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Bonjour | 02/12/2008 3:53 | English Make DC Home page | RSS feed

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Les deux Chambres du Parlement ont profité de la rentrée parlementaire actuelle pour reposer le problème du changement de gouvernement comme irréversible alternative de nécessaire pulsion nouvelle des institutions de l’Etat face à la situation critique de l’heure Pas une seule note positive à travers les deux discours des présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale. Tous les indicateurs relevés sont au rouge. Signes évidents d’un bouleversement certain. Preuves ? Les réactions politiques tant de l’Opposition que de la majorité sur l’action du gouvernement, le rapport sans complaisance de la Banque mondiale et la Société fi­nancière internationale “ Doing Business 2009 ” qui crucifie le gouvernement pour ne pas favoriser un bon climat des affaires. Tous ces faits ramassés, les jours du gouvernement sont comptés. Désavoué.

Le moment est venu de regar­der la vérité en face et de prendre des dispositions qui s’impo­sent pour améliorer l’action du gouvernement. Cela dans l’inté­rêt supérieur de l’Etat et de la Nation. Aussi, tout accord ou toute alliance politique ne peut que s’inscrire dans cette logique et non précipiter le pays vers un suicide collectif.

En effet, l’actualité natio­nale reste dominée par la rentrée parlementaire qui s’est effectuée le 15 septembre. Une rentrée parlementaire qui marque égale­ment une rentrée politique qui s’annonce fertile en rebondisse­ments. Les deux discours des présidents du Sénat et de l’As­semblée nationale n’ont laissé planer aucun doute. L’on doit in­contestablement s’attendre à des bouleversements au sein des ins­titutions nationales. Particulière­ment au niveau du gouverne­ment, en charge de la gestion du quotidien de la Nation. Tel le cas de la situation sécuritaire dans le pays, précisément à l’Est où le gouvernement n’a pas encore rempli son contrat d’offrir une paix effective aux populations congolaises de cette partie du territoire national.

Parlant de l’action géné­rale du gouvernement, le prési­dent du Sénat a qualifié “ d’er­ratique ” le cadre macroécono­mique. Il a relevé les dérapages et surtout les “ écarts significatifs ”­ entre le budget voté et le budget exécuté, avant de stig­matiser le non respect de la Constitution par le gouvernement en matière de dépôt de budget. Il a invité tout le monde, particulièrement le gouvernement à rompre avec les pesanteurs du passé, le doute et la peur ”. Il s’est interrogé sur la lenteur qui caractérise la mise en oeuvre des réformes indispensables à une action éclatante de l’Etat.

De son côté, le vice-pré­sident de l’Assemblée nationale a déploré l’inefficacité du gou­vernement et le non-respect de ses engagements. Notamment en ce qui concerne le non dépôt du Collectif budgétaire, les projets à impact visible. Les augmenta­tions des salaires sont restées en dessous des prévisions votées par le Parlement, les bourses d’étude promises aux étudiants finalistes des universités et insti­tuts supérieurs versées sporadi­quement.

-Aussi, a-t-il annoncé l’in­terpellation du gouvernement pour qu’il “ explique les raisons de l’inexécution du budget 2008 tel qu’il a été voté par le Parlement et promulgué par le président de la République ”. En plus, il s’est attardé longuement sur le dysfonctionnement de l’Exécutif au risque de provoquer des conflits de compétence au sein même du gouvernement et avec les entités provinciales. Sur un ton sévère, le vice-président de l’Assemblée nationale a tapé du poing sur la table: “ Nous ne pouvons plus continuer à faire des contrôles et des recomman­dations sans lendemain sous peine de nous décrédibiliser aux yeux de l’opinion. Désaveu manifeste.

Certes, l’on concèderait à certaines personnes qui affirment qu’il s’agit là d’un discours de caractère général et n’engage nullement la majorité parlemen­taire. Mais autant le président de la République engage la nation dans ses discours pour refléter le point de vue des populations, autant les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale déga­gent les préoccupations de tous les parlementaires, les représen­tants de la Nation.

En plus, ce serait un sui­cide politique si cette majorité naviguait à contre courant de la volonté populaire. Les deux dis­cours marquant la rentrée parle­mentaire ont dépeint la situation exacte de la Nation.

Le hôla de la ban­que mondiale

Ce tableau peu reluisant n’est pas seulement dépeint par le Sénat et l’Assemblé nationale. Mais également par nos partenaires extérieurs, notamment la Banque Mondiale et la Société financière internationale, SFI. Dans leur rapport “ Doing Bu­siness 2009 ”, elles affirment que la République démocratique du Congo ne favorise nullement un “ bon climat d’affaires ”. Raison pour laquelle elle ne fi­gure pas en bonne place dans le palmarès de ces deux institutions financières. L’absence des ré­formes et des documents juridiques, les tracasseries policières en sont les causes principales.

Le FMI de son côté s’est toujours plaint de la mauvaise exécution du programme du gou­vernement. Raison pour laquelle cette institution a un droit de re­gard sur l’élaboration du budget avant de donner “ son ”. Mais la déception est toujours au rendez-vous avec les missions d’évaluation. Ce qui explique le fait que la RDC n’a jamais atteint le point d’achève­ment pour bénéficier du Pro­gramme PPTE. D’où l’absence de programme avec le Fonds monétaire international.

Autre désaveu.

Un changement radical

Enfin, l’Opposition politi­que n’a pas voulu rater cette ren­trée politique. Dans deux mes­sages, elle a donné de la voix.

Gilbert Kiakwama et Mokonda Bonza de la Conven­tion des Démocrates Chrétiens, (CDC), se sont insurgés contre l’immobilisme, les manquements, les dérapages et les dysfonction­nements du gouvernement. Ces faits flagrants, constate le CDC “ nous oblige à demander à la représentation nationale, dans l’intérêt de l’Etat et de la Nation, une motion de censure contre le Premier ministre. Le CDC invite le Parlement à ne plus porter 1’opprobre de  l’immobilisme et de l’incapacité de l’Exécutif national. Le Parle­ment doit répondre, par un vote courageux et historique, aux aspirations du Peuple Congo­lais ”.

De son côté, l’autre fac­tion de 1’Opposition politique, MLC-ODR-CD/UN, réaffirme “ la nécessité d’un change­ment radical dans la conduite de l’affaire de l’Etat ”. Encore un désaveu.

En fait, tout ceci ne vient que renforcer les rumeurs concordantes autour de l’imminence d’un remaniement du gouverne­ment. Les jours de l’équipe Gizenga sont comptés.

(DN/Ern./GW/Yes)

Le Potentiel

Last edited: 17/09/2008 15:57:00

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