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Bonjour | 02/12/2008 4:52 | English Make DC Home page | RSS feed

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Avocats, notaires, conservateurs des titres immobiliers et experts comptables sont associés par la Banque centrale du Congo dans le cadre de la campagne de sensibilisation, en RDC, à la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Le lundi au salon Virunga de l’hôtel Memling, c’était le tour des avocats, notaires, conservateurs des titres immobiliers de s’entretenir avec les experts de la BCC, qui travaillent sur ce sujet depuis la mise en œuvre d’une commission ad hoc en son sein en 2002. Compte tenu de l’importance de l’événement et de l’impact combien nuisible de ces deux phénomènes dans l’économie, le gouverneur de la Banque centrale du Congo a marqué de sa présence hier lundi le lancement de cette campagne, dont la clôture intervient aujourd’hui mardi, avec les experts comptables prestant en RDC. La lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme ne peuvent pas se faire sans un concours efficace de l’appareil judiciaire. C’est ce qui a justifié la présence, à cette cérémonie de lancement, du procureur général de la République et du premier président de la Cour suprême de justice. Dans son mot de circonstance, le gouverneur Masangu a réitéré tout l’intérêt que le gouvernement accorde à la mise en place, à l’échelle nationale, d’un mécanisme efficace et cohérent de lutte contre ces phénomènes, devenus du fait de la globalisation, une gangrène pour l’économie mondiale.

C’est depuis 2002, a-t-il rappelé, que le gouvernement de la RDC avait arrêté la « Stratégie nationale de lutte contre la corruption, le blanchiment des capitaux et la criminalité transnationale organisée ». C’est à cette époque, a-t-il fait savoir, que la BCC a vu l’Etat congolais lui confier la charge de piloter en ce qui le concerne, le processus de cette lutte à travers, notamment la définition du cadre légal de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme ainsi que la mise en place d’un dispositif opérationnel de lutte.

Il faut dire que la lutte contre ces deux phénomènes a pris une autre dimension depuis l’adoption en Conseil des ministres du 29 août 2008 de trois projets de décrets portant respectivement l’organisation et fonctionnement de la Cellule des renseignements financiers (Cenaref) ; de la création du Comité consultatif contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (Colub) ; et de la création du Fonds de lutte contre le crime organisé (Folucco).

Malgré ces avancées significatives, le gouverneur de la BCC n’a pas manqué de souligner d’autres étapes qui restent à franchir. Il s’agit, entre autres, de l’implantation effective de la Cenaref, de l’élaboration d’une nouvelle et plus dynamique stratégie nationale de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, etc.

La date qui a tout changé

Depuis le triste événement du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, plusieurs pays ont décidé de mettre en commun leurs efforts pour barrer la route au double phénomène de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme.
C’est le travail confié au Groupe d’actions financières sur le blanchiment des capitaux (GAFI), qui pilote au niveau mondial, à côté des institutions de Bretton Woods (Fonds monétaire international et Banque mondiale), des actions de sape visant directement ces deux phénomènes, considérés désormais comme un véritable fléau. Mais, ces efforts mondiaux ne peuvent trouver d’écho que s’ils sont reliés au niveau national par des actes visant à décourager les grands acteurs de ces circuits maffieux de circulation des capitaux.

En RDC, c’est la BCC, en vertu de son statut d’autorité monétaire, qui pilote toutes les initiatives de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Il s’agit essentiellement, pour elle, de verrouiller l’accès au circuit bancaire en veillant au strict respect des procédures prévues en la matière. Mais, comment la Banque centrale peut lutter efficacement contre ces fléaux si ses actions ne reçoivent pas d’écho de la part du gouvernement.
Le blanchiment des capitaux permet au crime d’être payant, car les criminels peuvent ainsi occulter et rendre légitimes les sommes d’argent provenant d’activités illégales.

Selon de récentes estimations, le blanchiment des capitaux dans le monde se chiffrerait en milliards de dollars américains par an. Ces fonds illicites permettent à des blanchisseurs de financer de multiples autres activités criminelles.

Par ailleurs, le blanchiment des capitaux encourage la corruption, influence de façon négative la prise de décisions dans le domaine économique, aggrave les problèmes sociaux et menace l’intégrité des institutions financières.
De plus en plus, les blanchisseurs ont maintenant accès aux moyens électroniques du secteur financier qui se caractérisent par leur rapidité et par leur facilité d’emploi.

Vu la vaste ampleur de cette forme de criminalité, il est essentiel que les organismes de réglementation et de répression coopèrent au niveau international en vue de découvrir l’origine et la source des fonds illicites et de saisir les avoirs des criminels. D’où, l’implication dans ce combat ; l’objectif final étant celui de sécuriser le système bancaire congolais, en reconstitution.

(C.L/PKF)

MMC/LP

Last edited: 23/09/2008 18:57:06

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