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Bonjour | 02/12/2008 4:50 | English Make DC Home page | RSS feed

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Signature à Kinshasa entre la Miba et deux banques sud-africaines des accords de prêts de financements d’un montant de 140 millions de dollars US en faveur de la société minière congolaise pour lui permettre de relancer ses activités et accroître sa production diamantifère C’est une bouffée d’oxy­gène pour la Minière de Bakwanga. Qui désormais devra revêtir sa robe d’an­tan. En effet, avec la si­gnature jeudi, au cer­cle Elaeis, des accords de prêts de financements d’une hauteur de 140 mil­lions de dollars américains entre cette société représentée, d’un côté par son Président Admi­nistrateur Délégué, Kabongo Fuila et, de l’autre, par deux banques sud-africaines, en l’occur­rence IDC et DBSA, plus rien ne peut freiner la re­lance de cette société d’économie mixte. Le tout, à l’honneur de la mi­nistre du Portefeuille, Jeannine Mabunda qui n’a ménagé aucun effort pour l’aboutissement de ces accords.

Au-delà de la relance de la MIBA, ces accords vont permet­tre de garantir l’emploi de 5.000 travailleurs. Ce qui concrétise la réalisation de l’un des cinq chan­tiers de la République, et par rico­chet, un des axes prioritaires de l’action gouvernementale. Avec ce financement, la Miba pourra, non seulement renouveler son outil de production et assurer désormais la paie régulière des travailleurs, mais également se libérer de ses créanciers extérieurs.

C’est là un motif de fierté cer­tes pour son Président Administrateur Délégué, Kabongo Fuila, qui, saluant ces accords en a pro­fité pour dévoiler les objectifs que le comité de gestion s’est assi­gné à l’issue de sa désignation à la tête de cette entreprise mixte. Ces objectifs sont axés sur deux points, notamment assurer la sur­vie de la MIBA, une société mixte fragilisée par une crise multiforme qui frappe tout l’Etat et qui l’a pla­cée en cessation d’activités et de paiement. Les installations indus­trielles presque désertées étaient exposées au vandalisme avec comme conséquence la destruc­tion de certains outils nécessai­res à la production.

C’est dans cette perspec­tive, qu’il a fallu chercher à trouver les financements pour sa réhabi­litation et redémarrer la production dans sa capacité actuelle pour remonter la pente du progrès. C’est aujourd’hui un pari gagné en seulement quinze mois de son action.

Grâce à un prêt de 11 mil­lions de dollars contractés l’année dernière auprès de la Raw Bank, la Miba a réussi à maintenir ses structures de production. Et puis­que les choses ont bien évolué, ce montant est totalement déjà remboursé à ce jour. Et la société a pu acheter des intrants et se procurer, en plus, quelques nou­velles pièces de rechange.

Ce financement constitue une action plus forte qui va exiger  une gestion transparente et effi­cace. Le redressement de la Miba va, à coup sûr, permettre à coup l’autre redressement économique de toute la province du Kasaï Oriental. Quoi de plus normal pour le Président Administrateur Délé­gué que de témoigner sa gratitude au Président de la République, Jo­seph Kabila pour son implication dans la résolution des problèmes de cette société. Et au Premier Ministre Antoine Gizenga pour ses efforts et son soutien dans l’ac­tion de sauvetage de la MIBA.

Un satisfecit également du côté sud-africain.
“ La signature de ces ac­cords de financements vient ainsi cimenter les relations existant déjà entre les deux pays. Elle permet aussi un climat propice au développement de la RD. Congo en donnant à la MIBA les possi­bilités de reconquérir ses lettres de noblesse et sa gloire de pou­mon économique pour le pays… ” C’est le mot d’encouragement du représentant de l’IDC, lequel s’est montré conscient du rôle joué ja­dis par cette société d’économie mixte.

Et de soutenir que ces ac­cords ont permis de préserver, comme on la souligne plus haut, 5.000 emplois et donner égale­ment une meilleure vie à tout le monde. En signant ces accords, a-t-il ajouté, il y a une responsa­bilité à nous, et à  l’équipe diri­geante de la MIBA d’accroître sa capacité optimale et à continuer dans l’avancement de ses activi­tés. Par la même occasion, ils vont permettre de renforcer la cohésion sociale des citoyens.

Même sentiment partagé par le Représentant de la DBSA pour que ces accords viennent concourir à la consolidation de la paix et de la démocratie afin de permettre au pays d’atteindre la vision com­mune que la SADC et l’Union Afri­caine ont établies pour le dévelop­pement du continent. Et de sou­haiter enfin que cette occasion contribue à améliorer la vision de la MIBA pour qu’elle devienne un fait réel. “ De notre côté, nous fe­rons de notre mieux pour nous joindre à ce voyage. Car, le suc­cès de la MIBA sera aussi notre succès ”. Des propos qui résu­ment tout le comportement et dé­notent de l’engagement de son institution à l’endroit de la MIBA.

Tous ces propos ont allumé une fière chandelle de la ministre du Portefeuille Jeannine Mabunda. Celle-ci n’a pas manqué de reve­nir sur sa vision de la reforme des entreprises du Portefeuille de l’Etat, qui constitue un chantier délicat. Point n’est besoin d’évo­quer, ici, son implication person­nelle auprès du Gouvernement, après des débats houleux y rela­tifs au Parlement et portant sur l’avenir de cette société sombrant autrefois dans une crise aiguë et devenue non compétitive. Un plai­doyer qui rencontrera l’assenti­ment de l’Etat congolais qui con­sentira d’injecter en 2007,44 millions de dollars américains au titre de subvention.

Un montant, a-t-elle souligné, dont aucune autre entreprise du Portefeuille n’a bénéficié jusqu’à ce jour. Et cela pour parer au plus pressé et main­tenir les structures de cette so­ciété. A cela s’ajoute un autre prêt, à court terme, de 11 millions de dollars américains obtenus auprès de la Raw Bank, qui a été rem­boursé grâce à la garantie de l’Etat en lieu et place de la MIBA et ce, à hauteur de 900.000 USD par an. L’on ne saura oublier dans cette circonstance le soutien de la BCDC.

Avec la signature de ces accords, la MIBA passe pour un projet pilote d’envergure et ouvre la voie à d’autres entrepri­ses d’Etat en pourparlers avec ces firmes Sud-africaines, a indiqué Jeannine Mabunda. Et d’en appe­ler finalement à une gestion saine et orthodoxe de l’équipe diri­geante de la MIBA.

Se refusant de crier victoire, elle a laissé entendre que le plus dur reste à faire. Quitte à la MIBA, et à elle seule, de convaincre les banquiers.

Enfin, il y a lieu d’apprécier, à sa juste valeur, l’aboutissement heureux et en un temps record, de ces accords amorcés seule­ment en janvier 2008.

(DN/Ern./GW/Yes)

Hubert Kadima/Uhuru

Last edited: 20/09/2008 14:21:09

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