Au programme, plusieurs projections des films congolais et d’ailleurs. Un accent sera également mis sur la culture des valeurs démocratiques et patriotiques.
Le monde culturel congolais peut déjà se préparer à accueillir un événement heureux. Il s’agit de la tenue d’un nouveau festival du cinéma encore en gestation dénommée « Tableau noir –Ecran blanc ».
Ce nouveau festival est l’initiative de Zandu film/Kinshasa, une association culturelle congolaise spécialisée en production cinématographique. Selon nos sources, cet énième festival congolais a une originalité, c’est la transformation des tableaux noirs en écran blanc. Un concept unique qui familiarisera le monde éducatif à celui du cinéma. Il se déroulera du 10 au 31 octobre prochain à Kinshasa et précisément dans les districts du Mont-Amba et de la Tshangu.
En effet, le festival du cinéma « tableau noir- écran blanc » vise à promouvoir le septième art par des projections des films courts-métrages dans les écoles, suivis des ateliers et concours cinématographiques.
Ce festival se veut une nouvelle opportunité de susciter le goût du cinéma chez les élèves et par cela les encadrer sur le langage cinématographique. Il vise également de créer une pépinière de jeunes cinéphiles, cinéastes et réalisateurs congolais aguerris et outillés.
Selon les mêmes sources, cette première édition serait partie de bon pied. On note déjà quelques partenariat avec « festimaj », un festival français international des films d’écoles de Lyon ; une vingtaine d’écoles de la capitale ; Zandu Films/Belgique, une université de la place ; la Rtnc, le Centre culture français Halle de la Gombe, l’ambassade de France et autres dont la confirmation n’est plus qu’une question d’heures.
Il nous revient que le Directeur et le Coordonnateur de ce festival en horizon, sont respectivement messieurs Jules Koyagile et Aimé Banza, tous deux de Zandu films Kinshasa.
Au programme, plusieurs projections des films congolais et d’ailleurs. Un accent sera également mis sur la culture des valeurs démocratiques et patriotiques.
Pendant les ateliers qui seront animés par les professionnels de Festimaj de France, les élèves apprendront entre autres les différentes approches cinématographiques, les techniques d’écriture et de scénarimage, de découpage, de tournage et de post-production.
A la fin des ateliers, les élèves pourront réaliser un film qui sera rendu publique.
Il faut noter que toutes ces étapes ne sont pas une mince affaire. Mais les animateurs de ce festival restent ouverts et optimistes et attendent les apports d’autres personnes et acteurs de bonne volonté afin de gagner ce pari.
Car, selon eux, la réussite de cet événement est par ricochet une nouvelle opportunité de l’éclosion du génie créateur congolais en général et de la jeunesse en particulier.
Le festival du cinéma « Tableau noir –écran blanc » mérite d’être soutenu car il est temps que le cinéma congolais renoue avec le professionnalisme et, en même temps, se taille une place de choix dans le concert de nation.
Une sonnette d’alarme est donc ainsi lancée envers les autorités ayant la culture dans leurs attributions afin que ce festival congolais soit un jour, inscrit au rang d’autres festivals étrangers de renom tels que Fespaco, Fespam, Cora et pourquoi pas Cannes ou les Oscars.
Les Congolais ne manquent pas d’imagination mais bien souvent la motivation.
(BT/PKF)
Patou Kanzi/L’Avenir
Last edited: 23/09/2008 18:46:19