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Michael Jackson passe pour être un modèle lorsqu’on considère ce qu’il met comme paquet pour as­surer la réalisation de ses clips. Un clip par définition est un court-métrage cinématographique ou vidéo qui illustre une chanson ou présente le travail d’un artiste.

 C’est en fait, un support vidéo censé assurer la promotion d’une chanson ou d’un al­bum pour en augmenter la vente.

Il est presque une évidence que les chansons qui sont les mieux promues à travers les clips sont généralement accueillies avec satisfaction par les mélomanes.

Ces derniers cherchent, en effet, à allier les mélodies aux images visualisées, ce qui leur permet d’être en phase avec l’artiste.

 Mais, il s’avère qu’un clip, ne se réalise pas n’importe comment et n’importe où.

Il obéit, pour être considéré ainsi, à un certain nombre d’exigences techniques en terme de montage vidéo et des plans, avec en toile de fond, un scénario adapté au thème de la chanson.

Pour être en conformité avec tous ces préalables, les moyens techniques conséquents doivent être disponibilisés.

Là-dessus, Michael Jackson passe pour être un modèle lorsqu’on considère ce qu’il met comme paquet pour as­surer la réalisation de ses clips.

La chanson « Thriller » en est une illustration parfaite avec son côté futuriste caractérisé par un flux d’effets spéciaux qui trahit l’inventivité de l’artiste.

Cameras sophistiquées, lu­mière impressionnante, régie mobile, décors achalandé, ma­quillage, costume etc, rien n’a été oublié au hasard dans cette en­treprise monstre négociée à coup de milliers de dollars.

De là à se demander si tous les supports vi­déo des artistes congolais qui meublent le marché phonographi­que sont conformes aux exigen­ces énumérées ci-dessus ?

Des clips dignes de ce nom dans l’espace musical congolais, sont à compter à bout de doigts.

 Pour contourner la difficultés qu’imposent les exigences tech­niques d’un clip en bonne et due forme, les artistes congolais ont trouvé le palliatif dans des play­ back à moindre coût souvent réalisés  à la vaille que vaille.

Les artistes disposés en horizontal se meuvent dans un espace fermé, interprétant une chanson. Une ou deux cameras de fiabilité dou­teuse suffisent pour faire l’affaire, quitte à mixer les images avec une marge limitée dans le choix.

Se démarquer de la monotonie

Pour tout scénario, on voit une pulpeuse dandiner et graviter autour de l’artiste qui se laisse fantasmer par son charme irrésis­tible.

Le côté sensuel et à la limite pornographique est mis en exergue.

La recette que Koffi Olomide a imposée dans le mi­crocosme musical congolais fait école. Le fond blanc du clip géné­ralement pris est tout aussi pau­vre.

Moralité le mélomane se voit servi un pseudo-clip sans pana­che trahissant un amateurisme manifeste.

D’autres artistes un peu plus soucieux de la qualité du tra­vail, écument les sites qu’ils croient adaptés pour la réalisation des clips.

 Ces prises de vue sont couplées à d’autres qu’ils ramè­nent outre-atlantique. Le brassage donne un travail assez potable, mais limité sur  le registre d’effets scénario adapté au message.

Ces soient disants clips sont souvent montés dans des petits studios ou agences de fortune sans expertise reconnues pour ensuite être dé­verses dans les chaînes Tv.

Tou­tefois, il faut reconnaître le mini­mum d’efforts que déploient cer­tains artistes pour présenter des clips de haute facture répondant aux standards internationaux.

Werrason avec « Kibwisa Pimpa », Papa Wemba et Koffi Olomide dans « Wake up », Blaise Bula dans « Saint Valentin » (pour ne citer que ceux-là), tentent de bri­ser le carcan de la monotonie pour arpenter des sentiers du profes­sionnalisme.

Ferré Gola a manqué le coach avec « Sens interdit alors qu’il disposait de tous les atouts pour réaliser des clips dignes de ce nom qui allaient rompre avec la rituelle des plays back déguisés.

 Les moyens techniques disponibilisés par la DRTV n’auront pas produit l’effet escompté, à cause de la vision étriquée de l’artiste mal « coaché » sur ce regis­tre.

 Il en est de même de Faly Ipupa dont les clips de « Droit che­min » n’ont pas été à la hauteur des espérances. Depuis plusieurs années déjà, les clips proposés par les artistes musiciens congo­lais sont monocordes et pêchent par leur uniformité dans le style et la conception.

(Ern.)

Alain Diasso/Uhuru


Last edited: 30/09/2008 10:58:04

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