Signature à Kinshasa entre la Miba et deux banques sud-africaines des accords de prêts de financements d’un montant de 140 millions de dollars US en faveur de la société minière congolaise pour lui permettre de relancer ses activités et accroître sa production diamantifère
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C’est une bouffée d’oxygène pour la Minière de Bakwanga. Qui désormais devra revêtir sa robe d’antan. En effet, avec la signature jeudi, au cercle Elaeis, des accords de prêts de financements d’une hauteur de 140 millions de dollars américains entre cette société représentée, d’un côté par son Président Administrateur Délégué, Kabongo Fuila et, de l’autre, par deux banques sud-africaines, en l’occurrence IDC et DBSA, plus rien ne peut freiner la relance de cette société d’économie mixte. Le tout, à l’honneur de la ministre du Portefeuille, Jeannine Mabunda qui n’a ménagé aucun effort pour l’aboutissement de ces accords.
Au-delà de la relance de la MIBA, ces accords vont permettre de garantir l’emploi de 5.000 travailleurs. Ce qui concrétise la réalisation de l’un des cinq chantiers de la République, et par ricochet, un des axes prioritaires de l’action gouvernementale. Avec ce financement, la Miba pourra, non seulement renouveler son outil de production et assurer désormais la paie régulière des travailleurs, mais également se libérer de ses créanciers extérieurs.
C’est là un motif de fierté certes pour son Président Administrateur Délégué, Kabongo Fuila, qui, saluant ces accords en a profité pour dévoiler les objectifs que le comité de gestion s’est assigné à l’issue de sa désignation à la tête de cette entreprise mixte. Ces objectifs sont axés sur deux points, notamment assurer la survie de la MIBA, une société mixte fragilisée par une crise multiforme qui frappe tout l’Etat et qui l’a placée en cessation d’activités et de paiement. Les installations industrielles presque désertées étaient exposées au vandalisme avec comme conséquence la destruction de certains outils nécessaires à la production.
C’est dans cette perspective, qu’il a fallu chercher à trouver les financements pour sa réhabilitation et redémarrer la production dans sa capacité actuelle pour remonter la pente du progrès. C’est aujourd’hui un pari gagné en seulement quinze mois de son action.
Grâce à un prêt de 11 millions de dollars contractés l’année dernière auprès de la Raw Bank, la Miba a réussi à maintenir ses structures de production. Et puisque les choses ont bien évolué, ce montant est totalement déjà remboursé à ce jour. Et la société a pu acheter des intrants et se procurer, en plus, quelques nouvelles pièces de rechange.
Ce financement constitue une action plus forte qui va exiger une gestion transparente et efficace. Le redressement de la Miba va, à coup sûr, permettre à coup l’autre redressement économique de toute la province du Kasaï Oriental. Quoi de plus normal pour le Président Administrateur Délégué que de témoigner sa gratitude au Président de la République, Joseph Kabila pour son implication dans la résolution des problèmes de cette société. Et au Premier Ministre Antoine Gizenga pour ses efforts et son soutien dans l’action de sauvetage de la MIBA.
Un satisfecit également du côté sud-africain.
“ La signature de ces accords de financements vient ainsi cimenter les relations existant déjà entre les deux pays. Elle permet aussi un climat propice au développement de la RD. Congo en donnant à la MIBA les possibilités de reconquérir ses lettres de noblesse et sa gloire de poumon économique pour le pays… ” C’est le mot d’encouragement du représentant de l’IDC, lequel s’est montré conscient du rôle joué jadis par cette société d’économie mixte.
Et de soutenir que ces accords ont permis de préserver, comme on la souligne plus haut, 5.000 emplois et donner également une meilleure vie à tout le monde. En signant ces accords, a-t-il ajouté, il y a une responsabilité à nous, et à l’équipe dirigeante de la MIBA d’accroître sa capacité optimale et à continuer dans l’avancement de ses activités. Par la même occasion, ils vont permettre de renforcer la cohésion sociale des citoyens.
Même sentiment partagé par le Représentant de la DBSA pour que ces accords viennent concourir à la consolidation de la paix et de la démocratie afin de permettre au pays d’atteindre la vision commune que la SADC et l’Union Africaine ont établies pour le développement du continent. Et de souhaiter enfin que cette occasion contribue à améliorer la vision de la MIBA pour qu’elle devienne un fait réel. “ De notre côté, nous ferons de notre mieux pour nous joindre à ce voyage. Car, le succès de la MIBA sera aussi notre succès ”. Des propos qui résument tout le comportement et dénotent de l’engagement de son institution à l’endroit de la MIBA.
Tous ces propos ont allumé une fière chandelle de la ministre du Portefeuille Jeannine Mabunda. Celle-ci n’a pas manqué de revenir sur sa vision de la reforme des entreprises du Portefeuille de l’Etat, qui constitue un chantier délicat. Point n’est besoin d’évoquer, ici, son implication personnelle auprès du Gouvernement, après des débats houleux y relatifs au Parlement et portant sur l’avenir de cette société sombrant autrefois dans une crise aiguë et devenue non compétitive. Un plaidoyer qui rencontrera l’assentiment de l’Etat congolais qui consentira d’injecter en 2007,44 millions de dollars américains au titre de subvention.
Un montant, a-t-elle souligné, dont aucune autre entreprise du Portefeuille n’a bénéficié jusqu’à ce jour. Et cela pour parer au plus pressé et maintenir les structures de cette société. A cela s’ajoute un autre prêt, à court terme, de 11 millions de dollars américains obtenus auprès de la Raw Bank, qui a été remboursé grâce à la garantie de l’Etat en lieu et place de la MIBA et ce, à hauteur de 900.000 USD par an. L’on ne saura oublier dans cette circonstance le soutien de la BCDC.
Avec la signature de ces accords, la MIBA passe pour un projet pilote d’envergure et ouvre la voie à d’autres entreprises d’Etat en pourparlers avec ces firmes Sud-africaines, a indiqué Jeannine Mabunda. Et d’en appeler finalement à une gestion saine et orthodoxe de l’équipe dirigeante de la MIBA.
Se refusant de crier victoire, elle a laissé entendre que le plus dur reste à faire. Quitte à la MIBA, et à elle seule, de convaincre les banquiers.
Enfin, il y a lieu d’apprécier, à sa juste valeur, l’aboutissement heureux et en un temps record, de ces accords amorcés seulement en janvier 2008.
(DN/Ern./GW/Yes)Hubert Kadima/Uhuru
Last edited: 20/09/2008 14:21:09