Après la démission du Premier ministre Antoine Gizenga du gouvernement, l’heure est à sa succession. Les journaux kinois font état de graves dissensions au sein de la coalition gouvernementale.

LE PALMARES fait état de graves dissensions au sein de la coalition gouvernementale au sujet de la succession de Gizenga.
Selon ce quotidien le Parti lumumbiste unifié ne cache plus sa crainte de voir la primature lui échapper après la démission de Gizenga remettant ainsi en cause les accords entre l’Amp, le Palu et l’Udemo pour une coalition gouvernementale.
En attendant la réponse du chef de l’Etat, les voix s’élèvent pour une nouvelle coalition gouvernementale après la démission du leader charismatique du Palu qui cristallisait toutes les aspirations de la base.
Cependant, l’Amp se dit toujours partie prenante aux accords avec le Palu et l’Udemo signés non pas avec des individus mais avec des partis politiques.
Dans le même registre, LA PROSPERITE affiche à la Une : « Succession de Gizenga, le Centre réclame ». La consoeur note que la bataille pour la conquête de la Primature a atteint son paroxysme. Parmi les critères de sélection du prochain Premier ministre, certains acteurs politiques font prévaloir l’élément géopolitique, lequel à côté des critères de compétence, d’efficacité et de probité morale devrait jouer un rôle important.
Au Centre, des noms circulent comme Mabi Mulumba, André-Philippe Futa et, dans le cas d’une ouverture, François Mwamba. Au Palu, Adolphe Muzito est pressenti comme héritier du Patriarche.
LE POTENTIEL, qui consacre également son titre phare au départ du patriarche, conseille à la classe politique d’éviter une nouvelle crise politique.
Pour ce journal, l’effet de surprise passé, il faut regarder l’avenir maintenant avec sérénité. L’urgence consiste désormais à nommer un Premier ministre pour mettre en place un gouvernement. Mais l’on assiste déjà à une levée de boucliers au sein des partis politiques comme si les hommes politiques refusent toujours de regarder la vérité en face. Et pourtant, il faut tirer des leçons utiles de la démission, acceptée ou pas encore, du Premier ministre Antoine Gizenga afin d’éviter une nouvelle crise politique.
LE SOFT INTERNATIONAL signale que dans un communiqué revêtu de la signature de son secrétaire général, Rémy Mayele, le Palu invoque l’accord et annonce qu’il proposera le nom du successeur de Gizenga.
Le Palu remercie le camarade Antoine Gizenga pour les trois leçons que la Nation retiendra :
Première leçon, par sa démission, le Premier ministre a placé l’intérêt de la Nation au-dessus de ses intérêts individuels consécutifs à la gestion de l’Etat.
Deuxième leçon, en démissionnant, le Premier ministre a fait montre d’un fair-play politique et honore le Congo et l’Afrique.
Troisième leçon, tout en démissionnant, le Premier ministre demeure totalement fidèle à l’esprit et à la lettre des engagements politiques conclus dans le cadre du protocole d’accord entre l’Amp et le Palu au terme duquel le Premier ministre sera issu du Palu.
« Kinshasa a marché hier ». Tel est le titre qui barre la manchette du journal L’AVENIR paru ce samedi. Le confrère rapporte, en effet, que les Kinois, leur gouverneur en tête, ont marché pacifiquement hier vendredi pour protester contre l’indolence de la Monuc s’agissant des troubles à l’Est.
Partie de la gare, la marche a abouti au Palais de la Justice où une messe a été célébrée à l’intention de la population martyre de l’Est. Un mémorandum a été déposé au quartier général de la Monuc.
Ce journal rappelle que jeudi dernier, une autre marche pour la même cause a été organisée à Dungu dans la Province Orientale mais elle a été émaillée de casses contre les bâtiments et véhicules de la Monuc.
(TN/PKF)
Théodore Ngangu/MMC
Last edited: 27/09/2008 11:34:49