De fois ils recourent à des sponsors pour la promotion de ces oeuvres dont les auteurs qui sont à des milliers de kilomètre de la capitale congolaise, ne profitent pratiquement pas de ces diffusions.
Il y a quelques années, les amoureux du théâtre classique, nous voulons dire, ceux qui le pratiquent et ceux qui le consomment, d’un côté, les dramaturges, metteurs en scène, les artistes comédiens et de l’autre le public, les producteurs, les sponsors ... Les uns et les autres assistent « impuissants » à la mort de cet art expressif si sublime, et à la naissance du théâtre populaire.
Un théâtre d’un genre nouveau qui se joue non dans une salle, sur scène, mais à la télé.
Aujourd’hui, c’est la mort dans l’âme que les « Sans souci mokili mobimba », « Muyombe gauche» die N, « Esobe », « Elombe », « Mundweri », « Deux minutes » et tant d’autres, assistent à l’irréversible agonie de leur art, provoquée par des coups de massue assenés à leurs « télé dramatiques ».
A la base, des projections à outrance, des films venus d’autres pays dont certains ont les us et coutumes différents des nôtres. C’est un fait avéré que ce cinéma suscite un engouement extraordinaire auprès de nos populations et, pourquoi pas, de nos chaînes de télévisions.
Mais, ce qui est révoltant, c’est que ces films sont projetés à des heures indues. Une chose est certaine, les anecdotes à ce sujet sont légion. Cette ménagère qui oublie son « pot » au feu cette autre qui reçoit une raclée parce qu’elle tarde a rejoindre Monsieur; des élèves du primaire qui suivent ces films à minuit.
Dans certains salons, des camps s’opposent sur le programme à suivre. Mais pourquoi diable cet engouement ? se demande l’homme de la rue. Décor luxueux ? Possible. Personnalités riches ? Peut-être. Captivante interprétation anglais-lingala ? Sans doute. Tout compte fait, ce n’est pas ce qui nous intéresse. Ce que nous voulons relever ici c’est le traitement infligé à ces films.
Un film; quelque que sa nationalité ou son origine, est une oeuvre d’esprit. Et de ce fait, elle doit être protégée par les pouvoirs publics et non être traitée comme un vulgaire produit manufacturé comme le font avec désinvolture certaines chaînes de télé.
La plupart font fi du droit de propriété, droit d’auteur, des droits voisins et connexes en agissant comme si ces films étaient les leurs.
Pire, ces messieurs dames, sous l’œil indifférent de l’autorité supposée défendre ces oeuvres, ainsi que de leurs hiérarchies respectives, font passer, pendant la projection des messages publicitaires et des « mabanga » comme on dit vulgairement à Kinshasa.
De fois, ils recourent à des sponsors pour la promotion de ces oeuvres dont les auteurs qui sont à des milliers de kilomètre de la capitale congolaise, ne profitent pratiquement pas de ces diffusions. Sous d’autres cieux cela s’appelle de l’escroquerie et est passible des sanctions judiciaires. Et alors.. !
(Milor/PKF)
Kinngunza Kikim/L’ Avenir
Last edited: 26/09/2008 19:13:18