Le déroulement de deux matches Al Hilal-Mazembe et Coton sport-Enyimba a créé une vive indignation qui a fait dire à d’aucuns que la CAF était en train d’étouffer le football africain en appliquant une politique discriminatoire à l’endroit de “ zone de foot ”.

Suite aux frustrations et mécontentements créés, l’équipe de Issa Hayatou devrait faire amende honorable ou démissionner.
Les deux derniers matches comptant pour la 6ème journée des quarts de finale de la 12è ligue de la Confédération africaine de football (CAF) ont suscité une vive indignation aussi bien à Khartoum qu’à Kinshasa où on se demande à quoi a rimé la dictature du staff dirigeant de la CAF dans la programmation des rencontres Al Hilal-Mazembe et Coton sport-Enyimba le week-end dernier.
L’organisation du football en Afrique vient de montrer, une fois de plus, que la bureaucratie de la Confédération africaine de football (CAF) n’est pas toujours étrangère à la défaite ou à la victoire obtenue sur le terrain par certains clubs ou certaines équipes nationales. En cause, des attitudes et autres décisions qui font ressortir que le sentiment l’emporte dans l’administration du sport roi sur le continent noir.
Se référant à la dernière interférence du staff dirigeant de la CAF 4 ans la programmation des rencontres Al Hilal -Mazembe et Coton sport -Enyimba, un sportifkinois a déclaré sous le sceau de l’anonymat: “ Ce que vient d’expérimenter à ses dépens le TP. Mazembe ne me surprend pas du tout. L’Afrique est répartie en zones de football, et la notre est la mal aimée on ne pourra jamais la laisser se relever aux fins de préserver des enjeux continentaux mais aussi par rapport à un positionnement vis-à-vis de l’Europe et de l’Amérique qui bénéficient d’une longueur d’avance en matière de football ”.
Dictature de la caf
Cette analyse est faite en rapport avec les deux derniers matches du groupe B, comptant pour la 6ème journée de la phase en poule de la Ligue des champions de la CAF. Pour des rasions connues de lui seul, le secrétariat général de la CAF s’est agité au point de violer ses propres règlements. Prévues initialement pour le samedi 20 septembre 2008, ces rencontres (T.P. Mazembe - Al Hilal et Coton Sport- Enyimba) vont êtres disputés de manière décalée. C’est-à-dire le 19 septembre 2008, pour la première et le 20 septembre 2008 pour la seconde.
Prise au dépourvu, la Fecofa réagit le 15 septembre 2008 pour protester. “ Nous venons par la présente manifester notre désapprobation sur la modification du calendrier du match qui doit opposer 1’équipe soudanaise d’El Hilal au T.P. Mazembe de la République démocratique du Congo dans le cadre du match retour du groupe B de la 12ème édition de la ligue des champions ”, écrit Constant Omari Selemani, président de la Fecofa. Bien plus, il relève qu’initialement prévu à la date du 20 septembre 2008, nous sommes surpris de constater que ce match soit ramené à la date du 19 septembre 2008 sans motivation plausible ”.
La suite réservée à la Fecofa est faite sur un ton péremptoire qui en dit long sur des intentions cachées du signataire. Le secrétaire général de la Fecofa termine sa missive par ces mots : “ Nous vous informons donc que cette décision est finale et que le match devra se jouer impérativement le vendredi 19 septembre 2008 ”.
C’est sans appel et Benito Musolini n’en dirait pas plus. La Fecofa s’incline face à l’incapacité du tout puissant staff de la Caf. Toutefois, elle relève : “ Nous accusons réception de votre lette menaçante du 15 septembre 32008 relative à notre réclamation au sujet du changement de calendrier du match°124 ”La Fecofa s’était imagée que la requête de la fédération soudanaise devrait être prise en compte dans le strict respect de l’article 5 alinéa 10 des règlements qui régissent la compétition en cours.
Constant Omari note aussi, avec raison, que la décision prise par la Caf l’a été “ sur des bases inquiétantes ”. La suite des événements a montré qqu’il s’agissait bel et bien d’un plan mijoté pour couler coûte que coûte le T.P Mazembe et à travers lui, la RDCL’arbitrage du match Coton Sport et Enyimba a été plus éloquent que le résultat de la veille permettait de réussir des arrangements.Aucun doute sur le complot.
Fâcheux précèdent
Or, les quatre équipes du groupe B devaient croiser le fer le même jour. Quant à la date du match, elle doit être communiquée à l’équipe adverse dix jours au moins à l’avance. Ces dispositions réglementaires ont été battues en brèche, la CAF s’étant chargé d’aviser les deux adversaires seulement cinq jours auparavant. Le ton fasciste a été usé aussi à l’endroit de Al Hilal du Soudan qui avait également protesté contre cette dictature de l’équipe de Issa Hayatou.
Celle-ci devrait en principe démissionner. Pour avoir joué un rôle néfaste dans l’organisation de la compétition. Créant ainsi un fâcheux précédent. Elle a agi à visage découvert, contrairement aux autres fois où elle le faisait de manière subtile. Le non-initié n’y voit que du feu. Or, le football est classé “ sport roi ”. Par conséquent, il devrait être entouré de toute la majesté et autres attributs accessoires qui participent de sa royauté.
La dictature du staff de la CAF dans la programmation des dernières rencontres de la compétition ne favorise en rien la stimulation qui devait relever le football africain au niveau international. Pour des raisons non avouées, certaines zones du foot africain sont démotivées et découragées au profit de celles dont on tire des dividendes sur le plan sentimental et autres.
A l’analyse, Issa Hayatou et son équipe devraient démissionner. Leur coup réussi indique qu’il est long le chemin qui conduit à la concrétisation des ambitions des candidats africains au niveau de la Fifa (Fédération internationale de football association). C’est même une gageure. Présider aux destinées du football mondial demeure une gageure tant que l’on ne se sera pas débarrassé des pesanteurs liées à la proximité, à la préférence, à la discrimination.
(TH/PKF)
Willy Kabwe/Le Potentiel
Last edited: 23/09/2008 15:21:39