La Mission du FMI qui a séjourné dernièrement à Kinshasa a jugé « satisfaisante » l’exécution du Programme économique du gouvernement 2008.

La mission du Fonds Monétaire International (FMI), qui a séjourné dernièrement à Kinshasa pendant 10 jours pour une mission d’évaluation, a exprimé sa préoccupation sur l’endettement de la République Démocratique du Congo (RDC) dans le cadre des accords commerciaux passés en avril avec des entreprises chinoises. « Nous avons bien travaillé avec les autorités dans l’évaluation de la viabilité de la dette ainsi que les implications de l’accord de « coopération sino congolaise »…, a indiqué, dans une déclaration finale publiée mercredi dernier, le chef de division au département Afrique du FMI, Brian Ames.
« La mission a demandé instamment aux autorités congolaises de prendre toutes les mesures afin d’assurer que dans sa version finale, l’accord soit compatible avec la viabilité de la dette de la RD Congo, a-t-il ajouté.
La Chine a prévu d’investir 9 milliards Usd, dont six destinés au développement des infrastructures et trois à la relance du secteur minier en RD Congo partiellement remboursables en titres miniers. Cet accord prévoit « l’exonération totale » de toute taxe ou impôt pendant toute la période de remboursement sur l’investissement consenti par une société de joint-venture minière (détenue à 68% par des entreprises chinoises et à 32% par la société publique congolaise Gécamines) nouvellement créée et dont l’emprunt est « garanti » par l’Etat congolais.
Par ailleurs, la mission du FMI a jugé « satisfaisante » l’exécution du programme économique 2008 du gouvernement. Elle a noté une « forte performance » « des recettes » qui a facilité la réduction des emprunts auprès des banques.
La mission a en outre noté une politique monétaire « encourageante » qui a aidé à contenir le taux d’inflation à 24% en glissement annuel à la fin août face à l’augmentation des prix des produits pétroliers et alimentaires.
La mission a cependant recommandé « une forte discipline monétaire et une politique monétaire serrée » pour s’assurer de la stabilité macro-économique.
Pour le FMI, la conclusion des discussions sur de nouveaux arrangements sous son programme visant à faciliter la réduction de la pauvreté et de la croissance et atteindre le point d’achèvement de l’initiative (PPTE) est suspendue notamment « à une mise en oeuvre satisfaisante continuelle du Programme économique du gouvernement et au respect des procédures budgétaires appropriées ».
Les discussions entre les deux parties continueront à Washington au cours des réunions annuelles de la Banque mondiale et du FMI prévue à la mi-octobre.
La dette extérieure de la RD Congo s’élève à environ 11 milliards USD.
RDC : les projets chinois bloquent l’accord avec le FMI
Les projets chinois empêchent toujours la signature d’un accord entre le FMI et la RD Congo. Une délégation du Fonds monétaire Internationale a achevé mardi une visite de deux semaines à Kinshasa. Comme en juillet dernier, l’institution de Bretton Wood et la RD Congo n’ont toujours pas la même compréhension sur les garanties qui donne Kinshasa aux projets chinois, indique radiookapi.net.
Alors que les autorités de Kinshasa estiment que les garanties ne sont qu’un soutien moral qui n’implique pas d’endettement, le FMI, lui, trouve que les projets chinois peuvent grossir la dette congolaise.
Le FMI prévoit donc des études sérieuses sur l’impact des projets chinois avant tout nouvel accord avec la RD Congo. Brian Ames, chef Afrique du FMI : « Il faut, en droit, cette étude de faisabilité pour qu’on puisse avoir tous les éléments nécessaires avec la confirmation de cet exercice technique.
Concernant la situation pour les gisements, le cuivre et le cobalt sont là. Le niveau de cobalt, du cuivre qui reste dans le gisement pour qu’on puisse mieux comprendre exactement les relations entre ces gisements, la valeur et le projet pour les infrastructures. Le joint-venture doit payer à l’avenir et le répayement de dette de ce grand projet parce que normalement, les recettes vont arriver au niveau du budget pour qu’on puisse au niveau du gouvernement gérer et décider exactement comment on utiliser les recettes de l’Etat.
Dans ce projet, il y a une liaison entre ces recettes et le ré payement des services de l’Etat pour la deuxième phase de projet de l’infrastructure.
(Milor)
Uhuru
Last edited: 29/09/2008 17:48:29