Les armes et munitions de guerre qui prolifè­rent dans la ville de Kinshasa, les unes rame­nées de différents fronts au Nord et à l’Est, et les autres emportées des casernes militaires, toutes non resti­tuées aux Fardc, expliquent aujourd’hui, les principales causes de l’insécurité et la recrudescence de la criminalité. Elles exhument dans certains quartiers, non sans faire des victimes et sans causer des dégâts.

Vendredi dernier, une détonation assourdis­sante a semé une panique généralisée au quartier Mpasa 1. Si certains té­moins signalent avoir aper­çus en plein ciel, un objet volant non identifié filant à vive allure, les autres n’ont entendu qu’un bruit assour­dissant.

Sur avenue Tshan­gu n°7, où l’engin explosif a échoué, un cratère et quel­ques débris du projectile sont viables. La chute de cet objet, entendue dans un rayon d’un kilomètre, a provoqué la débandade dans tout le quartier Mpasa 1.

Constat des mili­taires habitant ce secteur, c’est un obus que seuls les experts en balistique peu­vent déterminer l’arme qui
peut le tirer.

Heureusement, aucun dé­gât matériel n’a été enregis­tré dans la parcelle.

Melanie Ngiama, la pro­priétaire, encore trauma­tisée, ne souhaite qu’une chose, que sa parcelle soit débarrassée de ces engins de la mort. Elle est persua­dée qu’il y a certainement eu une intervention divine pour épargner sa famille de quelques malheurs.

Une enquête sommaire permettra à la police de re­trouver l’origine de l’engin explosif. Un lancement accidentel dans une distillerie arti­sanale. Il venait d’une par­celle résidentielle du même quartier. En effet, c’est sur avenue Bokaboli n° 15 que provenait le fameux projec­tile. Dans cette parcelle, est installée une distillerie arti­sanale spécialisée dans la fabrication de l’alcool indi­gène.

Selon un officier de la police, cet obus était enfoui dans le sol. C’est la chaleur excessive de cette usine artisanale qui a fait propulser l’engin explosif. La question que tout le monde se pose, est celle de savoir s’il n’y avait pas dans le quartier d’autres projecti­les de la mort. Mais l’on s’in­terroge aussi sur leur prove­nance et la personne qui l’a enfoui sous terre.

Parviendra t-on à l’identifier pour connaître les raisons de son acte ?

Les services de la Police nationale congolaise et des Fardc devront dépol­luer la parcelle où l’engin a explosé.

(Milor/PKF)

J.R.T./Le Phare