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Bonjour | 02/12/2008 4:24 | English Make DC Home page | RSS feed

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Le Président de la République, Joseph Kabila Kabange a répondu dimanche, par l’intermédiaire de son directeur de cabinet adjoint, Marie-Louise Mayuma Kasende à la lettre de démission du Premier ministre, Antoine Gizenga. Si rien n’a été dit sur le contenu de la lettre du Chef de l’Etat, on croit savoir que ce dernier a pris acte de la démission du Premier ministre. Reste au Chef de l’Etat de désigner celui qui sera le deuxième Premier ministre de la troisième République, après la démission d’Antoine Gizenga, le 25 septembre dernier. Force est de constater que le Chef de l’Etat se trouve réellement en face d’un dilemme pour opérer ce choix, au regard des divergences qui se dégagent au sein de la coalition Amp-Palu-­Udemo. A ce sujet, certains ténors  du parti présidentiel, le Parti du peuple pour la reconstruction et le développement (Pprd), n’hésitent plus à contester sur la place publique cette alliance sacrée passée entre les deux tours de la présidentielle  de 2006. Pour les tenants de cette thèse, en effet, le chef de l’Etat est libre de nommer le Premier ministre sans tenir compte de quoi que ce soit. Ce qui serait à la base des veillées d’armes constatées au sein des états-majors des formations de la coalition Amp-Palu-Udemo.

On comprend ainsi une certaine agitation qui s’observe dans le PPRD. D’ailleurs, certaines vraies ­fausses affaires comme celle de Mme Mvuama, ne sont pas étrangères à la gué­guerre pour la succession de Gizenga. Etant donné que le départ du Patriarche était connu par les proches du Chef de l’Etat, depuis bientôt cinq mois. Deux mammouths se livrent un combat interdit aux cardiaques: vital Kamerhe et Evariste Boshab.

Bien malin qui pourrait savoir qui va l’emporter. Car, en pareilles circonstances, J. Kabila se livre toujours à un jeu qu’il affectionne tant il entend, il voit, mais ne parle pas. Etant donné qu’il est seul à avoir la clé  du problème, il faut attendre qu’il  se prononce. Mais, une chose est certaine: il est difficile que le PPRD soutienne l’idée de voir un homme autre que l’un des précités, occuper le poste stratégique de Premier ministre, peu avant l’élection présidentielle. Le cas Gizenga était potable pour les caciques de l’Amp car, ce dernier ne pouvait faire aucune ombre à Kabila et surtout n’était pas un présidentiable en 2011.

Dans cette guerre de succession, le Palu semble vraiment concerné immédiatement après la démission du Premier ministre, il prenait le devant au cours d’une réunion pour évoquer la succession du Patriarche. Des noms pour succéder au leader du Kwilu sont avancés. Dans les  prévisions de Gizenga, c’est Godefroid Mayobo qui devrait lui succéder en cas de démission ou de décès. Le chef des travaux de l’Ista, après l’exclusion du professeur Biebie et consorts, était devenu l’homme de confiance du  Patriarche et ce dernier recourait souvent à ses services quand il s’agissait de représenter le Palu lors des rencontres politiques importantes où se joue l’avenir du pays. C’était le cas des négociations de Sun City.

Plus tard, quand il est revenu à Gizenga, comme Premier ministre de choisir un proche collaborateur, il a jeté son dévolu sur Godefroid Mayobo. Ce dernier était nommé ministre près du Premier ministre. Le poste semble protocolaire, certes, mais tient lieu d’un symbole : il traduit le degré de confiance du chef vis-à-vis de  l’occupant de ce poste.

Comme en Afrique du Sud   lors de la première législature multiraciale, Godefroid Mayobo était perçu comme celui que Gizenga avait choisi pour lui succéder le moment venu un peu comme l’avait fait Nelson Mandela avec Thabo Mbeki. Ce message aurait été capté dans ce sens par les caciques du Palu, expliquant l’acharnement sur sa personne par le Secrétariat permanent de cette formation. Mais le fait que Gizenga ait lui-­même pris la défense de Mayobo contre la décision portant sa radiation du Parti lumubiste unifié en dit long. Son nom est donc à juste titre cité comme primaturable. Même si, il est vrai, sa nomination risque d’être mal interprétée par certains. Un autre probable Premier ministre issu du Palu est Adolphe Muzitu, jusqu’alors ministre du Budget.

Il aurait été présenté pour occuper ce poste. Réputé compétent, Muzitu forme avec Mayobo le terrible duo sur lequel comptait Gizenga. Les deux ont été représentés le Palu aux  négociations ayant conduit à la signature de l’Accord global et inclusif. Adolphe Muzitu était le seul Député du Parti lumumbiste unifié à l’Assemblée nationale « made in Sun City ». Neveu de Gizenga, l’homme fait l’unanimité au sein de  la base du parti. Cependant, sa désignation risque de faire passé la formation chère à « Yandi ve » comme une simple  organisation tribalo­clanique à succession matrilinéaire.

Le nom du Sénateur She Okitundu est aussi depuis, cité parmi les prétendants : au fauteuil laissé vacant par le Patriarche. L’homme jouit de la confiance de J. Kabila. Il a occupé avec brio plusieurs postes dont ceux de ministre des Affaires étrangères et de Directeur du Cabinet du Chef de l’Etat. Et le fait que J. Kabila l’ait désigné comme candidat au poste de Président du Sénat, n’est pas une petite  affaire. Car, n’eut été le “hold-up” électoral opéré par le stratège Kengo, she Okitundu serait aujourd’hui, la deuxième personnalité de la République.

D’autre part, toutes les dispositions ont été prises pour éviter l’éclatement du partenariat AMP-Palu. Ainsi, Gizenga garderait les avantages dévolus au « Premier ministre » jusqu’à la fin de la législature, y compris la résidence officielle.

(TH/PKF)

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Last edited: 29/09/2008 17:13:19

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