Plusieurs infrastructures culturelles sont exposées à ce jour à l’abandon aux intempéries et aux vols systématiques des oeuvres.

Au delà des multiples richesses que regorgent la République démocratique du Congo dans ses sous-sols particulièrement en terme des pierres précieuses, sa culture demeure l’un des maillons forts de sa fierté dans la mesure où celle-ci date des temps immémoriaux.
La seule question qui demeure à ce jour non résolues se rapporte à sa préservation et de sa diffusion. Et ce, dans la mesure où l’Etat congolais qui garde dans ses pieds plusieurs richesses culturelles, ne parvient pas à les disposer pour l’humanité, faute d’une politique culturelle adéquate.
Lorsqu’on parle de politique culturelle adéquate, il s’agit des dispositions que doivent prendre l’autorité publique pour permettre à la communauté d’entrer en contact avec les oeuvres de sa tradition.
Celles-ci renferment plusieurs renseignements par rapport au présent, par rapport á la jeunesse et autre chercheur, c’est une mine de ressources de connaissances.
Il est aussi question dans ce registre de la prise de conscience du gouvernement sur le volet de la réhabilitation de plusieurs infrastructures culturelles qui, du reste, résistent encore au temps.
Plusieurs infrastructures culturelles sont exposées à ce jour à l’abandon aux intempéries et aux vols systématiques des oeuvres.
La première chose pour mieux connaître la culture et l’histoire d’un pays consiste à en la visite de des vestiges culturels. Il faut encore penser à consulter ses structures culturelles, les musées, les archives nationaux et autres bibliothèques nationales.
A ce jour, la Question que plusieurs personnes se posent pour la Rd Congo, est de savoir si ses espaces d’enrichissement culturel sont ouverts au public ? Est ce que la Rdc dispose de des musées dignes de ce nom et autres amphithéâtres pour restituer à l’humanité sa production culturelle ? Un chapelet d’interrogations qui mérite une lanterne.
Les artistes cogitent sur les faiblesses de l’art congolais
Ces préoccupations ont été effleurées lors d’une conférence-débat sous le thème « Appropriation de l’image de la République démocratique du Congo par les photographes congolais et perspectives » animé mardi dernier à la Halle de la Gombe dans le cadre de la biennale des rencontres de photo de presse, de la photo publicitaire, de la photo scientifique, de a photo historique etc.
Il y a lieu que nos photographes puissent aussi réaliser des images de notre faune, de notre flore, de notre sol, de notre sous-sol et de nos chefs d’oeuvres pour montrer à la face du monde nos potentialités touristiques et culturelles, par exemple.
Dans le cas de l’exploitation de l’image publicitaire, Anicet Florent Labakh a déploré que plusieurs entreprises de publicité recourent non seulement aux photos extérieures mais également à l’expertise étrangère.
Et ceci, part d’un constat que l’expertise des photographes congolais est étouffée par plusieurs contraintes, entre autres du fait que leurs expertises et leurs expressions sont confrontées aux dures réalités de la censure et des interdits.
Dans un autre avis, les photographes congolais doivent balayer sa propre case. Il doit se rendre compte que son corps professionnel est infecté des moutons noirs.
Des photographes véreux qui discréditent cet art noble de l’image par le manque de professionnalisation, ils vont jusqu’à brader la valeur de cette discipline artistique en s’investissant dans la pornographie et d’autres déviations.
(Ern./PKF)
Saint Hervé M’buy/Uhuru
Last edited: 01/10/2008 18:15:36