Moraliste, religieuse et pa­triote à la fois, par la chanson. « Non à la Violence faite à la femme », la chantre de « l’Assem­blée chrétienne » Rocher d’Horeb (Acrh) renforce le combat que mène Olive Lembe Kabila.

 A l’oc­casion de la grande messe des femmes de la Rd-Congo qui a lieu en mars de chaque année, mois consacré à la femme dans le monde,  Maman Jackie Mukonkole a apporté une touche fulgurante à la mobilisation géné­rale.

Pour une prise de conscience aux violences faites à la femme en notre pays, en cette fête pla­nétaire qui pointe à l’horizon.

Maman Jackie Mukonkole a choisi de féconder le combat que mène ses compatriotes à travers les pulsions de sa belle voix dans une chanson intitulée «  Non à la Violence faite à la femme ».

 C’est une chanson qui interpelle la gente féminine, qui contraint les hom­mes du pouvoir a regarder la vérité en face, et qui demande à la communauté internationale de soutenir le combat que mène la femme congolaise.

Dans un souci de justice et de liberté, dans un enchevêtrement d’idées et dans un flux de scénarii puisés dans la vie cou­rante, cette femme et maman s’at­telle à gargariser ses cordes vocales, en stigmatisant l’oppres­sion, dont la femme congolaise est victime ces temps derniers.

Ceci, dans une profusion d’arguments qui condamnent et clouent au pilori les initiatives ma­ladroites des puissances malfai­santes qui pérennisent les actes de violences et maintiennent la femme sur le banc d’infamie.

Un appel pathétique...

La chanson de maman Jackie Mukonkole lève une fois de plus le voile sur les sévices, dis­crimination et violences multiples dont est victime la femme dans notre pays, elle apporte un faisceau de lumière sur le drame qui étreint son âme avec les affres - dont elle ne cesse de subir.

Qui donc demeurerait de marbre face à des servitudes, ata­vismes et oppressions fondamen­tales dont la femme est l’objet dans notre société ?

Maman Jackie Mukonkole étale une cascade d’épreuves et d’actes odieux qui ternissent l’honneur, et la dignité de la femme congolaise dans la perspective de la voir recouvrer ses valeurs natu­relles.

« Non, à la violence », s’écrie­-t-elle sous les pulsions des bat­tements infinis de son cœur de femme et de mère, pour fustiger ces actes ignominieux et désho­norants, en lançant un appel pa­thétique aux autorités de notre pays, à la communauté interna­tionale et à la justice congolaise.

Dans un réquisitoire pathéti­que, elle crie haro sur tous les toits en préconisant l’abdication de la femme congolaise aux tares et contraintes qui l’avilissent et qui l’empêchent de vivre dans la séré­nité, en tant que l’égale de l’homme.

Ainsi, ne s’empêche-t- elle pas de condamner les actions toxiques et pernicieuses teintées de violence dont s’accréditent cer­tains hommes, tels les coups et blessures, les viols, les propos in­jurieux, les discriminations et se­grégations de tous ordres, le har­cèlement sexuel l’autorité mari­tale, les pratiques coutumières défavorables à la femme et d’autres situations inextricables que vit par ailleurs la jeune fille congolaise.

Dans notre pays la condition de la femme est horrible, d’autant plus qu’elle s’est aggravée par des guerres a répétition et à profusion qui font de la femme une victime expiatoire.

Combien de fois, et contre son gré, ne s’est-elle pas retrouvée dans le tourbillon des évènements dramatiques qui ont endeuillé notre pays ?

N’a-t-elle pas été violée et tuée ? N’a-t-elle pas, parfois été obligée de se déplacer vers d’autres lieux dans sa fuite ? Faisant toujours face aux désillusions de l’existence.

L’homme, toujours lui, cet accapareur et usurpateur malhabile des droits de la femme, geôlier des âmes féminines, ap­paraît toujours comme source des malheurs de la femme.

(Milor/PKF)

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