L’interpellation du Premier ministre s’avère incontournable à l’occasion du débat budgétaire au programme de l’actuelle session ordinaire de septembre de l’Assemblée nationale occupée à peaufiner le calendrier et les dossiers à y inscrire.

Les choses sérieuses vont bientôt commencer à l’Assemblée nationale. Après la plénière du lundi au Sénat, la chambre basse tiendra sa séance plénière ce vendredi 26 septembre. Initialement prévue ce mercredi, cette séance a été reportée à vendredi. Les raisons de ce report s’expliquent par les tractations menées autour de l’inscription au calendrier de la session de la motion d’interpellation de l’honorable Delly Sessanga, à l’endroit du Premier ministre. Mais aussi la motion de censure contre le gouvernement du CDC des députés Kiakwama Kia Kiziki et Mokonda Bonza.
Des sources concordantes renseignent que le député Sessanga serait prêt à relancer sa motion d’interpellation à l’endroit du Premier ministre. Tandis que le CDC soutient que la motion de censure contre le gouvernement devrait être inscrite à l’ordre du jour pour qu’ elle soit débattue dès la première plénière.
Déclaration relayée par celle de l’Opposition MLC-ODR-CD/UN sur la situation alarmante du pays dans tous les secteurs de la vie nationale. C’est-à-dire, dégradation de l’économie, hausse de l’inflation, mauvaise gestion des acquis de la transition, absence d’une politique nationale intégrée, consciente, cohérente, détérioration de la situation sociale, reprise des affrontements à l’Est et recul de l’Etat de droit. D’où cette exigence d’un changement radical dans la conduite des affaires de l’Etat.
Une plénière annonciatrice des lendemains fertiles au regard du discours de la rentrée parlementaire prononcée par le vice-président de l’Assemblée nationale, Christophe Lutundula. «Nous ne pouvons plus continuer à faire des contrôles et des recommandations sans lendemain sous peine de nous décrédibiliser aux yeux de l’opinion….La tâche qui nous attend est à la fois énorme et exaltante. Elle ne laisse aucune place à la distraction, ni à l’intrigue, tant elle requiert de la part de ceux qui s’y adonnent intelligence et attention soutenue ». Des propos du vice-président de l’Assemblée nationale qui circonscrivent le climat sous lequel se déroulera la présente session parlementaire ouverte le 15 septembre 2009.
D’emblée, le vice-président de l’Assemblée nationale avait critiqué le retard mis par le gouvernement dans le dépôt du projet du Budget à la date prévue par la Constitution. C’est-à-dire, le 15 septembre. Et même encore si ce projet du budget était déposé, l’Assemblée nationale a décidé de ne l’examiner qu’après que le gouvernement aura expliqué «les raisons de l’inexécution du Budget 2008 tel qu’il a été voté par le Parlement et promulgué par le Président de la république afin qu’à leur niveau les parlementaires rectifient le tir, s’il échet, au cours de l’examen du prochain budget ». Le gouvernement sait donc à quoi s’en tenir. Mieux, le Premier ministre est attendu de pied ferme à l’Assemblée nationale.
(PKF)
Le Potentiel
Last edited: 24/09/2008 18:01:17