En effet, Mwamba Tshipamba, étudiant à l’Isc/Gombe s’est rendu coupable de la disparition de la nommée Galia Atoba, à la suite d’un avortement mal amorcée. La victime habitée la commune de Matete que son concubin.
Dans la commune de Matete, les habitants du quartier Mpudi, voilà un mois, sont sur le qui-vive. Il nous revient que plus d’une fois, des jeunes du quartier ont menacé de saccager la parcelle où habitait le surnommé Cardoso, de son nom de famille Mwamba Tshipamba. En effet, cet étudiant régulièrement inscrit à l’Institut supérieur de Commerce (Isc) s’est rendu coupable de la disparition de la nommée Galia Atoba, à la suite d’un avortement mal amorcée.
La victime habitait le même quartier que son concubin. Avant sa mort, voilà cinquante jours, elle avait le statut d’étudiante de 2ème graduat, à l’Isc. La mort l’a surprise à l’Hôpital général de référence de Kinshasa (Hgk), d’une hémorragie provoquée par le curetage raté de l’infirmier du quartier Ngilima à Matete.
Cardoso et Célé, entre Ngilima et Ngaba pour faire avorter Galia
Selon la source, cette affaire a connu la complicité du frère aîné de l’auteur, le prénommé Célé qui, lui, s’y était mis avec sa concubine. Un infirmier trouvé sur le lieu du crime, dans un centre de santé au quartier Ngilima, a été mis aux arrêts. Début août, les deux frères se sont arrangés pour trouver un centre de santé où le curetage souhaité marcherait comme sur des roulettes.
La source rapporte qu’ils se sont servis, à cet effet, d’une complicité active de la conjointe illégitime du frère aîné. Quand les choses ont tourné au vinaigre, la concubine de Célé qui avait pressenti l’orage, en femme avertie, s’est soustrait. Le troisième jour du mois d’août dernier, le cas devenu sévère, a nécessité un centre de santé plus important. C’est alors que Cardoso et Célé ont tenté d’acheminer la malade gémissante à l’hôpital Saint Joseph de Limete. A en croire la source, il leur a été réservé une fin de non recevoir. Car cet établissement à vocation chrétienne s’interdit de se pencher sur des cas d’avortement. Pendant ce temps, la mère de l’infortunée ignorait encore tout de la réalité.
Après le refus de l’hôpital Saint Joseph, des quidams présents sur les lieux ont suggéré l’Hgk. " A Limete, Galia saignant, avait constaté que la douleur s’amplifiait. C’est alors qu’elle a téléphoné à sa mère, pour l’inviter à l’y rejoindre. Celle-ci s’est exécutée. A leur arrivée à l’Hgk, l’étudiante a rendu l’âme avant que le médecin traitant ne se penche sur elle. (…) Mais avec le concours de la Police, l’auteur de la grossesse qui a aussi parrainé les tentatives d’avortement n’a pu s’échapper", a confié la source.
Matete : Parquet et Tripaix abusent des attentes du père de la victime
Au moment où des jeunes de Mpudi menacent de raser le domicile familial de celui par qui le drame est arrivé, cette maison est actuellement désertée. " Le père, un employé de la Justice, serait à Kananga pour raison de service. Pour sa part, le coupable a bénéficié d’une liberté provisoire alors que l’affaire n’était même pas jugée. Cette affaire ayant été enregistrée sous le n° du dossier Rmp 43291/Pr 023/08/Tam. Maintenant, le père de la défunte, le nommé Jacques Atoba est inconsolable.
Il dénonce la corruption et le déni de Justice dans cette affaire, (le coupable ayant été relaxé sous prétexte de liberté provisoire). Son vœu est que l’autorité l’aide à obtenir un jugement équitable, et que le coupable qui erre grâce à la complicité de la Justice à Matete, soit retrouvé et condamné à confier un proche de la défunte. Et de poursuivre : Le mercredi 24 de ce mois, ce sera la deuxième fois où la famille éplorée se rend au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (Cprk), pour l’audience du coupable. Ce qui étonne, renchérit la source, c’est quand le greffier demande à la famille de se charger de retrouver l’accusé, pour qu’il comparaisse.
De son côté, le juge jouant à l’apaisement, rassure la famille, non sans ironie : " Allez au Cprk pour le procès ! " Comme on le constate, cette situation déshonorante pour le système judiciaire congolais intervient à un moment où le ministre de la Justice poursuit sa ronde d’inspection dans les différents ressorts des provinces et des chefs-lieux.
(Milor)
Payne/Le phare
Last edited: 26/09/2008 13:39:54