Le député national Richard Muyej n’agite certes pas une sonnette d’alarme mais bien un avertissement à prendre au sérieux par la classe politique pour rectifier le tir de son action avant qu’il ne soit trop tard dans la maîtrise de son délicat défi de la reconstruction du pays

Le temps est à la rentrée tous azimuts relançant une effervescence notoire dans plusieurs domaines de la vie nationale au pays. Cela est remarqué aussi bien dans le secteur de l’enseignement avec la trépidante rentrée scolaire émaillée de soubresauts de grève, que dans le médical tout aussi agité par la grogne des médecins et du personnel auxiliaire de santé. La bousculade dans le monde politique est par ailleurs constatée avec la rentrée parlementaire à l’occasion de l’ouverture de la session ordinaire de septembre dans les deux chambres du Parlement. Le contexte est particulier parce qu’il s’agit d’une session qui intervient à mi-chemin de la législature, d’où le début des comptes qui peuvent influer sur l’avenir politique même de bien de mandataires. Le moment est donc critique et en saisir déjà les enjeux n’est pas de mauvaise guerre.
Le très avisé député national élu du Katanga Richard Muyej Mangeze Mans profite de cette rentrée pour commenter ces enjeux de l’heure. Dans les confidences ci-après à Digitalcongo.net, il stigmatise ces enjeux en débordant en commentaires sur d’autres sujets préoccupants de la vie politique dans le pays tel le problème crucial des failles de la communication, les réalités spécifiques de son patelin, le Katanga, notamment la part du très branché gouverneur de la province cuprifère Moïse Katumbi, la guerre à l’Est et le dossier non moins controversé du contrat conclu entre le gouvernement et une firme américaine CTC appelée à offrir une expertise sur la dynamisation de la principale régie financière du pays.
Comme à son habitude, le député Muyej présente une analyse sans complaisance des réalités déballées pour convier aussi bien ses pairs de l’institution législative que le gouvernement à mettre résolument le sérieux dans l’action à déployer. Parce que, selon M. Muyej, il est question de rectifier le tir avant qu’il ne soit trop tard dans la maîtrise de la situation. Les considérations et observations que le député émet sont d’un intérêt évident. En voici la substance dans le texte de l’interview ci-après.
Honorable Muyej, vous voici revenu des vacances parlementaires pour repartir à ce mi-chemin déjà de l’actuel mandat législatif avec une session parlementaire donnée de très gros enjeux politiques qui représentent même de nouvelles et sérieuses menaces de déstabilisation des institutions. Globalement comment percevez-vous ce contexte politique ?
C’est, à mon avis, un contexte politique particulièrement délicat. Parce que nous devons déjà maintenant commencer à préparer les éléments qui devront constituer le bilan à présenter à notre peuple par rapport aux engagements pris lors des campagnes électorales. Qu’il s’agisse de nous-mêmes en tant que députés ou qu’il s’agisse du Président de la République, pour nous qui sommes de sa famille politique. Nous aurons désormais un autre regard face au travail du gouvernement. Nous avons démarré assez tendrement puisqu’il fallait éviter de travailler dans le stress. Mais maintenant, face aux engagements pris par le gouvernement, vous constaterez peut-être au cours de cette session et au cours des sessions à venir que les parlementaires seront de plus en plus exigeants. Parce qu’il y va non seulement de leur devenir politique, mais aussi d’une question d’ordre moral : quand on a pris des engagements, il faut les honorer.
Nous sommes dans une législature assez délicate. Notre peuple se trouve dans un creux profond après plus de trois décennies de destruction. Elle a tendance à attendre tout de suite des solutions. Il faut privilégier le dialogue, il faut privilégier la circulation de l’information, il faut privilégier la communication pour que notre peuple comprenne qu’il y a des efforts qui sont déployés pour trouver des solutions à ses multiples problèmes. Mais il faut aussi des signaux qui puissent rassurer notre peuple, c’est-à-dire des actions visibles. Devant le vide, il y a risque de vivre une fronde populaire ; il faut absolument déployer des efforts qui aideraient à déboucher sur des résultats palpables.
Je sais que la situation est difficile et qu’il n’y a pas de moyens, mais il faut recréer l’esprit de travail ; notre peuple doit comprendre qu’il doit travailler, qu’il doit participer à l’effort de reconstruction et de développement. Il faut rapidement briser cet esprit d’attentisme et faire que nos concitoyens soient réarmés moralement pour se sentir pleinement concernés par l’action initiée par la haute hiérarchie du pays, c’est cela créer la dynamique de changement.
Heureusement que vous revenez des vacances parlementaires, période entre toutes importante pour les contacts utiles avec votre base. Comment avez-vous passé cette période. A-t-elle été un moment de ressourcement pour vous personnellement et en quoi en étiez-vous marqué ?
Cette période m’a particulièrement édifié. Je suis rentré quelque peu déçu, parce que nous avons fait un travail remarquable au niveau du Parlement : des textes de lois ont été débattus et votés, le Chef de l’Etat en a promulgué quelques uns, mais il y a absence totale de vulgarisation. Le peuple n’est pas au courant de ce qui se fait au Parlement. Le peuple ne connaît pas le contenu des lois que le Chef de l’Etat publie. Il faudra rapidement des stratégies pour que notre peuple adhère à la dynamique de changement. Toutes ces lois sont destinées à marquer la rupture avec l’ordre ancien. Mais comment voulez-vous susciter l’adhésion de notre peuple au nouvel ordre s’il n’en comprend même pas la motivation, le contenu et l’esprit des enjeux. Je crois qu’il y a là un effort à faire au niveau du gouvernement pour la vulgarisation des textes, au niveau des élus pour la sensibilisation et l’animation des campagnes d’information, mais aussi les politiques locaux pour un effort d’encadrement. Il faut absolument des stratégies qui amènent tout le monde à un travail concerté de manière à ce que notre peuple se sente encadré dans ce processus délicat de démocratisation.
Nous allons bientôt entrer dans la phase de la décentralisation qui a été attendue par notre peuple depuis très longtemps pour espérer enfin accéder au bien-être, mais nous avons comme l’impression, au niveau des cadres et au niveau de la base, que les gens n’ont pas le même entendement des notions de décentralisation et de découpage. Si l’encadrement n’est pas bien opéré, nous risquons de mal négocier cet important tournant de notre histoire.
Justement la population que vous avez dû contacter pendant les vacances parlementaires, avez-vous perçu des critiques de sa part dans ce sens qu’il reprocherait aux parlementaires de n’avoir pas réalisé ses attentes. Peut-être, comme vous le dites, vos actions ne sont pas bien perçues, mais vous avez senti au moins la critique ?
La critique, nous l’avons très vite perçue. J’ai compris qu’il y a à la base un problème de manque d’information. Parce que chaque fois qu’on a eu des contacts et qu’on arrivait à faire des révélations sur le travail déjà abattu au niveau de l’Assemblée nationale et du Sénat, nous avions comme l’impression que les gens s’étonnaient. C’est vous dire qu’il y a là une rupture au niveau de la communication. Il faut faire un effort ; on ne peut pas prétendre reconstruire ou développer si on néglige l’information. Il y a là un apport attendu des médias, un apport attendu de toute autre organisation, notamment les Eglises, les Ong, la société civile, pour que les actions initiées au niveau du Gouvernement ou du Parlement soient suffisamment expliquées de manière à obtenir, comme je l’ai dit, l’adhésion de notre peuple.
Puisque vous parlez de cette faille de la communication, n’avez-vous pas une idée sur la stratégie devant y palier dans le sens d’une plus efficace réorganisation de cette communication ? On a tout un ministère de l’Information et de la presse, on parle de beaucoup de journaux et autres médias en RDC, mais comment expliquer cette faille de la communication ?
C’est un problème d’organisation et il faut avoir à l’esprit que nous avons un pays immense, que nous avons des provinces immenses, c’est ce qui justifie l’option du découpage territorial qui, à mon avis, est tout-à-fait fondée et nécessaire. Il faut réduire la taille des entités pour que l’autorité soit proche de ses administrés, de manière à ce qu’une fois saisie, l’information puisse atteindre rapidement tous les contours des entités. Donc il y a là un problème de structures qu’il faut installer à tous les niveaux pour canaliser l’information. Je prends un simple exemple : toutes les lois promulguées par le Chef de l’Etat sont publiées dans le Journal Officiel. J’ai visité moi-même l’antenne de Kinshasa qui en est l’antenne principale, ce n’est pas facile d’y avoir un texte quand on le veut, parce que les moyens mis à leur disposition sont modiques et ils n’ont presque pas d’équipements. Alors que dire des provinces qui sont éloignées de la capitale où le Journal Officiel n’est même pas représenté. Et quand il est représenté, c’est un bureau vide. Je crois qu’il faut qu’on soit conscient encore une fois qu’il faut rapidement rétablir les réseaux pour rendre aisée la circulation de l’information et il faut soutenir l’effort de communication. Ce sont deux outils indispensables susceptibles d’aider à obtenir l’adhésion du peuple à la dynamique de développement.
Venons-en plus particulièrement encore à votre patelin, le Katanga, une province avec des problèmes spécifiques. Tout récemment, avant même que vous n’alliez en vacances parlementaires, le Katanga était au centre des critiques selon lesquelles cette province aurait des tendances à se refermer sur elle-même à la faveur de la décentralisation. Que pouvez-vous en redire ?
Je crois que le Katanga souffre encore au niveau de l’opinion nationale de son histoire. Vous vous rappellerez qu’en 1960-1963, le Katanga, du moins une partie du Katanga, a vécu comme un Etat indépendant avec Moïse Tshombé. C’était une sécession déclenchée de manière spectaculaire et dont l’écho continue encore à retentir dans certaines oreilles…
Mais c’est de l’histoire ancienne que la grande majorité de jeunes Congolais actuels ne connaissent même pas pour n’avoir pas vécu à cette époque…
Même des gens qui n’ont pas connu cette situation, et c’est ce qui est étonnant, évoquent encore ce souvenir. Mais personnellement je vous dirais que je n’en suis pas du tout gêné, c’est de l’histoire. Mais continuer à tout interpréter en fonction de cette période de l’histoire du Katanga, c’est exagéré et c’est même injuste ! A la longue cela peut être frustrant. Je crois que les compatriotes d’autres provinces, surtout ceux de Kinshasa, doivent faire un effort pour apprécier de manière juste et objective les événements tels qu’ils se déroulent au Katanga. Il faut éviter de baigner dans la calomnie !
Le Katanga n’a aucune intention de s’éloigner du pouvoir, surtout comme vous le savez, le pouvoir actuel est géré par l’un de ses fils : Joseph Kabila est originaire du Katanga. Et je ne vous apprends rien en disant qu’en Afrique les choix sont souvent faits sur base de sentiments tribaux ou régionaux. C’est donc une raison de plus pour que les gens se tranquillisent. Et quand on relit l’histoire économique de ce pays avec objectivité, on réalise que pendant des décennies, le Katanga a contribué de manière remarquable à la constitution du budget national ; à concurrence de 75 %.
Tout récemment encore, vous avez suivi l’effort du Chef de l’Etat pour la reconstruction à travers les accords chinois : le Katanga a une fois de plus offert ses gisements comme support minier pour financier ce programme de reconstruction des infrastructures sociales, des axes routiers et ferroviaires au niveau de tout le pays. Et quand vous considérez cela, je crois que vous conviendrez avec moi qu’il n’y a pas plus nationaliste que Katangais. Mais comment est-ce que les gens choisissent d’ignorer de telles réalités qui sont tout-à-fait palpables et préfèrent s’attarder sur des calomnies ? Il faut que les esprits se redressent. Je crois que c’est, encore une fois, le fait de l’inversion des valeurs. Nous devons conjuguer des efforts pour rétablir l’échelle des valeurs morales et vous verrez que dans une situation normale où les gens se respectent, chacun sera apprécié à sa juste valeur.
Toujours à propos du Katanga, il est curieux de constater que, d’une part, il y a beaucoup de gens qui réclament que votre gouverneur, M. Moïse Katumbi, vienne à Kinshasa pour entrer dans le prochain gouvernement en cas de remaniement, mais, d’autre part, il y a des échos selon lesquels au Katanga on n’aimerait pas voir le gouverneur Moïse Katumbi abandonner son poste à la tête de la province cuprifère, parce que sa gestion estimée efficace de cette dernière doit continuer. Pourtant son expertise serait peut-être intéressante au plan national. Qu’est-ce que vous en dites ?
Je crois qu’il faut éviter d’entretenir des spéculations. Il faut éviter de faire de la confusion. Moïse Katumbi a été élu gouverneur du Katanga. Il mène des actions et il est aussi à mi-chemin de son mandat, il s’efforce de réunir les éléments qui devront constituer son bilan. Parce qu’il s’agit du Katanga tout entier et non des villes du Katanga. Donc je crois qu’il a encore besoin de poursuivre son action au niveau de la province. C’est une province immense. Il aurait voulu que dans tous les recoins de la province on sente les effets de son travail, mais je crois qu’il y a encore beaucoup à faire, et je ne vois pas d’où viendrait l’initiative de le sortir de cette province pour qu’il vienne travailler à Kinshasa, au niveau central ; surtout que la tendance est de délocaliser les centres d’impulsion du sommet à la base, et que les actions devraient partir de la base : les initiatives devraient se prendre à partir de la base. Vous comprendrez qu’une telle démarche est en contradiction avec la dynamique telle que nous la comprenons au niveau du Parlement.
Précisément parce que le gouverneur de province Moïse Katumbe affiche une expertise remarquable, est-ce que vous verriez d’un mauvais œil qu’il arrive au niveau central apporter cette expertise ?
Je viens de vous dire que la décentralisation signifie la délocalisation des centres d’impulsion du sommet à la base. Cela veut dire que les profils qu’on juge nécessaires pour accélérer le processus de développement ont bel et bien leur place à la base, pas au sommet. Parce que, quand vous lisez les charges telles qu’elles sont réparties dans la Constitution, je crois qu’il y a gros à faire au niveau des provinces. Kinshasa sera un site de débats, un site d’orientations et un site d’instructions ; c’est tout un autre profil qu’il faut rechercher.
Considérons maintenant le problème crucial de l’heure : encore une fois la guerre interminable à l’Est. Quelle lecture faites-vous de cette situation qui devient exaspérante pour le peuple qui ne comprend plus ce qui arrive dans le Kivu.
C’est une guerre absurde. Et je me demande si ceux qui sont manipulés pour faire cette guerre à partir de l’Est se sentent réellement, dans leur conscience, Congolais ! Parce qu’ils créent la désolation, ils créent constamment la panique, ils créent la mort. Je suis souvent surpris d’apprendre qu’ils veulent négocier avec le gouvernement. Si pour négocier avec le gouvernement il faut que le sang coule, je crois alors que nous appartenons à des civilisations différentes.
J’ai comme l’impression que ces gens méritent des actions qui puissent les amener à se taire définitivement. Il faudrait que nous puissions nous concentrer réellement sur cette question et que nous puissions user de tous les moyens pour que, par la force, nous puissions taire définitivement cette situation. Bien sûr que le Chef de l’Etat privilégie le processus déjà déclenché de la paix, la sensibilisation se poursuit. Mais si nous ne sommes pas écoutés, il faudra tout faire avec l’aide de la Communauté internationale pour imposer la paix par la force.
Vous dites bien avec l’aide de la Communauté internationale, mais la population semble ne pas comprendre le rôle que joue cette Communauté internationale, parce qu’on considère que c’est même elle qui bloque le processus de paix.
Encore une fois je crois que la population n’est pas suffisamment informée. J’ai suivi ce qui s’est passé à l’Est. Cette fois-ci je peux vous dire que la Monuc est intervenue de manière efficace.
Bon ! Cette crise de l’Est, comme vous le comprenez, est en train d’handicaper, en fait, le programme de la reconstruction. Nous sommes dans une situation assez compliquée. Croyez-vous vraiment que le train de la reconstruction est bel et bien parti ?
Le train de la reconstruction est bel et bien parti. Mais ce qui est gênant pour des nationalistes que nous sommes, c’est que ce train parte en laissant une fraction du pays en dehors de la dynamique. C’est cela qui est inquiétant. Si vous voyez le Chef de l’Etat se déplacer et prendre le risque de se retrouver lui-même au front, c’est ce souci qui l’anime ; il s’est engagé à pacifier tout le pays et à soutenir l’élan de la reconstruction nationale. Il est tout-à-fait gênant de constater qu’il y a mauvaise foi établie pour éloigner une bonne partie du pays de la dynamique de la reconstruction. Cela demeure un cas de conscience et nous devons nous sentir tous interpelés.
Il y a un des problèmes qui est en rapport avec la reconstruction, c’est la bonne gouvernance et la bonne gestion. Vous êtes membre du Conseil d’administration d’un office clé des régies financières du pays, l’Ofida. En ce moment le gouvernement semble vouloir mettre en marche toutes batteries pour la doter de meilleurs moyens d’action et ainsi de renflouer au mieux les ressources financières de l’Etat. A ce propos l’exécutif vient de signer un contrat avec une société américaine appelée à apporter son expertise dans l’amélioration du renflouement des recettes de l’Ofida. Or cette disposition soulève aussi des critiques et semble ne point être comprise. Qu’est-ce que vous en dites ?
Moi-même quand j’ai eu l’information pour la première fois, j’étais surpris que quarante-huit ans d’indépendance après, l’on donne l’impression de vouloir remplacer les cadres nationaux par une expertise extérieure. Cela est gênant et je ne suis pas personnellement informé de preuves que cette expertise importée peut effectivement apporter des changements au niveau de l’office. Mais aux dernières nouvelles j’apprends que l’Ofida a enfin été associée aux discussions pour revoir certaines clauses et adapter le contrat aux réalités du pays, de manière à préserver la souveraineté nationale.
Il y a un avenant qui se négocie et j’espère que le souci, c’est de faire que la dignité du Congolais ne soit pas totalement bafouée. Si les choses sont arrangées dans ce sens, voyons voir. Mais je crois qu’il faut que nous nous fixions une échéance pour nous permettre d’évaluer effectivement cette nouvelle compétence. Il faut qu’on puisse se convenir sur une période d’essai pour voir si réellement ces accords porteront des fruits. Il faudrait éviter de laisser courir longuement un terme et constater l’échec à l’échéance du terme convenu.
Ce genre de contrat, vous trouvez qu’il soit normal qu’il ait été traité en dehors du Parlement ?
Ce sont des dispositions techniques, mais je crois que le Parlement en sera informé. Mais pour ma part, ce qui m’avait choqué au départ est que l’Ofida n’était même pas associée aux discussions, alors que l’expertise nationale se trouve là dedans. Des ministres tout seuls ne peuvent pas prétendre avoir la connaissance de toutes les structures de l’Etat. Il faut de l’humilité et faire confiance à l’expertise nationale dans les différents services de l’Etat. Et cette fois je vous confirme que cette expertise vient enfin d’être associée aux discussions et nous attendons les résultats.
Avez-vous un autre sujet qui vous tient à cœur et que vous aimeriez évoquer particulièrement ?
Rien de particulier, mais le souci de voir tous les Congolais se mobiliser derrière le Chef de l’Etat pour mettre fin aux dangereuses tracasseries qui perdurent à l’Est. Que le gouvernement prenne conscience de ses responsabilités et qu’au niveau du Parlement nous devons nous remettre à l’esprit que quand nous nous présenterons devant notre peuple, nous devrions d’abord soumettre notre bilan à son appréciation avant de solliciter un nouveau mandat. Il nous faut donc prendre de nouvelles attitudes, dès maintenant.
Aussi puis-je me permettre d’ajouter la joie que je ressens en apprenant à l’instant que la famille du Chef de l’Etat s’est agrandi d’un beau garçon ; je saisis l’occasion pour les féliciter, Maman Olive Lembe Kabila et lui-même pour cette nouvelle grâce. Que le Seigneur Tout-Puissant les comble de toutes ses bénédictions.
Propos recueillis par Daniel Nzuzi/MMC
Last edited: 22/09/2008 17:47:12