Opinion critique sur les tergiversations des pays impliqués dans la guerre en Rdc ŕ respecter les diverses et successives résolutions de l'Onu recommandant le retrait de leurs troupes du territoire congolais. Un recours ŕ la coercition est estimé nécessaire pour amener les belligérants étrangers ŕ la Rdc ŕ quitter ce pays afin de permettre ŕ ce dernier de s'auto-gérer et de se reconstruire.
Il y a quelques jours, le représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en République Démocratique du Congo, M. Amos Namanga Ngongi, avait souligné le caractčre irréversible de l'engagement de la Communauté internationale dans la résolution de la crise congolaise. Les différentes résolutions prises par le Conseil de Sécurité au cours de ces deux derničres années attestent bien cet engagement. Il ne pouvait en ętre autrement. La Communauté internationale qui mobilise des hommes et d'énormes sommes d'argent pour soutenir les activités de la Monuc dans notre pays tient ŕ ce que le processus de paix aboutisse ŕ des bons résultats.
A travers l'Onu, plus précisément le Conseil de Sécurité, la Communauté internationale a voté une série de résolutions telles que la 1234, 1304, 1334 et 1341. Cette derničre a ordonné aux parties en conflit d'établir un plan de retrait ordonné des forces étrangčres stationnées sur le territoire congolais et celui du désarmement, de démobilisation, du rapatriement, de réinsertion et de réinstallation (Ddrrr). Ensuite, il y a eu les résolutions 1355 et 1376. Toutes ces résolutions de l'Onu insistent sur le retrait des troupes étrangčres. La résolution 1376 prise le 9 novembre 2001 demande ŕ l'Onu de déployer 5.537 casques bleus dčs le début de cette année. Il revient également aux forces onusiennes de s'occuper du vaste programme de démobilisation, de désarmement, de rapatriement, de réinsertion et de réinstallation des forces négatives.
J'ai l'impression que toutes ces résolutions pertinentes de l'Onu restent un voeu pieux. Les agresseurs et les alliés ne manifestent pas leur bonne foi de quitter le sol congolais. Par contre, « Malgré la signature du cessez-le-feu et le retrait des belligérants des lignes de front, les combats n'ont pas cessé et le conflit s'est déplacé vers l'Est ». D'autre part, un nombre important de groupes armés étrangers mčne des activités de pillage des réserves naturelles de la Rdc. Le rapport additif du panel des experts de l'Onu chargés de mener des enquętes sur l'exploitation illégale des ressources naturelles de la Rdc et on ne peut plus clair : les belligérants, les agresseurs et les alliés sont tous lourdement impliqués.
Le Conseil de sécurité, en effet, s'est révélé trčs préoccupé par la situation qui prévaut au Congo, en initiant de bonnes résolutions. Mais seulement, voilŕ rien ne change dans les faits. Les troupes étrangčres des pays agresseurs et alliés continuent ŕ occuper le Congo et s'enrichissent de maničre flagrante. C'est comme si toutes ces résolutions onusiennes ne relčvent que de la rhétorique. Raison pour laquelle, je me pose la question de savoir ce qu'attend le Conseil de sécurité pour contraindre toutes ces différentes armées étrangčres ŕ quitter la Rdc. Je pense que ce problčme mérite d'ętre sérieusement examiné.
Aprčs plusieurs années de crise institutionnelle et de guerres, la Rdc a grandement besoin de la paix. Les hostilités exhumées sur les fronts constituent des prétextes pour prolonger le séjour de ces armées étrangčres sur le territoire congolais. Il est temps pour tous les belligérants, sans exception, de s'investir dans la dynamique du processus de paix. Cela au regard de la résolution 1376 qui préconise le déploiement de 5.537 casques bleus au début de cette année. Mais ils ne le feront pas d'eux-męmes. Voila pourquoi, j'estime que le recours ŕ la coercition devient nécessaire. Il incombe au Conseil de sécurité de l'Onu de se pencher sur ce problčme.
Last edited: 07/05/2006 00:10:21