La session ordinaire de septembre consacrée au budget de l’Etat a été ouverte lundi au Palais du Peuple. Les discours de circonstance tant à l’Assemblée nationale qu’au Sénat ont fustigé le gouvernement pour mauvaise exécution du budget 2008 de même que pour immobilisme face aux problèmes de l’heure dans le pays

La Salle des Congrès du Palais du Peuple a revêtu sa plus belle robe à l’occasion de la cérémonie ouverture solennelle de la session ordinaire de septembre. Parmi les personnalités de marque présentes dans la salle, le président du Sénat Léon Kengo wa Dondo, le ministre d’Etat en charge de l’Agriculture, Nzanga Mobutu, représentant personnel du Premier ministre empêché, les membres du gouvernement, les membres du Bureau du Sénat, y compris différentes autres personnalités du monde politique, diplomatique, de l’armée, etc.
D’entrée de jeu, le premier vice-président de l’Assemblée nationale Christophe Lutundula Apala, a fait remarquer une grands absence à cette cérémonie d’ouverture, celle de l’Honorable Vital Kamerhe, président de la chambre basse, laquelle est justifiée par la reprise des hostilités au Nord-Kivu entre les rebelles du CNDP de Laurent Nkunda et les Fardc. Et d’indiquer, à cet effet, que le Chef de l’Etat, qui a décidé de suivre personnellement cette situation sur le terrain, afin de ramener la paix dans cette partie du pays, s’est fait accompagner de l’Honorable . V. Kamerhe à Goma, chef-lieu de la province précitée.
Dans son discours d’ouverture, Christophe Lutumdula a situé cette rentrée parlementaire dans son contexte constitutionnel, en évoquant singulièrement l’article 115 de ce texte de loi, dont les dispositions sont reprises à l’article 55 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Ce rendez-vous, a-t-il dit, coïncide avec le deuxième anniversaire de la première législature de la IIIe République ouverte solennellement le 22 septembre 2006 pour l’Assemblée nationale.
Hommage aux disparus
L’orateur n’a pas passé sous silence les tristes événements qui ont eu lieu à l’Assemblée Nationale durant les vacances parlementaires. Ainsi qu’on le sait, la famille de cette chambre a été é prouvée successivement par le décès, en date du 19 août 2008 à Kampala, de l’Honorable Shindani Anyama Casimir, élu de la circonscription électorale d’Aru, dans la province Orientale, et celui des deux agents Denis Wathum Jacan Wadambe, conseiller principal au bureau d’études et Pascal Shindano, attaché à la division de presse et information, tous deux morts dans le crash de l’aéronef de la compagnie Air Serv International près de l’aéroport de Bukavu. A cet effet, le président a.i. a invité l’assistance à se lever et à garder une minute de silence en mémoire des disparus.
Session essentiellement budgétaire, mais...
Aux termes de l’article 126 alinéa 3 de la Constitution relatif au projet de loi de finances, notamment le budget, il se dégage, a-t-il noté, que la session de septembre est essentiellement budgétaire. A cet égard, il a souligné au grand étonnement de l’assistance, que le projet de budget pour l’exercice 2009, n’étant pas encore jusque hier déposé sur le Bureau de l’Assemblée Nationale conformément à cette disposition.
C’est ici le lieu d’appeler le gouvernement au respect de la Constitution qui dispose, au même article 126, alinéa 7, que si, 15 jours avant la fin de la session budgétaire, le gouvernement n’a pas déposé son projet de budget, il est réputé démissionnaire.
Evoquant le cas de son institution, qui a déjà déposé et défendu son propre budget 2009 à la Commission budgétaire du gouvernement, le Président intérimaire a dit que l’Assemblée nationale tient au strict respect de l’échéance constitutionnelle. Gare à la précipitation.
2009 : crédits substantiels?
Selon le même discours, les crédits substantiels devront être alloués à la défense nationale, à la sécurité du territoire, aux soldes des militaires et des policiers, ainsi qu’aux salaires des enseignants à tous les niveaux, des médecins, des fonctionnaires et autres agents de l’Etat.
Pour l’orateur, un tel objectif est réalisable, dans la mesure où, d’une part, le financement des infrastructures de base est largement pris en charge par la convention de collaboration avec les entreprises chinoises et, d’autre part, les hauts cadres politiques à tous les niveaux devront être appelés à serrer la ceinture et à faire preuve de plus de solidarité avec d’autres travailleurs de l’Etat.
(DN/Th/Yes)Le Palmarès
Last edited: 16/09/2008 17:21:18