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Bonjour | 02/12/2008 3:34 | English Make DC Home page | RSS feed

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Le spectre de l’implosion plane sur le pays. A l’Hémicycle, le décor est quasi planté pour une confrontation entre l’Exécutif et le Parlement sur l’état du pays. Au gouvernement d’organiser la contre-attaque. Nombreux sont les congolais qui observent avec anxiété la situation quasi chaotique du pays caractérisée par l’insécurité à l’Est sur fond d’une grogne sociale qui va en s’exacerbant. Plus le temps passe, plus la spirale de la décrépitude s’abat sur la RD Congo appelée à se ressaisir pour se remettre en phase avec sa population. “ Le pays va mal ”, entend t-on dire un peu partout. Une sorte de malaise étreint désormais les congolais, réduits à l’expec­tative devant la dynamique exterminatrice de leur exis­tence, rongée à petit feu.

Aujourd’hui plus qu’hier, le Parlement semble incarner les espoirs de tout un peuple pour autant qu’il veut jouer à fond son rôle de censeur de l’Exécutif. Nombreux sont les congolais qui observent avec anxiété la situation quasi chaotique du pays caracté­risée par l’insécurité à l’Est sur fond d’une grogne sociale qui va en s’exacerbant. Plus le temps passe, plus la spirale de la décré­pitude s’abat sur la RD Congo appelée à se ressaisir pour se re­mettre en phase avec sa popula­tion.

“ Le pays va mal ”, entend-on dire un peu partout. Une sorte de malaise étreint désormais les congolais, réduits à l’expectative devant la dynamique extermina­trice de leur existence, rongée à petit feu. Aujourd’hui plus qu’hier, le Parlement semble incarner les espoirs de tout un peuple pour autant qu’il veut jouer à fond son rôle de censeur de l’action gou­vernementale. Lorsque des repré­sentants des enseignants saisis­sent l’occasion de la rentrée par­lementaire pour présenter leurs revendications aux députés, la symbolique traduit la confiance vouée désormais à l’institution parlementaire, au-delà des cli­chés et autres préjugés négatifs.

La rentrée parlementaire est, pour ainsi dire, perçue par nom­bre des concitoyens comme une opportunité tendant à impulser la dynamique de changement pour remettre le pays sur son piédes­tal. Le président ad intérim de cette institution, Christophe Lutundula avait donné le ton dans son discours d’ouverture en plai­dant pour la redynamisation du contrôle parlementaire qui ne doit plus être considéré comme le ven­tre mou de l’activité parlementaire. Des dispositions particulières, a­-t-il souligné, devront être prises pour un contrôle efficace - assorti des sanctions - de l’exercice bud­gétaire de l’Etat. Cela veut dire que les députés entendent désormais jouer pleinement leur rôle en cir­conscrivant l’action gouvernemen­tale dans les limites du contrat passé avec le peuple. Une façon de dire que, dorénavant, les rapports entre les deux institutions vont dépasser les limites du pro­tocolaire pour s’investir dans un débat de fond axé sur les atten­tes des populations.

Le décor de la confrontation planté

En tant que représentants du peuple, les députés et séna­teurs entendent, cette fois-ci, ne pas donner un cheque en blanc à l’Exécutif dont ils regrettent la nonchalance dans l’exécution des recommandations lui transmises. Plusieurs députés et sénateurs ont - dans la foulée de l’ouverture de la session budgétaire de sep­tembre - eu des mots durs à l’en­droit du gouvernement embou­chant, de ce fait, la trompette de la critique facile.

A la lumière des appréciations ainsi ressassées, il appert que le gouvernement Gizenga assume par devers lui tous les dérapages et déséquili­bres constatés dans la conduite de la vie publique, avec en arrière fond, un marasme économique sans précédent. L’action du gou­vernement est systématiquement mutilée à l’Hémicycle tant au ni­veau de la majorité que de l’oppo­sition, les uns et les autres étant presque convaincus du risque d’implosion qui plane sur le pays. Le discours ainsi développé à toute la latitude de germer et de faire tâche d’huile dans une opi­nion publique quasi conditionnée au regard de la précarité de l’envi­ronnement socio-économique ac­tuel. Le premier vice-président de l’Assemblée nationale n’a fait qu’enfoncer le clou en se risquant dans une évaluation de l’action gouvernementale, une thématique sensible abordée souvent avec tact et circonspection, question de ne pas blesser certaines sus­ceptibilités.

De la nonchalance dans la matérialisation des cinq chantiers aux controverses autour de l’ap­plication du Smig et de la bourse d’études, les détracteurs du gou­vernement avaient matières à tout. Ils ne sont pas allés de mains mattes pour fustiger la tendance du gouvernement à saborder l’échéancier constitutionnel en rapport avec le dépôt du projet de loi budgétaire. Non seulement que le budget 2008 n’a pas été appli­qué conformément aux prévisions établies, mais de plus, n’a pu ju­guler l’épineuse question des sa­laires des fonctionnaires demeu­rée en état. D’où, la demande faite au gouvernement d’allouer aux services de sécurité, aux ensei­gnants et aux médecins, des cré­dits substantiels à travers le bud­get 2009, et ce, pour faire face à la tension sociale devenue très perceptible avec plusieurs mouve­ments des grèves.

Sans ambages, Christophe Lutundula a de­mandé que le gouvernement puisse s’expliquer sur l’exécution partielle du budget 2008, et sur­tout, sur le non-paiement des sa­laires de certains enseignants pour les mois de février et mars. En fait, le décor est quasi planté pour un affrontement en règle en­tre deux institutions dont les rapports ont souvent été tendus. L’oc­casion est tout indiquée pour dé­rouler la machine de la défiance, ou encore, du retrait de confiance. Comme si l’histoire se répète, nous revoici devant le même cas de figure qui avait prévalu lors de la présentation du budget 2008 avec en soubassement, une fronde parlementaire dirigée con­tre le premier ministre et toute son équipe. A la différence que, cette fois-ci, les données en présence semblent être en défaveur de l’Exé­cutif au regard du rapprochement contre nature constaté entre la majorité et l’opposition autour de certaines questions d’intérêt gé­néral. Les tireurs des ficelles qui martèlent sans cesse sur l’idée d’un probable remaniement se re­trouvent dans cette nouvelle dy­namique.

Sachant qu’il incarne désor­mais les espoirs d’un peuple visi­blement abattu et écrasé par tant d’années de souffrance, le Parle­ment entend régler ses comptes au gouvernement à la faveur de la présentation du budget 2009. De quoi interpeller le gouvernement qui doit affûter ses armes dans la perspective de cette confrontation qui s’annonce houleuse. Des ministres dont les secteurs sont en mauvaise posture devraient éga­lement prendre la mesure des enjeux pour préparer leur défense, car à l’allure où vont les choses, les questions orales à adresser certains d’entre eux, vont se succéder en cascade.

Penser organiser la contre-attaque

A tout prendre, le gouverne­ment doit éviter de se présenter au Parlement en victime expia­toire même si l’évolution socio­économique ne plaide pas en sa faveur par ces temps de basse conjoncture. En effet, ce ne sont pas les arguments qui manquent à ce gouvernement pour contrer les offensives parlementaires. Les résultats réalisés en terme de mobilisation des ressources finan­cières en appui aux programmes de développement en général, et de cinq chantiers en particulier, sont énormes. Alors que les prin­cipaux indicateurs commençaient à afficher des signaux de relâche­ment à fin 2006, jusqu’au premier trimestre 2007, un renversement des tendances a pu être observé dès avril 2007. Aussi a-t-on pu assister dès le mois de mai 2007 à une maîtrise du taux d’inflation qui passa de 18,20% à 9,96%. Le Franc congolais a maintenu sa valeur, n’accusant qu’une dépré­ciation de 10% par rapport à l’exer­cice 2006.

Bien que ces résultats aient fléchi vers fin 2007, essentielle­ment a cause des nécessités liées à la gestion de la condition sécuritaire alors préoccupante à l’Est du pays, la situation a été vite maîtrisée dès début 2008. In fine, ce cadre macro économique a constitué un terrain propice pour des performances en termes de mobilisation des ressources inter­nes. Les régies financières ont, grâce à une batterie des mesures mises en oeuvre, réalisé des re­cords importants par rapport aux années antérieures, dotant l’Etat congolais de moyens de sa politi­que. Pour ne se focaliser que sur le premier trimestre de l’année en cours, le taux de performance s’est situé à hauteur de 123%. Les recettes publiques ont déjà pu fi­nancer différents chantiers dont la voirie urbaine à Kinshasa, des équipements pour la réhabilitation de la voirie de Kananga, et tant d’autres actions.

S’agissant de la coopération bilatérale et multilatérale, de nou­veaux bailleurs n’ont cessé d’af­fluer au pays pour se juxtaposer aux partenaires traditionnels. En­tre-temps, le pays s’évertue dans un effort d’atteinte le point d’achè­vement de l’Initiative PPTE, syno­nyme de déblocage des fonds supplémentaires (près de 4 mil­liards gérés au niveau du club de Paris) et de remise de la dette.

Visualiser les efforts consentis...

A tout prendre, il y a lieu de relever qu’un effort a été consenti par le gouvernement pour amélio­rer, tant soi peu, le quotidien des congolais. Toutefois, son effort constant de booster l’économie congolaise en maintenant l’élan des reformes et en créant des conditions favo­rables au développement intégral du pays, sont annihilés par des interférences qui obstruent la visi­bilité de son action. Tel est le cas de la résurgence des conflits ar­més à l’Est qui hypothèque le pro­cessus du rétablissement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du pays, un des fondamentaux liés à l’amélioration du cadre des af­faires. Quitte à présenter ces dif­ficultés non comme une excuse, mais comme des imprévus entra­vant la bonne exécution du pro­gramme du gouvernement qui, loin de se résigner, poursuit sans désemparer le combat du développement.    

(SL/Th/GW/Yes)

AD/Uhuru

Last edited: 20/09/2008 14:22:58

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