En effet, ces atrocités ont débuté il y a de cela plus de trois semaines. Au cours desquelles, plusieurs victimes se sont fait dépouiller et massacrer innocemment.

Ces derniers temps, de plus en plus d’actes de vandalisme sont perpétrés au camp Kabinda (Onatra), non loin de aérodrome de N Dolo. Des jeunes gens des deux ailes de ce camp séparés par l’avenue Luambo Franco (ex-Bokassa), se font extrêmement violence les uns contre les autres et vice versa. Ce qui se passe c’est pire que « Kuluna », qui est une forme de vaine guerre civile entre quartiers ou communes mais qui ne concerne que les auteurs, des jeunes gens dans la plupart des cas, communément appelés « Pomba ». Pourtant, ces échauffourées du Camp Kabinda dépassent les limites même de la barbarie du phénomène « Kuluna d’autant plus que qu’on n’épargne personne alors personne dans ces violences. Enfants, jeunes comme adultes, peu importe rage ou le sexe, tout le monde subit la fureur des gangs du camp Kabinda.
Aux racines de ce conflit récurrent dans cette partie de la capitale, selon les échos qui nous sont parvenus de l’Union des Jeunes futurs responsables du Congo, un jeune homme du camp de l’autre côté de Barumbu avait été copieusement battu par les « pomba » du même camp mais du côté de la commune de Kinshasa.
Ce qui va susciter directement une grande colère des compères de la victime qui se sont décidés de venger à outrance sans autre forme de procès. C’est ainsi que l’antagonisme brutale et sans scrupule a pris place au milieu des jeunes du Camp Kabinda, au su et au vu des autorités tant communales que policières.
En effet, ces atrocités ont débuté il y a aujourd’hui plus de trois semaines. Au cours des quelles, plusieurs victimes se sont fait dépouiller et massacrer innocemment. A titre illustratif, l’exemple le plus frappant est celui de M. John Botono âgé de 26 ans. Photographe de son état, John s’est livré aux mains des ses destructeurs un bon jour alors qu’il revenait de sa tournée. Ignorant totalement la tension existante dans son quartier, ce jeune homme de Barumbu pourtant, s’est permis de traverser l’autre côté du camp à la commune de Kinshasa. C’est là qu’il a été agressé et dépouillé jusqu’à ses chaussures par les chevronnés de Kuluna.
Heureusement pour lui, il n’est pas mort bien que rossé jusqu’à l’agonie. Pour ne pas évoquer le cas d’une autre victime qui est un maçon nommé Ntumba, présentement hospitalisé, ces batailles devenues habituelles ont déjà causé maintes fois la désolation au Camp Kabinda.
Il sied d’insister que, l’ampleur de ces échauffourées étant accentuée actuellement depuis plus d’une semaine dans ce camp, la vie des personnes vulnérables est sérieusement menacée. Les élèves ne savent plus fréquenter leurs écoles de crainte d’être malmenés par les « pomba ». Il en est de même avec les femmes vendeuses qui déplorent la menace. Et même bon nombre de chrétiens de la commune de Kinshasa, adeptes de la paroisse Saint Rombaut de Barumbu ont du mal à se rendre à l’église.
Dans l’entre-temps la situation s’aggrave, nous rassure l’Union des jeunes futurs responsables du Congo, une Asbl basée dans la commune de Barumbu que lutte contre les antivaleurs au sein de la société. La police de proximité s’estime incapable de maîtriser cette situation vu le nombre réduit d’éléments qui la constitue. C’est pourquoi, il est prié aux autorités policières ayant la charge de la sécurité de la ville province de Kinshasa de s’impliquer activement pour enfin anéantir cette animosité de ces jeunes gens des communes de Barumbu et Kinshasa.
(Milor/PKF)
Le petit Baende/L’Avenir