à risques accordés aux ménages américains, l’essentiel du système financier et bancaire.

Elle pose, au regard de l’importance des banques engluées dans la nasse, une fou­le de questions liées aussi bien à la traçabili­té des risques, aux pro­cédures de titrisation, au contrôle interne des risques, à l’organisation des systèmes de contrôle prudentiel et de supervision ban­caire qu’au dispositif général de régulation bancaire et financière.

Face à l’étendue du désastre, l’Amérique d’où est partie la crise, a décidé d’y répondre par un plan co­lossal de 700 milliards de dollars auxquels il faut ajou­ter plus de cent milliards supplémentaires de garantie pour les épargnants. L’ob­jectif du plan -appelé Plan Paulson, du nom du secrétaire américain au Trésor qui en a eu l’initiative -est de purger le système financier mondial des prêts hypothé­caires pourris qui ont conta­miné le marché internatio­nal avec la diffusion dans le système financier des actifs à tous égards toxiques et dont les banques cherchent aujourd’hui à se débarras­ser.

Tout, en saluant le plan de sauvetage américain laborieusement adopté par le Congrès la semaine écoulée, les observateurs restent préoccupés par l’avenir. La récession qui s’annonce dans bien des pays et les difficultés qui attendent le futur président américain, contraint de tra­vailler avec des caisses vi­des, ne rassure pas quant à la stabilisation et à la reprise économique future.

Dans ce climat de morosité et de doute, que fait la RD Congo pour éviter d’être arrimée à la débâcle ? La question est sur tou­tes les lèvres depuis que le géant congolais de la ban­que, la BCDC, se trouve dans la tourmente avec la chute de Fortis Bank qui détenait 25% de son capital et qui est, désormais, sous le contrôle de deux pays, la Belgique et le Luxembourg, après le retrait des Pays-­Bas du montage initial à la faveur de la nationalisation des activités déployées par Fortis dans ce dernier pays. Interpellé, Jean-Claude Ma­sangu Mulongo, gouver­neur de la Banque centrale du Congo, ne cède pas à la panique. Bien au contraire. C’est d’une voix assurée qu’il remonte le fil d’Ariane qui a permis à la RD Congo de ne pas égarer son âme et d’arriver à une situation de stabilité monétaire.

Vé­téran de la Citi, l’homme a traversé dans le passé la mer du “ birindwisme ” qui imposa aux Zaïrois une monnaie qui se dépréciait chaque jour au fil des heures. Il a connu le spectacle désolant des banques privées de moyens de garantir l’épargne de la clientèle. Il traverse l’océan des “ Mokomboso ” et “ Dona Beija ” qui semèrent la mort aux quatre coins de l’ex-Zaïre. Il a enfin connu une inflation à trois chiffres et une déprédation monétaire proche de trois chiffres. C’est donc fort de l‘expérience du passé et instruit par les évolutions récentes de l’espace financier national que Jean Claude Masangu Mulongo martèle ses vérités.

II explique d’abord, avec un calme du chat assis, la nature de la crise et la manière dont celle-ci affecte les Congolais. L’important, souligne-t-il, est que les effets se neutralisent, de sorte que le Congo peut poursuivre sa marche en avant, fort de ses fondamentaux redeve­nus pour l’essentiel positifs. Mais il prévient s’il y aura un risque pour notre pays et pour l’économie mondiale, c’est la récession. Et si cel­le-ci devait s’installer dans la durée, ce serait un vrai désastre.

En attendant, le Congo est confronté au pro­blème de sa première ban­que commerciale, la BCDC. Gérée par Fortis aujourd’hui contrôlée par des Etats, la BCDC se trouve dans une zone de turbulences. Quel avenir pour la banque ? Quel avenir pour le person­nel ? Quel avenir pour la clientèle ? Malgré la surpri­se constituée par la débâ­cle de Fortis, le gouverneur de la Banque centrale du Congo affiche le sourire de ceux qui savent où ils vont Montrant les dents, il rap­pelle, sur un ton qui n’ad­met pas la réplique, que le sort de la BCDC est d’abord une affaire congolaise. Et de préciser :

Le Phare : Monsieur le Gouverneur, le monde entier est secoué depuis plusieurs semaines par une crise financière de grande ampleur, partie des Etats-Unis. Les ban­ques vacillent lorsqu’elles ne tombent pas en faillite. Les géants des assuran­ces s’écroulent, plon­geant les marchés dans la perplexité et le désarroi. Les gouvernements et les banques centrales des­cendent en toute hâte sur le pont pour annoncer des mesures de sauvegarde et rassurer les citoyens. Mais curieusement au Congo, cette crise ne paraît émouvoir personne. Est-ce à dire que la RD Congo vit en marge des flux financiers internatio­naux et que rien ne pour­rait lui arriver?

Gouverneur Jean-Claude Ma­sangu : Je ne suis pas tout à fait d’ac­cord que la crise financière internationale n’émeut pas les Congolais d’une maniè­re générale et les autorités congolaises d’une maniè­re particulière. J’aimerais d’abord vous rappeler que cette crise a commencé par une crise immobilière. Cette crise immobilière, avant de l’appeler crise, nous l’appelions “ la bulle ”.

Lorsque nous économistes et financiers nous réunissions à Washington avec les poli­tiques qui nous accompa­gnent lors des assemblées annuelles et du printemps du Fonds Monétaire et de la Banque Mondiale, nous pointions du doigt la bulle immobilière aux Etats-Unis, en Europe et ailleurs dans le monde en disant qu’elle allait éclater. Eh bien, cette bulle a éclaté. Elle a éclaté aux Etats-Unis et ses ré­percussions aujourd’hui sont d’une ampleur telle que personne, il y a deux ans, même l’année passée, ne pouvait imaginer. Main­tenant, le mécanisme de transmission de cette crise est assez simple. II y a des prêts hypothécaires faits par des banques commerciales. Ces mêmes banques com­merciales vendent leurs portefeuilles sous forme de titres à des institutions spé­cialisées dans ce domaine telles que les Freddie Mac et Fannie Mae lesquelles ont, a leur tour, revendu à des banques d’investisse­ment qui sont cotées en bourse. Voilà le château des cartes. Vous avez plusieurs banques d’investissement qui sont sérieusement tou­chées par manque de liqui­dités, obligeant les banques centrales à intervenir. Les premières banques centra­les à intervenir étaient la Federal Reserve et la Ban­que d’Angleterre, les autres l’ont fait après, au fur et à mesure que leur juridiction était touchée.

S’agissant maintenant des Congolais parce que telle est la préoccupation expri­mée dans votre question, cette crise immobilière a touché le secteur énergéti­que avec les effets que tout le monde connaît des produits pétroliers qui avaient sensiblement augmenté couplée avec la chute du dollar américain par rapport aux autres devi­ses. Le secteur alimentaire a également été touché avec le renchérissement continu des prix des produits alimentaires. Et enfin, les prix des matières premiè­res comme le cuivre, l’or et le cobalt ont enregistré des hausses spectaculaires.

Nous avons donc été affec­tés par ces différentes crises s’il faut parler au pluriel.
L’augmentation des prix des produits pétroliers a eu pour conséquence l’augmenta­tion des prix de transport en commun et de transport tout court. Ainsi par exemple, lorsqu’on doit aller chercher des produits alimentaires à l’intérieur du pays pour les centres urbains, les prix augmentent tout naturel­lement. Avec un carburant plus cher, avec un transport plus cher, on augmente les prix d’une manière géné­rale.

On augmente le prix de manière générale, di­tes-vous. Mais cela n’est-il pas aussi induit par l’in­flation?

L’infla­tion? Parlons-en. Vous savez que nous avons un ob­jectif de 24% à la fin 2008. Mais à la fin du mois de septembre, celle-ci était de l’ordre de 20 % cumulé pour des raisons liées essentiellement à trois causes exogènes :
  1. L’augmentation du prix de carburant;
  2. L’augmentation des prix de transport;
  3. L’augmentation des prix des produits alimentaires dont beaucoup étant impor­tés.
En clair, plus ou moins la moitié de cette inflation est importée, voilà comment le Congolais est directement affecté. Le gouvernement a eu à siéger, à prendre des décisions notamment sur le plan des tarifs douaniers en vue de protéger les con­sommateurs congolais con­tre la hausse des produits alimentaires importés. Il a également mis en place une Commission chargée de surveiller le prix de certains produits. Il a enfin baissé la parafiscalité sur les produits pétroliers.

Sur le plan financier main­tenant, est-ce qu’on peut avoir des répercussions né­gatives comme il en existe ailleurs dans le secteur fi­nancier congolais ? D’abord sur le plan global, nous disons d’une manière géné­rale que nous subissons un impact indirect de la crise. Nous produisons du pétro­le, et donc nous bénéficions des augmentations chaque fois que celles-ci se pré­sentent. Nous bénéficions aussi de la hausse des prix des matières premières comme le cuivre et le co­balt. Mais du côté alimen­taire, nous ne bénéficions pas parce que nous impor­tons plus que nous n’expor­tons. D’une manière géné­rale, ça se neutralise plus ou moins mais lorsqu’on analyse la question sur le plan sectoriel, il y a des sec­teurs qui sont plus frappés que d’autres. Prenons par exemple le secteur financier qui est le mien. Je vais citer deux banques. Sur le plan international, vous avez Ci­tigroup et localement vous avez Citibank. Citigroup, la maison mère, a perdu l’an­née passée huit milliards de dollars américains. Et je pensais que le fait d’avoir perdu une telle somme, on pouvait même envisager la fermeture de Citi Congo. Ça n’a pas été le cas. Citigroup qui avait perdu huit milliards s’est refinancé sur le mar­ché international avec des fonds souverains en prove­nance des pays du Golfe, a reconstitué sa perte et a même augmenté son ca­pital. Une entité étrangère d’Abu Dhabi est venue à la rescousse d’une entité américaine en apportant des fonds. Ici localement, la bonne nouvelle c’est que Citi Congo vient aussi d’augmenter son capital. Bien plus, elle va étendre ses activités à l’intérieur du pays avec l’ouverture prochaine d’une agence à Lubumbashi. C’est un im­pact positif alors qu’on s’at­tendait à un impact négatif.

Deuxième banque parce que j’avais dit que j’allais en citer deux, c’est la BCDC dans laquelle il y a 25% d’ac­tions de la Belgolaise qui est en liquidation. Et ces 25% là appartiennent à Fortis Ban­que S.A. Cette dernière a aussi fait des pertes de plu­sieurs milliards et pour la sauver, les gouvernements belge, hollandais et luxem­bourgeois sont intervenus avec onze milliards de dol­lars en début de semaine. On se retrouve ainsi, nous Congolais, avec la première banque du pays dont 25% d’actions qui appartenaient aux privés sont aujourd’hui détenus par trois Etats : la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. Cette situa­tion intervient pendant que Fortis était engagée dans un processus de vente de ces 25%, un processus qui n’a pas jamais abouti plus de deux ans après !!! Dieu merci, la Fortis est sauvée et, par ricochet, la BCDC est aussi sauvée.

Toutefois, quel problème la nouvelle situation crée-t-elle ? La BCDC, localement, est la première banque du pays en termes d’actifs, en ter­mes de dépôts et en termes de crédits, en termes de ré­seau.. Voilà une banque qui est décapitée. Va-t-elle con­tinuer à donner le même ni­veau des crédits? Va-t-elle continuer à investir dans des nouvelles agences, dans des nouvelles technologies, dans de nouveaux produits (ex. cartes bancaires, car­tes de crédit, distributeurs automatiques des billets de banque ...). Que devient son personnel? Toutes les décisions importantes d’investissement et d’octroi des crédits sont pratiquement suspendues alors que notre économie est dans une phase de croissance à deux chiffres puisque cette année nous allons atteindre 11 % de croissance. Quel est ce pays africain qui a un taux de croissance à deux chif­fres? L’Angola avec 27 %. En seconde position, c’est la RDC.

Quelle solution pré­conisez-vous pour la BCDC?

En tout cas pour la BCDC, nous de­vons nous mettre autour d’une table avec les nou­veaux actionnaires et le gouvernement congolais qui détient également 25%. Nous devons être très vi­gilants. Quant à la Banque centrale qui supervise ces opérations et qui doit donner son quitus dans une opéra­tion de vente de cette enver­gure, elle doit protéger tous les actionnaires, grands et petits. Si Fortis souhaite toujours vendre ses parts, nouveau repreneur doit soumettre un plan de dé­veloppement de la BCDC respectant des critères mi­nimums fixés par la BCC notamment l’expansion du réseau, l’injection d’un capi­tal frais et la promotion des cadres congolais.

D’une manière claire, les Etats belge, hollandais et luxembourgeois vont devoir désigner des man­dataires chargés de gérer leurs 25%?

Il faut une continue de l’activité ban­caire puisque tels que les accords existent aujourd’hui, c’était la Belgo­laise qui gérait la banque, qui servait de correspon­dant à la BCDC, qui donnait l’assistance technique, toutes ces questions-là vont revenir sur la table des né­gociations. En ce qui nous concerne nous Congolais, on ne traitera qu’avec l’Etat belge. Au vu du climat ac­tuel entre les deux Etats, ça ne sera pas chose facile! Je voudrais maintenant par­ler du secteur minier…

“ Le secteur ban­caire se porte bien ”

Avant d’en arriver au secteur minier, j’aimerais tout de même savoir dans quelle mesure les Congolais peuvent considérer que leur épargne est garantie et comment ?

En tout cas notre secteur bancaire est en très bonne santé et je vais vous donner quelques chiffres :
Il y a onze ans, le total bi­lantaire de toutes les ban­ques était de plus ou moins 175 millions de dollars. Aujourd’hui, le total conso­lidé est à un milliard cinq cents millions de dollars. Les dépôts étaient à qua­tre-vingt-dix millions de dol­lars il y a onze ans. Ils sont aujourd’hui à neuf cent-cin­quante millions de dollars. Le volume de crédits est passé de -cinquante mil­lions à cinq cents millions de dollars. II y a donc une augmentation très signifi­cative du total bilantaire, de dépôts, de crédits et même du capital. Aujourd’hui en moyenne, le capital des banques est de onze mil­lions de dollars alors que nous étions aux alentours d’un million cinq cents mille dollars à l’époque. Cela veut dire que les banques qui ne pouvaient pas jouer pleine­ment leur rôle d’intermédia­tion à l’époque parce que les flux financiers étaient dans l’informel, ont repris. L’intermédiation bancaire. C’est prouvé par les dépôts en banques. Ces banques sont en train de s’étendre dans l’arrière-pays. Elles sont en train d’ouvrir des agences, des succursales non seulement dans l’ar­rière-pays mais vont aussi dans les quartiers où elles n’existaient pas : Masina, Ndjili, etc. Et ça c’est important.

De l’autre côté, la Banque centrale est très vigilante. Elle suit chaque banque de très près et veut s’assurer qu’il y a des liquidités dans le système. Nous avons revu et publié de nouveaux ratios prudentiels relatifs à la solvabilité, la liquidité et autres. Nous avons un plan pluri-annuel de contrôle sur place que nous exécutons. Nous avons une étude en cours pour instaurer une assurance des dépôts de la clientèle. C’est ce qui fait que lorsqu’une banque est en difficulté, nous inter­venons rapidement, nous donnons les conseils qu’il faut, nous exigeons même la recapitalisation. C’est pour cela que vous avez aujourd’hui des banques avec un capital de onze mil­lions de dollars en moyenne dans notre système.

Vous ne craignez donc pas l’assèchement éventuel des liquidités qui proviendrait du plan amé­ricain par exemple ?

Non Nous ne pensons pas que nous serons affectés. Mais il faut quand même être vi­gilant. D’une part, pour le secteur financier, la BCC et les banques congolaises ont des avoirs à l’étranger. Il faut les placer dans des institutions financières so­lides et de manière diver­sifiée. D’autre part, parce que la RD Congo aura du mal à maintenir un taux de croissance aussi élevé si les pays avec lesquels elle traite vont en récession. Le risque viendra plutôt de ce côté-là. C’est pourquoi j’introduis le secteur minier à titre d’illustration. Dans ce secteur, plusieurs réformes ont été faites notamment la création du Cadastre Minier, la publication du code mi­nier, une réglementation de change qui permet à ceux qui ont investi dans le sec­teur de garder 60% du pro­duit de leurs exportations à l’étranger pour le service de la dette s’ils ont emprunté sur le marché international pour acheter des équipe­ments et pour l’approvi­sionnement en produits de première nécessité pour la production des minerais. Du fait de l‘augmentation conti­nue du prix du cuivre sur le marché international, une société comme Ténke Fun­gurume Mining lorsque sa maison mère (Freeport Mac M. Ran) a commencé, elle avait un projet de six cents millions de dollars d’inves­tissement.- Et le fait que les prix ont quadruple, TFM a porté son investissement à deux milliards de dollars. Elle a voulu profiter de la hausse des prix pour met­tre en place une capacité de production importante et le plus rapidement pos­sible. Pour cette société, c’est plus du cash flow gé­néré en interne. Ce n’est donc pas un financement à risque. Mais pour d’autres sociétés qui ont obtenu le financement sur le marché bancaire, pour celles-là, avec la crise de liquidités, avec la crise de crédits, el­les risquent de ne pas avoir le financement nécessaire pour terminer leurs investis­sements ou risquent d’être ralentis dans leurs investis­sements. C’est là l‘impact de la crise financière des marchés boursiers. -

Vous n’avez cité que Tenke Fungurume, mais pour d’autres… on se dirige tout de même vers des difficultés dans le secteur minier ?

Je ne suis pas du secteur, de sorte que ne n’ai pas la situa­tion précise de toutes les entreprises. Néanmoins, ce qu’il y a lieu de relever, c’est le fait que certaines sociétés internationales comme First Quantum, Anvil Mining, etc sont presqu’au bout si pas au bout de tous leurs in­vestissements et c’est une bonne chose pour nous. Le risque ou si vous voulez la crainte, c’est la suite. Les prix sont en train de baisser sur le marché international. Les prix qui baissent, cela implique une augmenta­tion du volume pour avoir le même chiffre d’affaires. Voilà qui pourrait représen­ter un problème. La plus grande crainte est pour les sociétés qui n’opèrent qu’en RDC et dépendent du mar­ché bancaire ou boursier pour des financements. Celles-là risquent d’avoir de gros problèmes et seront peut-être la proie de grands miniers internationaux à l’avenir. A suivre.

(CL/Yes)

Le Phare

Last edited: 06/10/2008 18:38:32

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