L’opinion se souviendra que Laurent Nkunda n’est pas à ses premiers carnages. Déjà dans ses premières mésaventures, à Rutshuru, il avait décimé tous les habitants de la localité de Kalonge.

L’espèce humaine n’a rien de plus sacré que sa vie que personne n’a le droit de lui ôter. Laurent Nkunda ne l’entend pas de cette oreille, et excelle dans sa pyromanie en prenant pour cibles des paisibles citoyens vivant sur la partie qu’il contrôle, ne partageant pas sa vision de va-t-en guerre. De sources concordantes soutiennent que depuis le début de cette opération de chasse à l’homme, cinq personnes ont été, sur ordre de Nkunda, jetées et ensevelies vivantes dans des trous de toilettes indigènes (W.C.) dans la seule localité de Bueza, secteur de Tanda/Mwimbira, territoire de Rutshuru en date du 17 septembre 2008.
Par ailleurs, plusieurs cas de personnes portées disparues sont signalés dans différentes localités environnantes au point que le reste de la population est contrainte de vivre, soit bouches cousues, soit dans la clandestinité pour éviter d’être la prochaine victime.
Cette situation, combien déplorable, vient de jeter une forte psychose dans le chef de la population de ces contrées qui en appelle à l’intervention urgente des organismes de droits de l’homme ainsi que de toutes les autres sensibilités, avant qu’il ne soit trop tard.
L’opinion se souviendra que Laurent NKUNDA n’est pas à ses premiers carnages. Déjà dans ses premières mésaventures, à Rutshuru, il avait décimé tous les habitants de la localité de Kalonge qu’il avait réussis à enfermer dans leurs cases respectives, avant de les brûler vifs à la risée de ses militaires diablement affolés. De jeunes gens de Rutshuru et Masisi, au Nord-Kivu, n’oublieront jamais le traitement dégradants et macabres que nombre d’entre eux ont subi de la part de la soldatesque de ce rebelle. Des hommes ont été castrés comme des animaux destinés à l’abattoir, tandis que des filles étaient violées en plein air sans que cela n’émeuve le poulain de Kigali.
Chasser le naturel, il revient au galop. Laurent Nkunda s’est fait de nouveau rattraper par l’histoire. L’on se rappellera qu’au plus fort de la rébellion du RCD, Nkunda avait fait parler de lui à Kisangani où il se faisait passer pour le seul maître du lieu ayant le droit de vie ou de mort sur tous les habitants de cette ville.
Des témoignages accablants et affreux rappellent tristement les massacres des populations, sous ses ordres, dont certaines victimes servaient de la chair à manger à ses soldats. La mission onusienne en République démocratique du Congo n’est pas ignorante de tous ces crimes contre l’humanité que Nkunda perpètres sur le sol congolais depuis plusieurs années, à telle enseigne que le congolais moyen pense que des preuves sont suffisamment éloquentes pour que la Cour pénale internationale se saisisse de ce sanguinaire.
(TH/PKF)
Wello Mpik/L’Observateur
Last edited: 26/09/2008 18:00:45