Révélation par le journal Le Soft d’un viol que le 2ème Vice-président de l’Assemblée nationale Marc Mvuama avait perpétré il y a six ans à Kikwit au Bandundu sur une petite fille de 12 ans à l’époque avec attestation par les médecins de la brutalité de l’acte qui aurait détruit toute possibilité de maternité pour la frêle victime.

Le feuilleton de l’affaire Marc Mvuama, le 2ème Vice-président de l’Assemblée nationale, passe à une phase supérieure avec la révélation d’un viol brutal que le représentant du Palu au bureau de la Chambre basse du Parlement avait commis à Kikwit sur une frêle mineure de 12 ans. A Kikwit, soutenue par le parti Palu, la jeune fille accuse : “ J’ai été violée ”. “ Violée avec violence ”, précise le tribunal qui avait incarcéré le 2ème Vice-président de l’Assemblée nationale. Les faits remontent à 2002. la jeune fille, Bienvenue Kimbanfu ? vendeuse de cacahuètes au marché a 12 ans……
A Kikwit soutenue par le parti Palu, la jeune fille accuse : “ J’ai été violée ”. “ Violée avec violence ”, précise le tribunal qui avait incarcéré le IIème Vice-président de l’Assemblée nationale.
Les faits remontent à 2002. La jeune fille, Bienvenue Kimbanfu, vendeuse de cacahuètes au marché, a 12 ans. Elle a ses organes génitaux littéralement tracassés lors de la pénétration, atteste un médecin, Dr. Kongolo, rapporte-t-on au “ Soft International ”. Elle a perdu sa virginité et pourrait ne plus jamais avoir à concevoir. “ Cet homme est un monstre, qui a perpétré un crime inqualifiable sur une mineure ”, tonne un membre de la Société civile locale qui se rappelle les violences sexuelles de RDC. Elles ne se commettent pas seulement dans les Kivu militarisés. Enième épisode d’une incroyable saga Marc Mvuama Anedu.
“ Le Soft International ” doit le dire d’emblée à ses lecteurs : une fois de plus, votre journal s’est longuement posé la question s’il fallait revenir sur cette salace saga Marc (le prénom de l’autre Marc - Belge - celui-là, Dutroux) Mvuama Anedu. Fort embarrassé par cette nouvelle histoire, le journal s’est bien posé la question. Faut-il mettre à la place publique l’histoire de cette jeune villageoise kikwitoise, happée, abusée par la violence, ensanglantée, par un homme six fois plus âgé qu’elle, et qui aurait pu être son arrière-parent et qui, mis aux arrêts par la justice, trouva l’air libre contre une chèvre et 300 FC (même pas un dollar) ?
Comme chaque fois qu’il s’est trouvé devant un tel dilemme, “ le Soft International ” a interrogé les textes qui fondent sa profession, la morale publique et l’image de nos Institutions et de notre démocratie naissante. Il y a eu “ l’affaire mercure ” à Pay-Kongila dans Masi Manimba, Kwilu qui a fait tant de bruits et à laquelle personne n’a donné suite. Ni la justice saisie, ni l’Assemblée nationale saisie. Il y a cette affaire salace de l’épouse - la quatrième -accusée sans preuve d’adultère.
Traînée dans la boue, contrainte de vivre désormais cachée parce que traquée par un mari - IIème Vice-président de l’Assemblée nationale - qui a lâché derrière elle des officiers supérieurs de l’armée nationale alors qu’à Kikwit, les parents signalent des inconnus rôdant autour de leur maison. Et, à Bulungu, Kwilu, on parle d’un coup du même type que celui de Pay-Kongila, perpétré par le même Mvuama sur le coltan tout récemment découvert.
L’homme y débarque, et opère dans la plus grande tranquillité, en terrorisant les autorités locales. Même mode opératoire : véhicule de l’Etat banalisé (à Pay Kongila, ce fut un pick-up de la Monuc, assure-t-on), gardes de corps, force armée, invocation du pouvoir d’Etat qu’il représente : “ Je suis un bulldozer. On m’appelle bulldozer. Je reviendrai. rassurez-vous ”. Quelle image nos pouvoirs donnent-ils d’eux-mêmes ? Quelle image notre démocratie donne-t-elle ? Y a-t-il pas eu malentendu ?
Depuis peu, Marc Mvuama Anedu a transformé son bureau du Palais du peuple et son escorte motorisée en forteresse. Il veut faire impression, frapper les esprits, semer la terreur. Désormais, six malabars au moins se dressent immobiles devant son énorme porte boise d’un Palais du Peuple construit par la coopération chinoise du temps de Mobutu, où il s’est terré, où n’entre et d’où ne sort ni silhouette humaine, ni ombre de dossier d’Etat.
Cas psychiatrique ?
Et vous dites que la Chambre basse du Parlement est l’Institution de la République qui marche le mieux ? Faut-il qu’on taise tout cela pour se faire bonne conscience devant le peuple abusé ? Au nom de quoi donc ?
Sur l’histoire de l’épouse “ adultérine ”, notre journal écrivait, le 1er septembre, mot à mot: “ Le Soft International ” avait exclu toute possibilité de traiter dans ses colonnes une affaire aussi salace que boueuse. S’il se résout à le faire aujourd’hui, c’est convaincu de l’urgence d’en relever son aspect tragique, mais surtout du parfait malentendu qui a entouré l’exercice démocratique dans notre pays. Il y a comme un besoin, une nécessité, une urgence, de servir dans cette énième crise de R-dC. Au fond, que reste-t-il de la presse si elle se désintéresse de relever la boue qui noircit et avilit les respectables façades de nos sanctuaires ? ” (éd. n° 960 datée 1er septembre 2008).

C’est cette même raison que le journal invoque aujourd’hui pour traiter de ce drame humain: l’histoire d’une jeune villageoise abîmée dans son humanité, par un homme six fois plus âgé, une Autorité nationale élue démocratiquement par le peuple, qui a abusé de son pouvoir, se proclame “ Docteur, Professeur d’Université ”, se moque du fait que ses semblables ne soient pas aussi bardés de titres universitaires, incapable cependant de rédiger correctement une phrase de français alors qu’il est spécialiste de la linguistique - et, pire ! de développer la logique cartésienne.
Et, par-dessus tout, membre d’un parti Palu qui se dit socialiste communiste- “ révolutionnaire ”, réparateur des torts commis par des dictateurs impénitents ! Et, last but not least : au moment où notre pays est fiché dans le monde comme abritant le plus grand nombre de violeurs, civils et hommes armes, nationaux comme étrangers. Il a été le seul pays africain à être invité au dernier Colloque sur les violences sexuelles dans le monde...
Des femmes rd-congolaises militantes sur des médias internationaux d’exiger que nos cours et tribunaux soient désormais fortement investis par des femmes magistrates, seules, à leurs yeux, pouvant susceptibles de comprendre leurs semblables du même sexe, et sévir ces crimes atroces.
Quand les hommes disent ces organisations féminines, sont portées d’“ humilier encore la femme violée ” et de lui enlever ce qui lui reste: son âme. Sur l’histoire de l’époux trompé ou de l’épouse adultérine, dans l’édition du “ Soft International ” (ci-dessus citée), notre journal écrivait : “ A supposer qu’il s’agisse d’une histoire fondée, a-t-on déjà vu sur cette terre des hommes un cocu sauf souffrant de détériorations mentales s’exposer et exposer lui-même son épouse à la place publique ?
Quand il s’agit d’un homme public soucieux de la dignité et du prestige de la fonction qu’il occupe, ne déflorons-nous pas la fonction publique elle-même ? ” Au Palu où, peu à peu, les langues se délient, on explique que Marc Mvuama a eu dans le passé à consulter des médecins pour un cas de dysfonctionnement mental... Si cela est vrai, n’a-t-il pas un problème, s’agissant d’un dossier médical qui aurait dû être mieux examiné ? La Chambre basse qui fait des lois, contrôle le gouvernement serait-elle un repaire de fous- ou, à tout le moins, de demi-fous ?
Dix à quinze ans de prison ferme en Belgique
En Belgique, les infractions sexuelles font l’objet du chapitre du code pénal intitulé “ De l’attentat à la pudeur et du viol ”. Plusieurs articles de ce chapitre visent particulièrement les infractions dont les mineurs sont victimes.
Si la plupart de ces articles prévoient une aggravation de peine lorsque la victime est mineure, l’âge apparaît comme un élément constitutif de l’infraction dans deux cas : - tout acte de pénétration sexuelle commis sur un enfant de moins de quatorze ans est réputé constituer un viol, même si le jeune est consentant; l’attentat à la pudeur, lorsqu’il est commis sans violences ni menaces, n’est qualifié d’infraction que si la victime est âgée de moins de seize ans. Elles sont qualifiées d’attentats à la pudeur. Le code pénal distingue l’attentat à la pudeur commis avec violences ou menaces de l’attentat à la pudeur commis sans violences ni menaces.
L’article 373 du code pénal, qui vise l’attentat à la pudeur commis avec violences ou menaces, prévoit des peines plus lourdes lorsque la victime est mineure : - s’il s’agit d’un enfant de moins de seize ans, la durée de la peine de prison est comprise entre dix et quinze ans ;
s’il s’agit d’un mineur de plus de seize ans, la durée de la peine de prison est comprise entre cinq et dix ans. Pour mémoire, lorsque la victime est majeure, la peine de prison est comprise entre six mois et cinq ans. Étude de législation comparée en° 133, mars 2004 - Les infractions sexuelles commises sur les mineurs. Il faut souligner qu’aux moments des faits, à Kikwit, Bienvenue Kimbanfu, née le 28 décembre 1990, avait l’âge de douze ans. Son criminel Mvuama trouva l’air libre après un règlement coutumier : une chèvre et 300 FC. A-t-il cessé ses crimes ?
(Milor/PKF)
Le Soft
Last edited: 22/09/2008 17:28:36