Le débat au Sénat sur les entités administratives déconcentrées a été l’occasion d’une remarquable intervention du Sénateur jacques Mbadu qui a proposé la réhabilitation de l’ancienne et prestigieuse Ecole nationale de droit et d’administration, en sigle ENDA).

C’est à l’occasion de l’ouverture du débat au Sénat sur la proposition de loi organique portant composition, organisation et fonctionnement des entités administratives déconcentrées que le sénateur Jacques Mbadu a donné de la voix. Alors qu’il venait de totaliser ses 57 ans d’âge le président du Sénat l’en a félicité au nom de toute la Chambre. Ce sénateur AMP a signé sa rentrée politique par une remarquable intervention. C’était au sujet des critères de désignation des hommes appelés à diriger les territoires.
En effet, en son article 11, le texte de loi sous examen indique que nul ne peut être nommé Administrateur de territoire s’il ne remplit les critères suivants: être de nationalité congolaise ; être âgé de 25 ans au moins ; être soit porteur d’un diplôme universitaire ou supérieur et avoir une expérience professionnelle dans l’administration publique, soit faire preuve de compétence ou d’expérience éprouvée en matière territoriale être fonctionnaire relevant du statut des agents de carrière des services publics de l’Etat revêtu d’un grade de commandement ; jouir de crédibilité et d’honorabilité.
La contribution de Jacques Mbadu
Prenant la parole lors du débat, le sénateur Jaques Mbadu a fait une intervention en trois points. D’abord sur le profil des autorités à nommer en qualité d’administrateur de territoire. Il a estimé qu’être détenteur d’un diplôme universitaire ou supérieur ne suffit pas pour être un bon administrateur. Il faut ajouter: Etre formé en matière administrative ». C’est à ce titre que le sénateur Mbadu a plaidé pour que soit ressuscitée la prestigieuse Ecole Nationale de Droit et d’Administration, en sigle ENDA. L’école par excellence qui formait jadis les cadres de l’administration publique et de la territoriale, qui fut supprimée vers les années 1968-1969.
L’on se souvient qu’aussi bien lors de la mémorable Conférence nationale souveraine que du Dialogue inter congolais, des recommandations avaient été formulées dans le sens de la réhabilitation de cette école, sinon la création d’une école de formation des cadres territoriaux.
L’on croit savoir que c’est en homme d’Etat n’ayant pas la mémoire courte que le sénateur Mbadu a pensé pouvoir insister sur la nécessité de la formation en matière administrative en ce qui concerne les administrateurs de territoire. D’autant plus qu’au terme de la proposition de la loi l’organique sous examen à la Chambre haute, l’administrateur de territoire a la mission d’assurer la responsabilité du bon fonctionnement des services publics de l’Etat dans le territoire et de la bonne marche de l’administration de sa juridiction. Il convient de souligner que la proposition de Jacques Mbadu a été relayée par d’autres sénateurs. Reste à savoir ce qu’il en sera lors de l’examen et du vote - article par article- du texte.
(Ern./PKF)
Germain Kadima/Le Phare
Last edited: 29/09/2008 17:02:19